CHAPITRE XXXIII
DE LA PROPOSITION EXPLICATIVE (i).
Proposition explicative ordinaire.
965. Une proposition explicative peut suivre une proposition principale.
Cette proposition peut être :
P Un verbe au présent : dl^i il^^ ^U ton frère est venu en riant; 4j°l\T ùu L-'liî Slo juVI ^05 /VmzV 5'e5^ avancé avec c?e5 chevaux de parade conduits devant lui.
(a) Sib. ire part, n» 97, p. 169. (b) Ichmouni, 2« part., p. 182.
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Remarques. 1° Ce verbe ne peut être précédé de la conjonction j ni avoir le sens du futur : en conséquence, il ne doit pas être accompagné des particules ^^ ^ Cij^ et ^1 .
2*^ Cette proposition ne doit point être conditionnelle; J1.-4 ^\ x* } A»
Ja-a» Zaîd est venu; si on lui demande^ il donnera est incoi'rect (a).
3° Elle ne doit pas être admirative ; on ne dit pas <J....a \ U Ju^j c^jj* j'ai passé auprès de Zaïd, qu'il est bien ! (b)
2® Un verbe au présent exprimant une antithèse, après un autre verbe au présent ; la conjonction 1} doit alors relier né-
cessairement les deux verbes : « S- ' ^^ c^-^ iJ^\ ^U mon
frère vint en souriant, tandis que tout le monde était sombre; jo'j ^^i d\^^ o^y\ Cjjj^ fcti passé auprès d^une femme qui riait, tandis que Zaîd pleurait ; j^j dA— ^i Slyl» Ojj# ^C*^ fcii passé auprès d'une femme qui pleurait, pendant que Zaïd riait; x.fi> jua:j f^A> Joj Zaïd se lève, tandis que Hind s'assied; çyj» a;<fc a*lT Jb 3 Mnrf s'assied, pendant que Zaïd se lève (c).
3^ Une proposition corroborative : V ou 4^ dbV ^^'^l ^-Â/b 4-» di^i c'est la vérité sans nul doute. Le conjonction j ne saurait la précéder {d).
4° Un verbe au passé suivi de la particule ji et d^un autre verbe au passé, ex. : ,tS^^ J^ w<*^ i> *^. y^^V certes, je le frapperai, qu'il parte ou qu'il reste.
Cette propostion ne doit pas être reliée à la première par la conjonction j .
(a) As-Sabbân, 2» part., p. 183. (b) As-Sabbân, 2» part., p. 183.
(c) Ichmouni, 3® part., p. 90 (d) As-Sabbân, 2» part., p. 184.
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5® Un verbe au présent avec la négation V ou U , sans la
conjonction j, ex. : JixIl Vji^l -.^ ii^j^=?3 r. J>- Zacharie
sortit du temple sans parler; l^^UUl* d'où vient que
nous ne partons pas ?
Remarque. Des grammairiens permettent l'emploi de la conjonction j avant l'adverbe U .
6® Un verbe précédé des négations i et Ll avec la conjonction j, ex. : <H Zj^Jo tLô ij ilj» ^ r: j>- ton père est parti sayis déserrer les dents : ^^^ Q j ^.^1 sJsii^ il a cueilli les dattes avant qu'elles ne fussent mûres [a).
Remarque. La conjonction j se supprime quelquefois.
7® Un verbe au présent ou au passé, précédé de ai avec la conjonction j, ex. : ^V^^i i \ ùjJi -^5j iJlj-AcLl V /%xJi> U pourquoi ne l'aidez-vous pas, puisque vous savez qu'il est votre frère ? oj^ 1 ^\i j^ j oj j ^U Zaïd est venu, lorsque son père s'était déjà levé.
Remarque. La conjonction j se sous-entend quelquefois : jj J^3 *V .^ \ '•Ci . La particule ji se sous-entend plus rarement : '^ l» j Ju j <(». »jj \ ; enfin, mais très rarement, on sous-entend l'une et l'autre particule :
ùjt] a13 Ju J »l» .
8° Un verbe au passé, précédé de U avec la conjonction j, ex. : , Itl ,:>iL? Uj fjj^l i\t>. ton frère est venu, avant que le soleil ne se levât (b).
