P Le verbe ^^Ij a le sens P de Jic il a su, et c'est
fréquent; ^^t ^ jo \ ^O)' C-^b f^^ ^^ ^^^ ^^^^ ^^^ /^^^^ grand que toute chose ; 2^ de ♦ y, il a pensé, et c'est rare : 'juio Jai-I (^ji y^ cro25 le danger éloigné.
2^ Le verbe JU. s'imaginer a le sens de «jt et rarement de Ac savoir.
3^ Le verbe Jlc signifie «li e/z'e certain et rarement
^.fr ^ ■-• • ^ ^
4^ Les verbes ^)i et a^j ont l'acception de Jic, ex. :
Mïlc 4^-Uj y^ /'«^ trouvé intelligent; l f^y ^'^-^^^ vII^aH /az trouvé que les jardins étaient en fleur,
5° /)t v^^^^ ^i^^ «penser».
6° ..^.^ signifie d'ordinaire ^ et quelquefois ^-ÏJl être certain : t i^fJU-) c^u^i /«52 cr?/ ton frère généreux; ^^^ ULj Sjfe jU 3^lj ^3l /«e été certain que la piété et la bonté sont le négoce le plus fructueux.
7^ "/'j a la signification de «prétendre».
(a) Ichmouni, 2® part., p. 18.
292 Quatr. part. Ch. XXIII. Rég. des verbes de cœur, [n» 853-854
8*^ t^ équivaut à -t, ex. : îi^ Ul jj/'U ^^ C^^ j^ regardais AboU'Amr comme un homme fidèle.
9° (ij^ veut dire J^>
10^ J«(>. signifie j^iTpl croire: lk\ ijvUQJI ùyujll J»:^ les païens ont cru les démons des dieux.
11^ ^^A signifie -p pense, Ssuil crois:
C<ri; Iv' L$y ^r^ # (' à'jr;^ 'cJ^ J'ai dit : Reçois-moi sous ta protection, 6 Ahou-Khaled; sinon,
regarde-moi comme un homme perdu.
12® Xz signifie *^\l\sache, ex. : UjOp '^pyiJI^^^Sl îTlt.'Ji sache que ce qui guérit la plaie d'une injure, c'est de pardonner à son ennemi.
13® Le verbe ^^Ij, à la quatrième forme passive j^jl, a aussi le sens de vt penser, ex. : UL:^ Uj ^)jl /«e pensé que Zâjzc? 5'e?2 î;a [a).
Tous ces verbes, excepté ^^i et JU, sont employés à tous les temps, ainsi qu'au participe et au nom d'action : ^jlk» Ijl iïlî la>*j je pense que Zaïd est debout ; oy/\ ôy^^ ^x ^^f C^a) J y^ai /?«55(? auprès d'un homme, dont on croyait le père malade; 1 cb ilUi dut ^:^1 /«e e7e étonne de ce que tu croyais ton frère poète.
Emploi nécessaire de l'accusatif.
854. Les verbes de cœur se construisent avec leur régime à l'accusatif :
(a) Zamakhchari, p. 117.
n** 854-855 J Quatr. part. Ch. XXIII. Rég. des verbes de cœur, 293
P Quand ils sont au commencement de la proposition, ex. : Uik:,* ill» I '^\ je crois que ton père part; du« IjC 1-b 3 cJJc Sa
j'ai su que Zaïd est meilleur que toi; Ul J^^ c^^ t^'**' /C^^J
U» .5 v«ja) -j^ ^^1 ^w a^ prétendu que je suis un vieillard; je
ne /e suis point : il n'y a de vieillard que celui qui se traîne
à pas lents; l^a» ^ 44)1 -Cp c^ j\ j'ai cru Abdallah malade; JUl
ilU.^ fJlS j'imagine que celui-ci est ton frère {a); fJU.1 vt li^l
L^ dil w'î ^^/^ cro25 ^we ton frère t'aime.
2° Quand ils sont accompagnés d'une négation au milieu ou à la fin de la phrase : .,tl J. Ui>y fjt^ j^ n'ai pas pensé que ton frère fût malade (ô).
3^ Lorsque le verbe de cœur est à la fin de la proposition et qu'il est suivi de son nom d'action, il est nécessaire de se servir de l'accusatif : lît zJ^ le f'fJL 1 ton père est généreux, je leur ois bien (c).
Emploi nécessaire du nominatif.
