‹ Grammaire arabe de Silvestre de Sacy. 3. ©d., pub. par l'Institut de Carthage et rev. par L. MachuelChapitre 154 sur 188 · La seconde déclinaison comprend · texte numérisé non relu

La seconde déclinaison comprend

1° Tous les pluriels irréguliers composés de quatre syllabes dont les deux premières ont pour voyelles des fatha et la troisième un kesra, comme v^l-^ merveilles, ^ m'^J esquifs,

/ ►"jîi^ collèges, -fylj^ clefs, j^-=>.t jl> moulins, ■■ '.U! proches;

2° Les noms et les adjectifs singuliers terminés par un élif

bref ou un ^ quiescent après un fatha (n» 73), comme ^-tr=^.

''■' ï» ''*' •'il

Jean, ^►— i^ bonne nouvelle, ^j*-^ très petite, ^J,J' première;

ou par un hamza précédé d'un élif avec un medda, comme t] .ôs, vierge, îtji^ campagne, îLi;~J blanche, '^.y] Zacharie. Si le ^ ou le hamsa fait partie de la racine, comrne dans ^-x» direction, *!5, manteau, ces noms sont de la première déclinaison ;

8" A la seconde déclinaison appartiennent encore les pluriels des formes ^Uj et J,U3, comme ^j4- blessés, j,y morts, ^ .UsJ chrétiens, J,UJ nuits ;W

40 Les pluriels des formes bLii et bLxîl, comme eL^-C^ sages, -X^ ^\ amis ; (2)

50 Les adjectifs, tant positifs que comparatifs, de la forme J»â!, pourvu qu'ils ne forment pas leur féminin par l'addition du s, comme »*^! rouge, vj,.^! plus merveilleux, qui font au féminin j! 'JiL et <.-^. Si le féminin se forme par l'addition du ï, le masculin est de la première déclinaison, comme J^.l veuf, féminin l — U I . Les noms appellatifs de la même forme peuvent être de la première ou de la seconde déclinaison; amsi 1 on peut dire Jj^' ou JJ-a.' épervier, J-si-i ou J^i pivert;

6° Les adjectifs qui se forment en ajoutant après les radicales la finale 'X, pourvu que leur première radicale ait pour voyelle un fatha et qu'ils ne passent pas au féminin par l'addition de la lettre i (n" 811), sont aussi de la seconde déclinaison; tels sont .\jSL^ ivre, dont le féminin est ^^Si^, (^-^LIT paresseux, féminin ^-S'. Si le féminin se forme par l'addition du ï , le masculin est de la première déclinaison, comme ^J^.j^, féminin Ï-jLj »£, nu; ^J-^-^, féminin ïiU^, synonyme de *>.Jj, repentant par caractère; ce dernier adjectif, ayant aussi le fé-

(1) La déclinaison de ces pluriels, et en général des noms terminés par un ^

-- or

quiescent après un fatha, comme ^y-^, > n'est que virtuelle, parce que le ^ final, précédé d'un fatha, ne peut admettre aucune voyelle (n» 221).

(2) Quoique ces pluriels ne soient pas comptés par plusieurs grammairiens, comme Guadagnoli, Martellotto, l'auteur de la Djaroumia ou du commentaire publié par Thomas Obicin, Erpénius, etc., au nombre des noms invariables, on les trouve toujours employés comme tels dans l'Alcoran, et ils sont en effet de la seconde déclinaison, comme l'enseignent Hariri dans le Molhat alirab, le grammairien Ebn Farhât et autres.

rainin^jà dans un sens un peu différent et comme synonyme de j»^Lj qui se repent actuellement, smi alors au masculin la première déclinaison. L'adjectif .Ua.j miséricordieux n'ayant point de féminin usité, on peut le décliner sur la première ou sur la seconde déclinaison;

7° La seconde déclinaison comprend encore les noms propres d'hommes étrangers, à moins qu'ils n'aient que trois lettres dont la seconde soit djezmée ou quiescente, d'où il suit que

