P Les termes conditionnels sont dix-sept, à savoir
C^ , C j^ , {a\ (pour L 0[ 514, 4^) , 1^,1 et U oC 1 {h).
(a) Sib. pe part, n» 245, p. 384. (b) Al-Khidari, 2» part., p. 187.
n» 068-969 ] Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. 409
Remarques. 1" Avec ^i.^»^ et C-JS^on emploie l'indicatif (a) : o^H vi^ 0^:Bm»\ je serai là où tu scrar, ^-.^^=.1 ^^.-.JjLJ [^.\S je t' honorerai chaque fois que tu m'honoreras. Les Koufites permettent d'employer le conditionnel avec v-ju-S , ex. : »ji^ \ «..l.^iJ <-aS je ferai comme tu feras (6).
2** On trouve en prose Ji» avec l'indicatif et ij\ avec le conditionnel; c'est rare.
3** En poésie on trouve ISi et U 1J>\ employés dans une proposition conditionnelle (c) :
5'zZ f arrive quelque mésaventure^ sois patient : car ^owi ce qui est sombre s'é~ claircït.
4° Des grammairiens ajoutent aux termes conditionnels les mots (iJjl , yJt^jT , \^kS ^ si.-»- j^ , l«-* pour L ^» quiconque et U ^y \ .
2^ Un ordre, une défense, une interrogation, un souhait, une invitation, dans le premier membre d'une proposition conditionnelle, tiennent lieu de terme conditionnel, par exemple : ^x) -^ l^jjl \jj^^ \jj<y\ \jL>ù IjiLl demandez^ vous recevrez;
cherchez, vous trouverez; frappez et il vous sera ouvert.
Du verbe dans une proposition conditionnelle.
969. P Dans une proposition conditionnelle le premier membre doit être une proposition verbale, et le second, une proposition soit verbale, soit nominale [d],
2^ Si un verbe est accompagné d'un verbe auxiliaire, c'est sur celui-ci seulement que retombe l'action des termes conditionnels : >^j:S\ jTl jU>- Ol ^^ ^^ viens, je serai à écrire ;
(a) Sib. ire part, n» 245, p. 384. (b) Al-Khidari, 2® part., p. 186. (c) Sib. ire part, n» 245, p. 385. (d) Sib Ir» part, n» 245, p. 386.
410 Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. [ n» 969
•■? > il
Ci») /%i«îî w-ila> u^ jj^ si quelqu'un recherche la science, nous renseignerons,
3^ Le sujet et le régime ne peuvent précéder dans le premier membre le verbe ou le terme conditionnel ; on ne dit pas :
v^^pl 1 ./■ c-j^^ ôl -^^ Zaïd frappe Amr, je me fâcherai.
Cependant, un nom transposé peut précéder l'un et l'autre membre de la proposition : 4> -*^1 0)3 4) -la) ûl ^ Z' ou ' y^ ù^ ^^ J^\ 0) 3 i' rô* Enfin le sujet ou le régime du second membre de la proposition conditionnelle peut se placer avant le premier membre : 4sj-,*^l L/- -^)3 c-j Ja; ûit^; ^^^^^ /c^-^ ^ ùl ^jv^ c'e5^ du bien que tu gagneras, si tu viens me trouver [a).
On peut aussi mettre avant le terme conditionnel une préposition indépendante avec son régime : J:JC*\ ^t ôl i)-^p 52 tu le veux, je demeurerai chez toi.
Remarques. 1^ Des grammairiens permettent déplacer le régime du premier membre avant le terme conditionnel : <• p li vL-jî! (jnJu3 si tu rencontres Zaïd, honore-le (6).
2° C'est par licence poétique que le terme conditionnel se rencontre
suivi d'une proposition nominale : AjJ« iJiJ\.^ j.» ô^ ^t xl g'woz qu'il te
demande, il t'en reste davantage (c).
3<^ En poésie, j\ peut être suivi de ^\ et du conditionnel : jjl ^1 ^ jj \ • ^ * * > > >
^UlT l l:J Ij te souviens tu que, si tu venais nous voir, nous allions te voir 1
mais en prose, le premier verbe doit être au passé : ^jl il ^ Jj i
(a) As-Sabbân, 4® part., p. 12. (b) As-Sabbân, 4o part., p. 13.
