NOMS PRIMITIFS
722. Il faut se souvenir de ce qui a déjà été dit (n° 600) que, par nom primitif, il ne faut pas entendre un mot radical qui ne dérive d'aucun autre mot, mais seulement un mot qui n'est point dérivé d'un verbe ou d'un nom, suivant certaines formes convenues, lesquelles ajoutent à la signiflcation de ce verbe ou de ce nom des significations accessoires déterminées et inséparables de ces formes.
723. Les formes des noms primitifs sont extrêmement variées, et l'on ne peut donner aucune règle à ce sujet. Tantôt ces noms ne sont composés que de lettres radicales, comme .^^.À-^ chien; tantôt ils ajoutent à ces lettres quelqu'une des lettres de prolongation !, j et ^^ souvent même ils prennent au commencement, au milieu ou à la fin une ou plusieurs
lettres accessoires, comme «• .y-^-H. source, de ^s — ■-> sourdre ; is' j 'Ls bouteille, dey être stable; ^j^^J-^ royaume, de >ii l»
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régner; Wj^! prodige, de w^ admirer. Ce que j'ai dit (a°^ 608 et suivants) de la formation des noms dérivés est en grande partie applicable aux noms primitifs, et dans les exemples que j'ai donnés il se trouve plusieurs de ces noms.
724. Les noms primitifs qui appartiennent à des racines imparfaites éprouvent dans leurs lettres radicales les mêmes anomalies que les verbes et les noms dérivés, et il ne s'agit, pour reconnaître leur racine, que d'y appliquer les règles de permutation.
Il y a cependant quelques anomalies particulières que nous devons faire remarquer ici.
725. Il arrive quelquefois qu'un nom qui appartient à une racine défectueuse perd sa dernière radicale, qui est alors remplacée par un ii. C'est ainsi que de Jt3 pour^ se forme le nom LjJ dialecte, pour JiJ oujj^ ; que de IJ-Tet )j-j se forment bp boule, pour j ►>, et s»— > anneau, pour ^jj-^-