cw où pousse une plante
f .t. ' ^i-Sj—* aew où l'on appuie le coude.
■^^y-x-^ couchant du soleil.
(8 . ft. * levant.
J — y '"'' /leu 02i l'on adore, mosquée.
j^-il— ^ /iew où l'on habite, maison.
(Sj— à-j> /tew OM /es cheveux se séparent sur le sommet de la tête.
^.A-ia-f lieu du lever des astres.
-IX-A.^-:^ et /=p^-^ hsu où l'on immole la victime à la fête dite
des victimes ou de l'immolation.
De ces noms, les cinq derniers, et, suivant quel(iiies grammairiens, les six premiers, peuvent prendre indifféremment un fatha ou un kesra pour voyelle de la seconde radicale. Le dernier peut aussi se prononcer ►s-'^.
683. Dans les noms de cette forme qui dérivent d'un verbe assimilé dont la première radicale est un ., la seconde radicale a toujours pour voyelle un kesra, et le j est conservé lors même qu'il est supprimé à l'aoriste. Ainsi de S-^'. promettre, dont l'aoriste est j>.3u , se forme ^.py heu ou temps de l'exécution d'une promesse, d'un rendez-vous ; de >î-^j poser, dont l'aoriste est Ji'iv. ' S6 iorme ,»-^»-' heu où une chose est posée, un heu en général; de ioy aller vers quelque heu, dont l'aoriste est ^'J,, se forme ^^y heu vers lequel on dirige sa marche.
684. Dans les racines concaves, si la première radicale a pour voyelle à l'aoriste un fatha ou un dhamma, le nom de temps et de fieu se forme en substituant un ^/t/" quiescent à la
seconde radicale et en transportant sur la première radicale le fatha qui devait appartenir à la seconde (n» 236). Ainsi de Xj, aoriste |*jiù se tenir debout, se forme ^^f pour ^Sf heu où l on se tient debout, et simplement lieu; de (joLo, aoriste (joj — »j s'enfoncer dans l'eau en plongeant, se forme (/='*• Heu dans lequel un plongeur s'enfonce (pour pêcher des perles). Si la première radicale a pour voyelle à l'aoriste un kesra, la seconde radicale n'éprouve point de changement, et elle reste quiescente après un kesra comme à l'aoriste. Ainsi de .1^, aoriste WW3J être arrivé quelque part, se forme ►~.c>> lieu où l'on arrive;
de isU., aoriste Ja~s::î marcher en se traînant, se forme i»~s^ Heu dans lequel rampe un serpent.
685. Dans les racines défectueuses dont la troisième lettre est un j ou un ^, le nom de temps et de lieu se forme régulièrement en observant seulement les règles de permutation
(nos 208, 209, 221 et 222). Ainsi de ' i-' se sauver, se forme
^o-?=^^ ^6 Heu de refuge, pour j-^^; de 0-=. paître, se forme ^y Heu de pâturage. Cependant ^j^ Heu où l'on demeure, s'écrit et se prononce quelquefois jU.
686. Il arrive souvent que ces noms de lieu prennent la finale b, comme ^►~iL» Heu où l'on enterre, cimetière; u-Sj-i^ lieu du lever du soleil; i ,' — Lj lieu enfoncé, propre à se cacher, caverne; ï. l—x-j» lieu propre à placer un fanal, tour; a ' — ij-? lieu de pâturage .
Quand le nom de lieu dérivé d'une racine régulière prend la finale », on peut donner pour voyelle à la seconde radicale un dhamma au lieu d'un fatha; ainsi l'on peut dire » kA>» cimetière.
687. Il y a quelques noms de temps et de lieu qui sont de la forme JLxIL» : ces noms appartiennent à des racines dont la
première lettre est un j. Tels sont -)^ le tempa de la naissance, ^L-«w^ le moment destiné à l'accomplissement d'une promesse, O'IL» le temps fixé pour une chose. Le nom de temps et de lieu emprunte alors une des formes du nom d'instrument dont nous parlerons dans un instant.