(c) As-Sabbân, 4® part., p. 13. (d) Sib. l^e part, n» 250, p. 395.
n» 969 I Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. 411
3^ Il y a cinq cas à observer dans une proposition conditionnelle par rapport au verbe : 1° le cas où les deux verbes sont au passé ; 2^ celui où tous deux sont à Taoriste ; 3*^ celui où le premier est au passé et le second à l'aoriste ; 4^ celui où le premier est à l'aoriste et le second, au passé ; 5® celui enfin où le second membre est précédé de la conjonction
Premier cas. Quand les deux verbes sont au passé, la proposition n'éprouve aucun changement- : o^Vj^^^^ii ^ a» j Ou ôl si Zaid meurt, ses enfants seront ruinés [b).
Deuxième cas. Si les deux verbes sont à l'aoriste, ils se mettent tous deux au conditionnel : diji kjt 'ôl si tu viens me trouver, firai te trouver.
Remarques. P En poésie, on rencontre le second verbe à l'indicatif : f-j^ ^y>^\ f^j--^ ùl, ^^ ^^^ frère est terrassé, tu le seras aussi (c).
2° Certains grammairiens permettent l'indicatif dans le second membre, lorsque le verbe du premier est à une personne qui ne perd pas sa finale au conditionnel : *s-^ 3>1 tL— i.h IjJiii 1 ûn^Ju ô\ si vous partez, ô femmes, je partirai.
Troisième cas. Quand le premier verbe est au passé et le
second, à l'aoriste, celui-ci peut rester à l'indicatif, bien qu'il
soit préférable de le mettre au conditionnel : ^^i fljjM ^U ôl
ou mieux i}j>-\ /^i si ton père vient, ton frère se lèvera;
J» \ ou ^y \ Ji^ i ôi si tu ne te lèves pas, je me lèverai [d) ;
(a) Ibn-Aquîl, 2® part., p. 190. (b) Ibo-Aquîl, 2® part., p. 189.
(c) Sib. l'o part, ro 245, p. 388. (d) Sib. V^ part., n» 245, p. 388.
412 Quatr. part. Ch. XXXI V. De la propos, condit. [ n^ 969
°-^ wLT^ ôo //• ce/i/2 qui a du zèle prospérera.
Remarque. Le second membre d'une proposition conditionnelle peut commencer par J affirmatif, suivi d'un verbe au futur affirmatif, quand le premier verbe est au passé : »-U-*J;V ^S L" ï ôi.J ^-"^VJ V J.-xîi ô^ 5è ^M viens me trouver., certes, je t'honorerai ; sinon, je te chagrinerai {a). On ne dit pas wJLl«^^=ss»V J-" Ij ù^ ♦
Quatrième cas. Quand le premier verbe est à l'aoriste, et le second, au passé, le premier se met au conditionnel : jl) -j^ f?\ «uil celui qui a confiance en Dieu prospère [b). Cette construction est peu employée.
Cinquième cas. Quand le second membre d'une proposition conditionnelle commence par la conjonction J^ , le verbe, s^il s'y rencontre, ne prend jamais la forme conditionnelle • «U- J;!^ i J:?! Ui -^*j ^i Zaïd vient, je ne le frapperai pas (c) ; 1^,. IJLa t Ij /SCJ ye 5er•â5^ partout où tu seras.
Remarque. La construction du premier membre avec le conditionnel,
^--^ ^ » j, " . •>• n'influence en rien celle du second membre : ^tX^ï jjXiJl J 1 i>.-..fl&.r (j\
^».Vl SI tu fais du bien au pauvre, tu auras ta récompense.
Emploi de la conjonction ^*
Par rapport à l'emploi de cette conjonction, nous allons dire : 1® quand il est nécessaire, 2^ quand il est facultatif, et 3° quand il est prohibé.
(a) Sib. ire p^rt. n© 245, p. 387. (b) Ibn-Aquîl, 2« part., p. 189.
(c) Ibn-Aquîl, 2® part., p. 191.
n«» 970 ] Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. 413
Emploi nécessaire.
970. La conjonction ^ relie nécessairement les deux membres d'une proposition conditionnelle [a) :
1^ Quand le second membre est une phrase nominale : ^[ jA^ Ji i!j» \ ^^^SCj si ton père parle, il sera véridique ; *^^j i> -^1 t^ j1jÀ>. si Zaïd vient, moi, je le frapperai.
Remarque. Le retranchement du 'ij est une licence poétique : Jj».ir ^*
Ifc^S. i> t^\ ^l:.«..i \ Dieu récompensera les bonnes œuvres que l'on
fait (6).
