La lettre it-kl-M ly^^ se change en ^J}\ l^^^ et vice
versa
D'antiques vertus étaient dans ce paysan^ et son fils, marchant sur ses traces, les a pratiquées ( <.:• \ pour O \ ) ;
Allons ! fais connaître à Eâtem et Abou-AH que Aouânah-ad-Dabbai a pris la fuite ( iA| i pour A-Ll ).
2° La lettre «Ja.Âj\ «J-^* s'ajoute ou se retranche :
O/i / quelle espèce de dattes qui s'attachent à la gorge et à la luette! ( >li.lll pour y-^Hi )
i^s so?î^ V exemple des hommes qui les connaissent; ils ont été fidèles autrefois et le sont encore aujourd'^hui (Ijj pour jLij).
3<* Dans les verbes t^îj et -îC- , le 1 et le i se transposent (a), ex. :
La tribu de Quoraizah a éprouvé des dommages, et un grand opprobre est tombé sur son territoire ( Kab-ben-Malek ) ;
Et tout ami qui me voit me dit que cet homme, à cause de toi, sera mort aujourd'hui ou le sera demain ( Kouthaïr Azzah ).
4° A la quatrième forme des verbes dérivés ^.x-Jl on conserve le 1 à l'aoriste, ex. :
Car il est digne d'être honoré ( {^^JT y pour ^ jX.. ) .
(a) Sib. 2® part, n» 383, p. 132.
n® 98 ] Append. Ch. VII. Des licences poétiques. 591
Des lettres de prolongation.
98. Les lettres de prolongation (S j \ bb retranchent ou s'ajoutent :
C'esi im jardin qui donne des fruits en été^ en hiver ^ au printemps et en automne ( si^.l 1 pour ^^-i-l 1 ) ; ( ia^ )
«w-ki 1 J »ft jJ 1 ;j-^r^ Ô^-* Chj^^ <~L*«,* ^li U* (iJul *.«-.li
Comme des mères privées de leurs enfants, et qui pleurent^ en agitant leurs mains^ les victimes du temps et des événements ( *^.la^ pour »^jJa^ ) [Akhtal].
J'ai volé avec mon sabre au milieu de chamelles, dont le sang coulant sur leurs jambes a rougi les pieds ( j.j VI pour (iJuVi );
i)ieM me préserve des scoîyio?îS qui lèvent en l'air les anneaux de leur queue ! ( ,j\^^JL*Jl pour ^^jl.*.\\ )
£ï moi, partout oii Vaffection me fait porter les yeux, partout où ils ont passé, je wl approche et je regarde (, jj.kJl pour ^j\ ) •
Allons ! ô longue nuit, allons ! laisse briller le jour; le jour pourtant n'est pas meilleur que toi ( ^Xif \ pour J.^ I ) [Imrou-1-Quaïss].
Remarque. La chose se rencontre spécialement dans les pluriels en j jlx-J et dans les verbes avec la finale en j ou is à la forme conditionnelle ou impérative :
Ce n'est pas ce que prétendent les hommes valeureux ( p.c.i^.â) I pour '0jj\ ) ;
*Se5 pèerfs écartent les cailloux au plus fort de la chaleur^ comme les changeurs, en comptant la monnaie, en écartent les pièces ( \.,juj\.^ pour kJjl-^") •
592 Append. Ch. VII. Des licences poétiques. [ n^ 98-99
Une vieille Abchamite se moque de moi, comme sî elle n'avait jamais vu avant moi de prisonnier de VYémen i (Sj l pour ^ 1 ) .
Des Toyelles.
99. 1° A la forme plurielle cJ\J>^~^ on substitue la forme oi^^x».*^ ex. :
»\j^j pour \»\jjij ) .
2° La forme ^^—s se change en ^ps-.j et la forme ^y>— 5^ en ^^ps— 5 ex. : *> ^^ > > A»^ -f /- V' «^ >>>•-- >>•» ^^«^ > >>^»^
Dans ce -peuple la virilité du jeune homme n'est pas dans l'âge, mais dans les coups de lance contre les forts ( jJLi 1 pour p.AA | ) •
Leurs œuvres leur survivent sur la terre'-, ainsi la pluie, quand elle a passé,
laisse des fleurs après elle ( lj*jl^ P^^^' t;*J^ ^ [ -^---^ ] •
S*' Les pronoms et les personnes des verbes terminés par * prennent un à leur finale :
( Ja^*oj ) ^^^4«j j^^-i» r^' ç^-^ ^\ ^ ^r^ -^-^ p-^"^^ u"^' Les hommes vont à leurs affaires, les uns avec joie et les autres avec tristesse C p^lS pour p4.Ls ).
4° Dans la conjugaison des , verbes terminés par un j ou un c5 , on fait reparaître la voyelle finale supprimée d'après les règles de permutation (392) :
Ma richesse m'a tenu lieu d'elle', du reste» pour moi, elle ne valait pas cinq drachmes ( (^jl-J pour c5 jL-j ) .