855. P La construction avec le nominatif est obligatoire, quand ces verbes de cœur sont suivis de 1 disjonctif, de S^ de multiplicité, de x^, de ♦^, de "J^l, des négations V, L« et Ol -> de J affirmatif, d'une particule interrogative avec un sens positif (506, 14^) ou d'un pronom expositif (806) : cJS^ -x> J^ j r^ f ^ -Upl JQ sais si c'est Abdallah qui est là ou bien Zaïd;
(a) Sib. l^e part, n» 31, p. 49. (b) AI-Khidari, l'e part., p. 233.
(c) Al-Khidari, l^o part., p. 233.
294 Quatr. part. Ch. XXUI. Rég. des verbes de cœur. [ n*^ 855
Jbj ^ j) 1 tjb-j aî nous avons su de qui Zaïd est le père; -l>. ' (^- ^ C^ J^ -'^^ j'^^ ^^ lequel parmi eux est ton père; CL^^ ^y dl^l '^/ifcLi SU que ta mère est malade; h\^\ dij ^\ ilÊi ^^ /e cro25, ^55 frères sont riches; ^f=»\ OvUj' t^^ Jûj nous savons lequel des deux hommes est le plus généreux; j^c
•^j^ f' u^ j' -^^ (J^ -^'^^ ^^ ^^ ^'^^^ -^â:?:^/ ^we est malade ou ^mr; dL^ ^^40)1 alJ C**-lc -^ j'ai su qu'Abdallah est meilleur que toi {a); Jl^>. ^V^a U j^c jSI ye /e 5^2*5 bien, ce ne sont pas des ignorants; fL:^lVj jU I ci ilji ^ V cJAt> j^ l^ 5«ù, nz ?o?î père y ni ton frère ne sont à la maison; Ji cX^ ^^j)j je Tai pensé, Zaïd n'est pas généreux [b); j^ cJj^ i^l je sais quand sera le départ; il i^ m. y ^\ ^t"^ ^::,^lc
je sais le matin de quel jour tu partiras; j,^\ -y* /P C^c - >î- . . . . ,-^ ' r^ ôJ\Li je le sais, combien n'y a-t-il pas de mercenaires fainéants; JaX>. A Lj V c.j^*-^ j'cii pensé qu'aucun homme
n'était présent.
2^ Elle est encore obligatoire quand, le verbe de cœur n'étant pas initial, la proposition commence par un J affirmatif : «jbl "^ i)j> V certes y ton père est en vie, je pense [c].
Exceptions. P Quand le régime direct suit le yerbe de cœur, il est préférable de le laisser à l'accusatif avec l'attribut au nominatif: juj Vj ^V i!U l'^ap nous avons réputé ton père ni riche ni pauvre; jA /^^ j» • >ul jC^c^j^ oî j'ai
(a) Sib. Ire part, n» 46, p. 99. (b) Ichmouni, 2« part., p. 25.
(c) As-Sabbâu, 2® part., p. 24.
n0855-857] Quatr. part. Ch. XXIII. llég. des verbes de cœur. 295
SU de qui Abdallah est le père [a); fjj\t j> \ ç\ ^<t fjj) \ \ \ j^ z^J^ j'ai su si Amr est ton père ou le père d'un autre.
2° Les verbes de cœur peuvent aussi avoir pour régime un pronom affixe, tout en laissant l'attribut au nominatif, ex. : .fi> \^ j> \ iL\s> Si j'ai su de qui il est le père.
Remarques. P Les Koufites permettent l'emploi du nominatif, même quand le verbe est au commencement de la proposition (6).
2'^ Ce genre de construction se nomme chez les Arabes ^3-X«u suspension (c).
Emploi libre du uorainatif ou de l'accusatif.
856. La construction avec le nominatif ou avec Taccusatif est libre, quand le verbe de cœur est placé entre le régime et Tattribut ou une préposition et son régime, ou un nom de temps ou de lieu: L^<êIS ^^ J^^ xs^ ou ^^^IS jti à\ Xs> Abdallah s'en va y je crois ; O^l Ô*J^ Ol ou oi ' ôyS^ \^)
la mort vient, vous le savez; fj^^l ou fJUl jU|^ ii* celui-ci
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est, f imagine, ton frère; fjl) \ ou i!j5j(^jijiJI(3 Jfi pejise que
ton père est à la maison; fil, 1 ou fjjj 1 ^\ (ijê ton père est
ici y je pense.
Remarque. Ce mode de construction avec le nominatif se nomme en arabe "îUJl privation d'influence (d).
Emploi préférable du nominatif.