2*^ Quand le second membre commence par un terme inter-
rogatif, par Tune des particules ^iJ, ou par les adverbes
\}.\ , liir, ^j , o- ' ^^-^ , V , J , L et jiî, ex. : j^^ll ^^f\ i>\
^^.^ dxi*J\ Sai si tu m'honores aujourd'hui, hier je t'avais
honoré ; i^l ♦ Ij ou i y^l *^i ou i^ j^'j «U. Oi ^^* '^^i^ vient,
je ne le frapperai point ; f^\j' J^ J^j j ^15 ûl ^* Z«2C? se
lève, Amr, certes, se lèvera aussi ; ^ji^Ccls IS Uli ûl ^*^^ <^
dit cela, il n'a fait que mentir ; ^jju,^ ou ^^^ dliS U5 ùl
s' il le fait , il s' en repentira; ^iU. liliC* SJo^Ij 4-^j JU *j^
U^ jl ^celui qui viole un commandement, c'est comme s* il les
violait tous ; SJ^ (5 JH IS ^i ij5Cilr ul si vous vous damnez,
5'^^^ viendra vous sauver? ^jj^ V sII^J ij 1 fjj> 1 ûo ôl ^^ c'était
ton père, est-ce que tu ne V aiderais pas ? Cj jo j ^^ ûi
i.«JCj -^sC/t oui^Jd) «ji ou iijdj 5e c'e^^ Z«i*c?^ l'honoreras-
tu, ou ç'Mz l'honorera, ou lequel de vous r honorera ?
(a) Ibn-Aquîl, 2« part., p. 190. (b) Sib. l»"» part, n*» 245, p. 387.
414 Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. [ n» 970
Remarque On rencontre l'emploi de ,i avant jjl pour ji ex. : jjls jjl ^<îil CLlft ^JâJ <; \y o^ jJî lOwiil j jlc ^-xaii s'ïl patiente dam les adversités^ grande sera sa récompense auprès de Dieu (a).
3^ Quand il commence par un verbe défectif, comme \j ,
^^p, etc., ou par une locution verbale : V dX 1^^ ^,^X ù[
^ ^y si tu pars, peut-être Jie reviendras-tu pas ; Llu JU-b 0^ G- ^ - -^ *
Uj. ^Jlj 5i /w f enfuis, tu nés pas un homme ; di)li^ ûl
jv^ll) dCLj !t>L)l -^ -^^t 5^27 f arrive quelque malheur, tu
dois patienter [b).
4P Lorsque son verbe a la forme impérative, prohibitive,
^- ^ - * > i .> imprécative ou déprécative (c) : i^^i^ '«^^l? ^^1 ^^ c-^ Ol
.^->.- -* ..A ^ ... "^ . ' 52 ^w aimes Dieu, écoute sa parole; 'fJ^Li* di)y 1 vi^-« ÎT^ ûl
il} j dlllp si tu honores ton père et ta mère, que Dieu te bé-
nisse ! l^„;ak2 M> J^l di,âi> i ûl ^^ quelqu'un te hait, ne le
hais pas,
5° Lorsque le second verbe a la forme et le sens du passé :
C^)â5Cj \> JJI5 dfe^U- cJlS^Oi ^2 ^^ voisine a dit cela, elle
en a unenti (d).
Remarques. 1** Dans une proposition nominale, affirmative et sans aucune des particules ^i^ (e) , |jl voici peut remplacer ij\ . par exemple : ô^ix-scJ j^.j 1 |S\ ^-wi pX-.;.U ^2;-^ ô[ oUj^^l 1 j[s2 wn malheur vous arrive, voilà que vous blasphémez (/"). Cette construction n'est permise qu'après ô\ et que rarement après \ jl placés dans le premier membre (g).
(a) As-Sabbân, 4® part., p. 17. (b) Al-lvhidari, 2« part., p. 191.
(c) Icbmouni, 4® part., p. 17. (d) Al-Khidari, 2^ part., p. 192.
(e) Ichmouai, 4« part., p. 19. (f ) Sib. l^e part. n«> 245, p. 386. (g) Al-Khidari, 2^ part., p. 192.