On fait aussi disparaître la voyelle, quand régulièrement elle devi'ait rester :
( Ji^.b) *-j) Vj ^L^ j^«l ù^ ^^ J^. 1 j^>^ 6^ ^^'^ ti-^^r- ^-?
La trihu de Amer ne m'a pas choisi pour chef à cause de ma parenté : Dieu
> •% m'a refusé d'être noble du côté démon père et de ma ?nère(j^-| pour
n° 99-100 ] Append. Cli, VII. Des licences poétiques. 593
Dans les verbes réguliers, il est rare que la voyelle de la conjugaison se supprime :
ffcijt ï 1^^ l^S^'A '^\J (Labid)
tT abandonnerai les lieux qui ne me plaisent pas; ou je boirai le calice de la mort ( J-U-»' j\ pour jJjUji jl ) .
5*^ Le — qui termine un mot se remplace par un ex. :
C J*i^ ) ^J-âi ^-^ ^iJ ^jij.-ÀJl J;9 ii-^-i- 1^, Ij j^--.i) ^^ii XL! j
Ce g-Mz a guéri mon âme et Va délivrée de son 7nal, c'est cette parole des cavatiers : Antar, en avant l ( >j,.j1 pour ^xs! )
6° Le I du pronom 3 rend parfois longue la syllabe, comme s'il était
un 1 , ex. :
2^on /rère, ifo/i /rère / car qui n'a pas de frère est comme celui qui court sans armes au combat.
Du signe e> J^Z • 100. 1*^ Ce signe se supprime :
J'ai un joli jardin tout en fleurs^ bien arrosé et dont le sol ne se dessèche pas ( v»A?cJ pour .ji.oc-T ) .
2^* Il se remplace par la forme primitive :
Doucement, toi qui me fais des reproches ! déjà tu as éprouvé que par
> ^ caractère je fais du bien même à ceux qui sont avares ( IjJLÂ^ pour
ij-U ) .
3** Il s'ajoute arbitrairement :
J'ai craint de voir après l'abondance la disette sévir cette année-ci, comme Vincendie dans les roseaux C ijjf-, U-ya^l et L.*3.9 pour l« J=- , Ç-»*i^l et
594 Append. Ch. VII. Des licences poétiques. [ n® 101-102
Du genre et du nombre.
101. Le masculin s'emploie pour le féminin et le féminin pour le masculin, ex. :
// t'arnvera^ lorsque tu viendras nous voir pour te mettre sous notre pro~ tection, de trouver du bois sec et du feu allumé ( l.'>e.sl iT pour c-.-'scp- l* )î
( Ja^-0 ) cj^I »Aft U J1-.I ^^-j JU« 4..:l..L* (^jAI ^riji U"! li 0 cavalier à la lente monture, demande aux Banou-Asad quelle est cette voix ( o^^l\ «aa pour oj-vfll) iJa) ;
Je ne demande pas à mes voisines, si leurs maris sont absents ou présents ( wJlJlo.j pour Cj^^-c^j ) .
Du signe cf^yÀ •
102. 1° Les noms de la deuxième déclinaison prennent un ûi^U et passent à la première déclinaison :
('^•15^) >î. Ijl L>0^ W- -^--"^ ^^IJ (>^ilyl^l <^-?iij1 ùl Certes, la calamité est plus grande dans les vergers verdoyants, qu'elle ne Vest dans les vergers desséchés ( \j>.a l^j pour ^i>,^jJ ) .
2° Les noms propres qui ont un Ot^-" ^^ perdent aussi quelquefois et suivent la deuxième déclinaison :
(Jj^L) p-ilAj ^.-J;. J.-& L^jU^l J-9y>i L.\ . . . (Aghâni).
Ces? Naoufal qui est so?i père ou bien Abd-Chams ou Eâchem ( ^^ JL-t pour (.j— ♦-i J1.-6. ) .
3^ Les noms de la première déclinaison perdent souvent le 0>,^ avant le signe J^j , ex. :
Am Aéro5 de son siècle, à votre neveu, à l'homme courageux à qui, après Dieu, appartient tout le mérite de V entreprise ( ç-Ui-i pour ç-l-st-i ) .
4** Les noms propres de la seconde déclinaison suivent la première :
no 102-103 J Append. Ch. VII. Des licences poétiques. 595
ôuukc. (i jir J^.9 ;^ij
•' ^ iS '' "
Çwe c?e mo?'^5 étaient à Ghathâfân ( tjLLkc. pour ijli-kc. ) ;
(J)^) l&J^M J^ (^ »^ — ij '^ilJL:. iJ^U-. ^-1 o* J-*-^* 'A\^ Fais parvenir à Mouhalhal^ de la part de Bakr, cette lettre, pour lui faire savoir, qu'il s*est bercé dans de fausses espérances ( J^U* P<^^i' >tt.U« ) •
Suppression des consonnes.