>i' Adam, ^j>^ Abraham ou Ibrahim, i^sr--] Isaac, Jj!3 David

sont de la seconde déclinaison, et qu'au contraire -.-j — > Noé,

lp y Loth sont de la première déclinaison ou de la seconde;

80 Les noms propres terminés en ^t', soit qu'ils soient arabes ou étrangers, comme ^J^-^ Gatfan, (j'-<^ Othman, .UlLw Soléiman, ..J !■■*=■ Imran;

9° Les noms propres dont la forme ressemble aux formes verbales JÂJ et J*i ou à quelqu'une des personnes de l'aoriste, comme ^^ Schammar^ -^^^ Dhorib, J,d^l Ahmed, Oj W Yézid;

10> Les noms appellatifs féminins et de plus de trois lettres,

qui deviennent noms propres, comme ^y"^ scorpion, qui, devenant un nom propre d'homme, fait au nominatif wm*». au génitif et à l'accusatif <1j/^;

11° Les noms propres féminins terminés par un » et les noms propres masculins qui ont la même terminaison, comme

LO La Mecque; i^U Fatime, nom de femme; 'LsAie Talha, nom d'homme;

12" Les noms propres féminins non terminés par un i , pourvu qu'ils soient étrangers, ou de plus de trois lettres, ou, s'ils sont trilitères, que la seconde lettre ne soit pas djezmée. Sans ces conditions, on peut les décliner sur la première ou sur la

seconde déclinaison. Ainsi, les noms suivants sont de la seconde déclinaison : ^-^,\ Zéinab,nom propre de femme, parce

qu'il est quadrilitère; sL^ il/aA, autre nom propre, et ^f— «a-^»

l'Egypte, parce que ce sont des noms étrangers; j-ii — ., nom

propre d'une des divisions de l'enfer, parce qu'il a une voyelle sur la seconde lettre. Au contraire, J— :-3 Hmd et J— c.5 Dad, noms de femmes, sont de la première déclinaison ou de la seconde, à volonté; <i)

13° Les noms propres d'homme ou de femme qui sont ou qui paraissent être formés de noms appellatifs ou d'adjectifs, par un léger changement, comme ►-*£ Omar, yj\ Zofar, noms propres d'hommes, }^ Kotam, ^>bΣ. Golab, noms propres de femmes qui sont formés des adjectifs^U, ^il: , i^U et ï-4"^) sont encore de la seconde déclinaison. Il n'y a que l'usage qui puisse déterminer les noms propres qui appartiennent à la seconde déclinaison, à raison de celte dérivation supposée que les grammairiens nomment "^aJi^^ JJt déviation non réelle, par opposition à celle mise ici sous le n» 15, qu'ils nomment

,JJLa. Joc déviation réelle; ce sont, pour la plupart, les noms propres d'homme de la forme Jij, et les noms propres de

(1) Suivant les grammairiens arabes, les noms propres compris sous cet article 12 et sous l'article précédent, ainsi que ceux qui vont être indiqués dans les articles 13 et 14, redeviennent déclinables par trois inflexions et par le tenwln

>^;-û:^, quand ils sont employés d'une manière indéterminée et comme noms

appellatifs. Ainsi l'on doit dire ^j^^ i-»Ja\3 une autre Fatime, ^j=>-' ^-^. \

une autre Zéinab,j^i -^.j-^. un autre Yézid,j^> j-»* un autre Omar. Cette

observation, au surplus, parait devoir s'étendre à tous les noms propres étrangers qui sont de la seconde déclinaison. — Voyez la note i ci-après, p. 411/

Sur l'exception relative aux noms propres féminins de trois lettres seulement, dont la seconde lettre est djezmée, on peut voir ce que dit Zouzéni dans son commentaire sur la Moallaka, de Lébid. — Voyez mon édition du Livre de Calilo et Dimna, p. 294 du texte arabe.

femme de la forme Jlxs, pourvu que leur dernière lettre ne soit point uti.;W

14oQa:mt aux noms propres composés de deux mois qui ne sont considérés que comme formant un seul mot et qu'on