09 970-971 ] Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. 415
2*^ On trouve, par exception, une proposition nominale sans 'Ls dans le second membre d'une phrase conditionnelle : ÔJw^-i-^-' S^'> \ ^^i>J.*~li^.■^ ô\ si vous les croyez, vous serez trompés (a). On rencontre aussi la suppression du o avant ^^ , ex. : U^U j yii.-- ^H .iii-ô J J» V ^^• celui qui toujours se laisse guider par l'erreur, s'en repentira [b).
3" Avec un verbe à Faoriste, précédé de la négation V. l'emploi du ^i est nécessaire, quand le verbe a le sens du futur; mais il est interdit, quand il indique une simple négation : l^j»..L:-^3 V dl.UJ] ^y^^ ljJ^-*.T ii\ U<Lua9.\ SI vous comptez les étoiles du firmament, vous ne pouvez en supputer le nombre.
Emploi facultatif de la conjonction i 5 •
971. P Quand le verbe du second membre est au commencement avec la forme de l'aoriste, on est libre de le faire précéder de la conjonction ^ . Si Ton n'emploie pas la conjonction, il reste quand même à l'indicatif, en sous-entendant un pronom séparé ou un pronom expositif avec ^^[, par exemple : st\Ajs=fi\3 ou d\,A ^=>\ ^Tt ûl si tu viens me trouver, je t'honorerai, CàXA>j=^\ pour il^^^=pî tl>); i!j>'î ' a^ ui i)j>-l >B^Ii ou ^Jû si ton père se lève, ton frère se lèvera, ( *y, pour plTip (c).
2^ L'emploi de la conjonction ^ est libre avant la négation i, ex. : J»\ Ji ou J^l l ^^ï Ol ^^ ^^ ^^ lèves, je ne me lèverai pas.
3^ Quand le second verbe est au passé avec le sens du
(a) As-Sabbân, 4® part., p. 16. (b) Ichmouni, 4« part., p. 17.
(c) Sib. ire part, n» 245, p. 389.
416 Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. [ n» 971-973
futur et la signification d'une promesse ou d'une menace, l'emploi du J» est encore libre : ^\ il*!* i^ï ^<SJa \^ Dieu
maudira celui qui frappe sa mère [a).
4^ On est libre d'employer [j lorsque I3I remplace ol , ex. : ^x^ ou ^x3 ^ ^b 1S[ si tu te déclares mon ennemi, tu t^en repentiras.
Emploi prohibé.
972. Quand le second verbe est au passé, sans addition de Si ou de U négatif, avec le sens du futur, et sans qu'on se propose une promesse ou une menace, le J^ est prohibé :
Û^>-\ rG fjj> i plî o[ ^i i^^ P^'"'^ ^^ lève, ton frère se lèvera [b).
Proposition conditionnelle avec un serment [c).
Dans une proposition conditionnelle avec un serment, la construction varie suivant la place qu'occupe le serment.
Serment précédant la proposition.
973. Quand le serment précède une proposition conditionnelle, celle-ci perd sa forme grammaticale sous l'influence du serment et se construit comme il suit :
P Le verbe du premier membre de la proposition est nécessairement au passé ; on ne dit pas Sj ôl ou ^y^ Ol ^^J ♦j^y V par Dieu, si tu te lèves, je me lèverai.
(a) Al-Khidari, 2® part., p. 192. (b) Al-Khidari, 2® part., p. 191.
(c) Ichmouni, 4® part., p. 22-25.
n» 973 ] Quatr. part. Ch. XXXI V. De la propos, condit. 417
2® Le verbe à Taoriste, dans le second membre sans négation, doit être précédé de l'adverbe ol suivi ou non suivi de J , ou se changer en futur affirmatif avec J, par exemple : •.^y V Jb*3 fÊ ôl '^b P^'^ Dieu, si Zaïd se lève, je me lèverai; ^^ ou ç^ ^j'^ CÀ >^ j ^ i ùl^\ ^^^ J ^^ J^^^ P^^ Dieu, si Zaïd ne se lève pas, Amr se lèvera.
Remarques. I° L'emploi de Taoriste indicatif est rare sans la particule J dans un membre affirmatif : ^^.M Ju» j aU (j\^ ^\j<, m-*^ P^^^' C^"*^ ^^)*
2® Lorsque la formule du serment est longue, la suppression de J\ et de J est élégante : ".j^-Ui ij\ v^J.Jl ^ ^^*^ «iA-i—j ull-til t^ÀJi tc-— .♦.J\j ^t ii^»-i Ca.^1 ^ar le Christ qui nous a rachetés en répandant son sang sur la croix ^ si tu fais cela, ta récompense sera grande (6).'
