MANIÈRE DE FORMER LE FÉMININ DU MASCULIN
808. Les adjectifs et quelques noms susceptibles d'être appliqués aux deux sexes passent du masculin au féminin. Ce passage se fait ordinairement en supprimant la voyelle nasale et
en ajoutant i' à la fin du masculin, comme ,>-;. ^i r- grand/L
grande; ~à joyeux, Ls^yi joyeuse ; j^ grand-père, t^^ grand' mère; J^j homme, *J^i femme; ^!^ jeune homme, 'iilj jeune fille, pour 'ûj (n° 221); Is oncle paternel, ïo* tante paternelle.
f Ce
809. Les adjectifs verbaux de la forme J*i\ , quand ils n'ont point la signification comparative ou superlative, prennent au féminin la forme îjm, comme jS-^' jaune, fémmm î)y^.
810. Les adjectifs verbaux de la même forme ayant la signification comparative ou superlative prennent au féminin la
forme ^LL^, comme ^-4-^' i^^"* 5'''^"^' ^jZ^ plus grande;
' "'t (1) Ajoutez le mot o^ lion et lionne, d'après le manuscrit cité dans la précédente note.
j-i-^] plus petit, ^^-^ plus petite ; ^ ^ premier , qui est pour Jjj! ou JJj, etj ïi.! autres, qui est pour^-à.!!, font au féminin, conformément à cette même règle, J,j' et ^j — à.1. Le mot -xk! Mn fait au féminin ^J^l t<ne.
811. Les adjectifs verbaux de la forme ^^^-*-' prennent au féminin la forme ^J-»^, comme XlXu, féminin ,-;-aL£/emOTe colère; XSi^, féminin ^S-' femme iwre. Ces mêmes adjectifs forment quelquefois leur féminin à la manière ordinaire, comme LiUJac et AJtliIl..(i)
Ceux de la forme ^jii»», ayant pour voyelle de la première radicale un dhamma, forment leur féminin en ajoutant i", comme «U^ nu, fémmm i.jL)j-=.
812. t Les adjectifs verbaux des formes j j-«-5 et J-;^, qui, comme on l'a vu (n» 804), sont souvent du genre commun, prennent néanmoins quelquefois la finale i' pour indiquer le féminin. Ceux de la forme J^, quand ils ont la signification
passive, admettent toujours la variation des genres, comme
J y-»j envoyé, fémmm iJ j-w. ; ayant la signification neutre ou
active, comme * .jJi menteur, .yv.-! reconnaissant, f^^ violent,
ils sont du genre commun, si le substantif auquel ils se rapportent est exprimé; dans le cas contraire, ils sont assujettis à
la variation des genres. Ceux de la forme J^, ayant la signi-
iication active et neutre, comme^^j assistant, ^aJlc tempérant,
sont assujettis à la variation des genres : avec la signification
passive, comme, s,,^^*-;.^ aimé, J — ~^ tué, on ne distingue les
genres que quand le nom auquel ils se rapportent est sousentendu.
(1) Cette dernière forme est, suivant Djewhari, particulière au dialecte des
Bénou-Âsad. Elle suppose au masculin la terminaison ^ , au lieu de ^' .
352 DES DIFFKRENTES PARTIES
813. Les adjectifs verbaux des formes iJl*-*, aJIj«J, aJj-xi,
4 Lxi, iljLi/, JlxX» et J-^^Jii^ sont du genre commun; ^j^^ fait
cependant aussi au féminin ï~;Jll^. Ceux des formes Jv»J,
JlJLi, J-JiJ, J-i-i-* et autres sont assujettis à la variation des genres, et ils forment leur féminin en la manière ordinaire.
814. Les Arabes n'ont point de neutre; dans le cas oi^i l'on emploie le neutre en latin, et où l'on se sert en français du mot chose, les Arabes emploient souvent le féminin, comme ^ :j»j BJ.a.!j (unum tihi deest), une chose ie manque. Mais ceci appartient proprement à la syntaxe.