688. Le nom de temps ou de lieu dérivé des racines quadrilitères ou des verbes dérivés se forme de l'aoriste de la voix objective, eu substituant un ^ aux créments de ce temps; il ne diffère en rien du nom d'agent de la voix objective, dont nous parlerons dans peu. Ainsi, de jii> se rencontrer, aoriste de la voix objective de ^J^\, se forme ,ïiL Heu où l'on se rencontre,
confluent de deux rivières; de ^^ r^\ s'en retourner, \ y-^^-J'
lieu ou temps du retour; de J 6^^\ faire enti'cr, introduire,
j^Jv> heu par lequel ou temps auquel on introduit quelqu'un; de ^^ prier, ^^^ lieu de prière.
NOMS D'ABONDANCE dans un même lieu
680. Les noms qui indiquent le lieu dans lequel une chose se trouve en abondance et que les Arabes nomment s J
noms d'abondance, ont, tant pour leur signification que pour leur forme, beaucoup de ressemblance avec les noms de temps et de lieu. Ils sont de la forme i-LnJ^ ou J*ii, soit qu'ils aient pour primitif un verbe ou un nom et quelle que soit, dans ce dernier cas, qui est le plus ordinaire, la forme du nom duquel ils dérivent. Tels sont ïJ—U et X*!-^ lieu dans lequel il y a beaucoup de lions, dérivés de ->-l! et k^ qui signifient lion; ï i^r* melonniére, dérivé de l~kj melon; iiLlL' champ de concombres,
dérivé de fU» concombre; *__>! J^ et 'ùV^S lieu abondant en loupa, de .,^,^—1.5 loup; ïj,^;j> lieu où l'on a remporté de fréquentes vie-
toires, de .-«J victoire; i?-. J^ lieu où il y a beaucoup d'oiseaux de l'espèce nommée jr' «■i, sorte de perdrix.
690. f II existe quelques noms de cette espèce formés de noms primitifs quadrilitères; ils sont de la forme Lil»i^. Ex.: L wLj«J> lieu abondant en renards, de ^.-^Lxj' renard. Quelques Arabes, dans ce cas, retranchent une lettre du primitif et disent i-l*i^ ou j-*i^, au lieu de iwJjd», comme ils disent ï ^Ji*» pour hjSnf heu abondant en scorpions, de »j>5£ scorpion.
NOMS D'INSTRUMENT oh de vase, et autres
691. Je réunis le nom appelé par les Arabes Ï-JI w! nom d'instrument, qui dérive du verbe et indique l'instrument dont on se sert pour faire une action, et celui qu'ils nomment .LcyJ! *! nom de uase^ qui dérive d'un nom et qui signifie le vase dans lequel on met une chose. Ces noms sont ordinairement de l'une des trois formes J«I>, jUa^ et ïl«â». Ce qui les distingue essentiellement des noms de temps ou de lieu, c'est que le ^ servile qui entre dans la formation des uns et des autres est mû par un fatha dans les noms de temps ou de lieu et par un kesra dans les noms d'instrument ou de vase. Ex.: ^^,As:^ vase à traire, de ^^^Uai. lait; Jj^ urinai, de Ju uriner;
y^ ou 5»-^ étui à aiguilles, de 'iJ) aiguille; ^l:J-L» clef, de .J^-»
ouvrir; ,\y^ balance, de ,,.j peser; is\jJL^ ciseaux, de .jajî
couper; ïi~^ balai, de L-^ balayer; i^y échelle, de J . monter; SLi-^..!» passoire, instrument à filtrer, de Là^ être clair, être pur; hyj> licou, de jli conduire; ■pr^'' instrument employé à séparer le coton des semences qu'il enveloppe; jyj' et J l y-^
ensouple de tisserand; 'Lsj*^ instrument qui sert à puiser, cuil-
' '\ ■ 1er; ^^ instrument qui sert à faire des briques.
692.11 y a un petit nombre de noms de cette classe qui sont de 1 une des deux formes J~-*à^ et ï l«-i> , comme J^^ crible, de J— âH cribler; ^J J-^ battoir, instrument à battre le lin ou le
coton, de (^^ battre; ^j-^-^ vase à mettre des parfums, de ^>
parfum; a—Ut-S-j vase à mettre l'eapèce de collyre nommée J^ ;
la forme de ce dernier mot le distingue de J.:s-0,qui signifie
l'instrument avec lequel on applique cette espèce de collyre. En général, ces deux dernières formes sont plutôt usitées pour les noms qui signifient un vase propre à mettre quelque chose que pour ceux qui expriment l'instrument de quelque action.