9® Une proposition qui commence par un pronom séparé, précédé de la conjonction j, ex. : ^jiujl x} ^t^3 ^j^ï ^^ ^^^
(a) As-Sabbân, 2« part., p. 184. (b) As-Sabbân, 2® pan., p. 185.
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parti le cœur content ; dlla») JUi Ol **J ily ^ ^i>- ^^^^ »ère 65^ venu ; si tu lui fais une demande, il y accédera; kj> 1 cSa jUI jU^ -i^j notre père est mort , quand nous étions encore enfants.
Remarques. 1° Après !♦,*- V surtout on peut employer une phrase explicative commençant par un pronom séparé et précédé de la conjonction j ex. : fL^\jlik ^Aj L-.-*- V j (jL.j V 1 <u\ w.*^ Dèew aime Vhomme surtout humble.
2° La suppression de la conjonction se rencontre dans ce genre de proposition : j?l9 ^ ^-oiil x-p ^^<=> /«*' frappé Abdallah, quand il était débout; <iXx» J^à^ ja Ju j \ja celui-ci est Zaïd, qui vaut mieux que toi (a).
10° Un verbe au passé avec ou sans la conjonction ^, quand le verbe de la proposition principale est au passé : çlxkS 4I 05^"^ il s^ avança en se prosternant devant lui; Jil^l j^" il resta longtemps prosterné; 'L^\ Lp il a bien chanté; on pourrait dire : j^^ ç^^sLj, Jitij J^i-", jl.^^ ^l^
IP Une proposition nominale ; celle-ci peut suivre absolument ou se relier, si Ton veut, à la première par la conjonction j , pourvu qu'elle s'y rattache par une relation, ou par un pronom affixe : 4«ilU ^J^\h iiji ^ ^W ^^^ P^^^ ^^^ venu au lever du soleil; J,^ J,[ ©y 'CJû j& lui ai parlé ma bouche collée contre la sienne [b) ; ^tij^ /><»^j^-^i' ;^-) ^' p l'ai vendu avec un gain d'une pièce d'argent par pièce d'argent [c); ôoT ci JS JuUlil ^C- le disciple est venu une plume à la main.
(a) Sib. ire part, u» 220, p. 349. (b) Sib. ire part, n» 92, p. 16^.
(c) Sib. ire part, n» 92, p. 167.
no 965-966 J Quatr. part. Ch. XXXIII. De la propos, explicat. 407
12^ Une proposition qui commence par ôIj, ^^. • cilj4"-b'
<) t*lj y^ suis allé le trouver en me confiant en lui.
Remarque. Quand un verbe indiquant une action subséquente suit le premier verbe, la proposition nominale explicative peut précéder le second verbe : '^^^S Â.*.IU> ^^-•JL)\J -^^J "^V ton père est venu, et au lever du soleil il est parti.
Proposition explicative après un pronom relatif initial {a).
966. 1^ On peut, avec la conjonction 3, placer une proposition explicative après une proposition principale, commençant par un pronom relatif initial, en rejetant le sujet de celle-ci après la proposition explicative : jijjJ' j«a3 >»Ij ^^all celui gui s'est levé, pendant qu'Amr s'asseyait, c'est Zaïd ; oljjji Jb3,^^ia«*j jvL (^ali ce qui vole, en mettant Zaïd en colère, c'est la mouche; fjl ,^1 -Ao ^..aiLi J^J^ c)\ji^\ ceux ^t/2 56 lèvent, pendant que Zaïd est furieux, ce sont tes deux frères.
Remarque. On peut dire aussi Ajjjft »«..^iijL-.d Jl^^l ^^.ii (iJ-H (6).
2^ Si la proposition explicative est unie par la conjonctionj, elle doit renfermer un pronom affixe se rapportant au sujet de la proposition principale ; Joj j^ o-x^ a«îj rl*(iân celui qui s'est levé et chez lequel Amr s'est assis, c'est Zaïd ;
(a) Ichmouni, 4« part., p. 48 et 50. (b) Ichmouni, 3® part., p. 90.
408 Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. [ n» 967-968