3° Si le second membre est négatif, on le commence par
les négations V , ou U,ou '^[, sans la conjonction ^ , et le verbe
reste à l'indicatif : j^/- ^y^ Ol ou U ou V w\o ^> 'i 'ù\ ^^^
par Dieu, si Zaïd se lève, Amr ne se lèvera pas (c).
Remarque. L'emploi de la négation ^^1 est une exception, quand le serment est initial : ^j^t- r^\ ^Xs Ju j p..i> -J (j\^ *a\j .
4P Si le verbe du second membre sans négation est un verbe régulier au passé, il se construit avec ^ , ou avec S», ou
avec l'un et l'autre et c'est l'ordinaire, et quelquefois sans
> 'L > 'l 'C > -l'-^-t > -^r ^< "i- *. I it" • rien : j^^ ou c^^ j.5 ou c^^* ju) ou c^^ J^jr^ ul 'Ui'j si
Zaïd se lève, je me lèverai.
Si le verbe est défectif, on le fait précéder du 3 affirmatif :
(a) As-Sabbân, 4* part., p. 23. (b) As-Sabbân, 4° part., p. 23*
(c) As-Sabbân, 4° part., p. 23.
418 Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. [ n» 9 73-974
ry ^ û^ (Ç.-*^ «^'3 rG ûl -^b /^^^ /)2'eM, 5e Zaid se lève, peut-être
me lèverai-je. i
5® Quand le verbe du second membre doit être accompagné
d'une négation, on se sert de U sans addition : Oi'j  'ol -u)' j <* ,^ ^ ' ^ - \ '
j /- J\5 U /?«/* Z)^e^^, 5^ Zaïd se lève, Amr ne se lèvera pas.
Remarques. 1** Avec U^ l'emploi du J affirmatif est une exception :
Allons! fen jure par Celui qui, sHl eût voulu, n'eût pas créé les hommes j si tu es loin de mes yeux, tu n'es pas loin de mon cœur (a). 2° L'emploi de la négation 1 est une exception.
6° Quand le second membre est une proposition nominale,
on emploie Ji suivi du J affirmatif et c'est le plus fréquent,
ou ol sans U, ou J sans Ol? ^t rarement sans l'une et
l'autre particule : dl;[ ou dAlU diU Zu^ ZÀ^ cJ^ Ji 'ûi'j
dllli cJ'i OU dllU cS^ ou dUU pcLT Dieu, si tu profères un seul
mot y tues perdu [b).
Serment placé dans le corps de la proposition.
974. 1^ Lorsqu'un mot transposé ou lorsque le sujet du second membre de la proposition conditionnelle précède le premier membre, si le serment suit l'un ou Tautre, il perd son influence sur la proposition ; celle-ci reprend alors sa forme grammaticale et se construit comme s'il n'y avait pas de serment : d\^ x— > ^A) 01 'Ui'j iJjj uI ou dA^x j >^> ul 4A)lj Jbj si Zaïd, par Dieu, se lève, il t'honorera ; ^J ^i «ûi'jJbj
(a) As-Sabbâa, 4® part, p. 23. (b) As-Sabbân, 4« part., p. 23.
n» 974-975 ] Quatr. part. Ch. XXXIV. De la propos, condit. 419
i^i 'par Dieu, si je me lève, je frapperai Zaïd ; lUi'j U dbT '^ou diJj^lf *ùl '^(^h P^'"* J^GU, si tu viens chez moi, j'irai ou je n'irai pas chez toi [a).
Remarque. Cette règle n'est pas absolue, on peut dire à la rigueur :
2^ Le serment perd toute influence, quand il se trouve entre les deux membres de la proposition conditionnelle : ^6 ôl j'jf- '^ ^1 j a,'3 si Zaïd se lève, par Dieu, Amr se lèvera (c) ; l^yl /jl* -ûilj £1^-1 ^ ci si ton frère se lève, par Dieu, je ne me lèverai pas.
3° Lorsque le serment suit la conjonction CJ dans le second membre de la proposition, le verbe prend la forme du futur affirmatif avec J , ex. : o ^V ^ûil ^ Ji) 3 ^ ûi ^^ Zaïd se lève, certes par Dieu, je le frapperai [d).
Proposition conditionnelle avec ij\ i •