693. Outre les espèces de noms dérivés dont nous venons de parler, et dont les formes indiquent, d'après une analogie constante, les significations accessoires qui se joignent à celle de leur primitif, il y a encore d'autres formes que les grammairiens n'ont point réduites en système, mais qui cependant peuvent être ramenées à des principes généraux dont l'application n'est guère moins constante que celle des formes dont nous nous sommes occupés jusqu'ici.
Telle est la forme L-Us, qui indique en général, ainsi que la forme Jii, un sens passif, et de plus la quantité qui peut être contenue dans un lieu, un vase ou un espace quelconque. Nous avons en français une sorte de noms analogues à cela, comme bouchée, poignée, pincée, hottée, assiettée, etc. Voici des exera-
pies de cette forme : iia) bouchée, 'i*^^ ce qu'on peut mâcher en
une fois, A^iiJ poignée, axIj ce qui suffit pour empêcher de mourir de faim, i^js. gorgée, 'i*^ ce qui suffit pour rassasier, Li> 1 bouchée, i-^ «^ ce qu'on boit en une fois, Ljj-o ce qu'on puise en une fois. Dans les exemples suivants, la même forme semble n'indiquer qu'une attribution passive : LjLJ^ assemblée, iXJL somme, <tssr^ société, BJic nœud, i*»i> nourriture, i-cJ sort, ce qui échoit au sort, ïJ-J ce qui est jeté, portion, i-iïr' ce qui est
donné en présent, i-J^—L chose nouvelle, qu'on voit avec plaisir,
etc. Elle sert aussi pour les couleurs, comme s^-*-j>. rougeur,
tyas^ verdeur, nJuo couleur jaune, ^s. ; couleur bleue.
La forme ïl^, qui a beaucoup d'analogie avec la précédente
et qui en lait souvent la fonction, est employée d'une manière
spéciale pour désigner un fragment, une portion séparée ou
cassée de quelque chose. Exemples : LÂJoj portion,'i j-^^ frag-
' ment, iLà. portion de viande restée dans les dents, i» J^ éclat de
bois, A 3 wi. haillon, lambeau d'étoffe, b j 3=^ morceau de bois en-
flammé, Tij^ portion de viande ou de poisson, i^. cane, os carié,
'Àh^ portion de terrain, ibr^'' portion de lait, syuo et ïyic élite,
portion de choix, Ï-SJ parti, secte, Las^ portion.
La forme JUi indique les maladies. Exemples: >^ maladie
du foie, jU toux, Jl^s:^ maladie de la rate, /»'— 5; coryza, e.lJ-o céphalalgie.
La forme l — ' '*3 indique une petite portion qui reste de quelque chose et qu'on abandonne ou qu'on rejette. Exemples: u jb restes, de quoi que ce soit, Ï/>I.'.S restes d'une chose qu'on a mordue, ifjlîs ce qui reste de bouillon au fond de la marmite, A-ilii ce qui reste d'eau au fond du vase.i-iUL le comble d'une chose qu'on vend à la mesure, 'l-^y-i rognure, 'Ju>iSi, ï — .liS,
i—^L^ balayure,'i~'J~.i rognure d'ongle, ii»'.à. i~aclure, iJLs* tnorceau qu'on mange à la hâte, etc.
On pourrait étendre plus loin les applications de celte observation.
NOMS ABSTRAITS de qualité
694. J'appelle noms abstraits de qualité des noms qui peuvent être formés de tous les noms substantifs ou adjectifs pour exprimer abstractivement la qualité inhérente aux choses dé-
nommées OU qualifiées par ces noms. Tels sont i-^l laquahté de nom, ï-^-â^oj la qualité d'adjectif, L"Xr,U la qualité d'adjectif
verbal actif ou. d'agent du verbe, ï-IJj-jLi^ la qualité d'adjectif verbal passif on de complément du verbe. Je reviendrai sur ce sujet quand j'aurai parlé de V adjectif relatif ^^--^ *-j, duquel ces noms abstraits paraissent tirer leur origine.