‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitivesChapitre 131 sur 148 · On compte trois genres principaux de pièce · texte numérisé non relu

On compte trois genres principaux de pièce

1° Le JL.*—!.") qui consiste à diviser un vers en trois parties et à leur

donner une rime différente de la rime finale :

Sois sincère avec l'ami, fuis l'avare, répands des bienfaits, et fais des dons continuels ( Hariri, p. 142 ).

2° Le 7^;ij-til . Dans ce genre on commence par deux vers dont les hémistiches sont égaux. Les deux premiers hémistiches de chaque vers riment entre eux, ainsi que les deux derniers. Suit une espèce de refrain composé de cinq vers; dans les trois premiers vers chaque hémistiche du commencement rime avec le suivant et il en est de même pour l'hémistiche final, enfin les deux derniers vers ressemblent pour la rime et pour la mesure aux deux premiers vers de la pièce.

Le mètre à employer dans ce genre de composition est laissé au choix du poète, ex. :

(wÂ-û^) i.r^l ^iSjj^=^ v-j\ r-ij UJâli iSJy tâ-^1 liO JL5 T-U

n» 96 ] Append. Ch. VI. Mètr. mod. Genr. de pièce. 589

( JO ) Ù^:acJi Cjji «O^* "^J^ JO Cn» <-^ ji>*J) ^-^•*-

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Amë, Za -plus belle journée est venue ; une boisson d^un rouge foncé, suave comme Vambroisie, étanche la soif; la douceur du miel abonde dans les jardins, qtii avoisinent les demeures, pour dissiper les chagrins et guérir les âmes.

Refrain

Belle est la source, qui jaillit, quand elle est pure, et quand son onde nous représente de V argent en fusion ; elle distrait le cœur de ses ennuis, et V éclat de sa transparence réjouit les yeux de tous ; elle répand les perles avec profusion et abondance, et elle fait goûter au passant la plus douce des journées; l'eau qu'elle répand est douce^ et par sa fraîcheur elle remplace pour les convives le vin des coupes. Elle donne la fécondité aux branches des arbres qui fleurissent et ressemblent aux convives d'une noce.

3® Le rythme *j^iJLIl . Ce rythme consiste à employer une double rime avec un sens complet au milieu de deux vers, comme cet exemple tiré de Hariri (p. 264 ) nous le fera comprendre :

0 toi, qui recherches le misérable monde, sache qu'il n'est qu'un piège pour ta perte, un tombeau plein de tristesse, une habitation qui peut te sourire aujourd'hui et qui demain te fera pleurer ; loin de toi une pareille demeure !

Les deux mots {S^J\ et IJlc. riment entre eux, et, en retranchant les mots qui les suivent, on a un genre dérivé du vers primitif J*fi avec un sens complet.

Append. Ch. VII. Des licences poétiques.

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