"nomme "V^-j-' ^-:^ j-' ("° ^63), comme viJ-j J-»j Baalbee,

w^ ^-^J^ Madt-Carib, <ijy ya^ Hadhramaut, il y a deux manières de les décliner : !<> on décline le premier nom sur la première déclinaison et l'on met le second au génitif suivant la même déclinaison. Exemple : nominatif Oj-*^^.-^ , génitif <L>y j'^a^ , accusatif ^^y ^^-iia. ; 2» on fait le premier nom indéclinable et l'on décline le second sur la seconde déclinaison. Exemple : nominatif 'Oy' ^^-^aa^, génitif et accusatif ^Jl^y j^^as^. Le nom propre d'homme ^^ ^^ se décline d'une troisième

manière, en laissant le premier mot invariable et en mettant le second au génitif de la seconde déclinaison, en sorte qu'aux

trois cas on dit C^^ ~S^ • '^'

Dans l'espèce de noms propres composés où l'un des deux noms sert de complément à l'autre et qu'on appelle J,Ual ^-r^f (no595),chacun des deux noms suit sa déclinaison particulière, comme ^iJ! j^, qui signifle le serviteur de Dieu.

Les noms composés qui forment une proposition complète et qu'on nomme ^^illll w>^ (no 595), comme IJi. iJlï Taab-

bata-Scharran, ij-=^ L3j—i Baraka-Nahrouhou, sont indéclinables; 15* C'est à la seconde déclinaison qu'appartiennent les ad-

(1) Ces deux formes sont souvent employées avec un ke$ra pour dernière voyelle,- comme' w>^-à-*- y. et ^^LJ Lj; elles font alors fonction de 'vocatif-

et •nesont usitées qu'en mauvaise part, mais ce ne sont point alors des noms propres et, sous cette forme, on doit les regarder comme indéclinables.

(î) Sur la déclinaison des noms composés, voyez Djewhari, aux racines jaJ ' , j-is^ , ^.j|i=' et {^y, •

jectifs dérivés des numératifs et de quelques noms appellatifs par une variation dans leur forme, tels que :

.>la.i et J^xj/» un à un, formé de J-aij un seul ;

et ,c^-^ pour ^-^-^ (n° 221) deux à deux, formé de .. — >] deux;

>^-Li' et y.iJji> ti^ia à irais, formé de L-DU' trois, et ainsi des autres numératifs jusqu'à .LLc et^-i*/ dix à dix; comme aussi ^i, 0^4- > ^— ^^. ^) i^^'» ^off^^s de ^j^', ^Uo-, J-li^=, ^\S!i et ^L^S

16" Les diminutifs dont les primitifs suivent la seconde déclinaison. Exemples: P-*^f, i^t et "J^, diminutifs de '^\

sourd, i y~,] noir, ^C ya.! pour ^j^' (n° 221) de couleur verte mêlée de jaune et de noir, et pareillement 'J^- et >--^', dimi-

nutifs de ^c^i pour ,cf^'- '^'^'''" ^^ ' 'J^. ' '^°^-

Cela n'est pas vrai cependant des diminutifs de certains mots, comme ^t, '^, X^' et ^j, diminutifs de SLkl,

'>— ^', O-w' et C.U , un à un, deux à deux, etc.

Lorsque le primitif est de la seconde déclinaison, parce que sa forme se rapproche de celle d'un verbe, il faut observer si le diminutif conserve cette ressemblance avec le verbe ou si sa forme le rapproche des noms; dans le premier cas, il est de la seconde déclinaison; dans le dernier, il est de la première.

Amsi (**;r»e' est de la seconde déclinaison, parce qu'il se rapproche de la forme des verbes d'admiration diminutifs f^-^^

et ^j";^^ (no 718, no^), comme le primitif ,^\ ressemble à *.<«'.

Au contraire, >x~a.i est de la première déclinaison, parce que sa

forme ressemble à celle des noms ^-lU-, jLx'' et^j—, dimi-

nutifs de jL»^ àne, i j^ vieille femine et »J »••» trône (n° 702).

013. f Les différentes causes qui assujettissent les noms ou les adjectifs à suivre la seconde déclinaison sont ramenées par

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