Le verbe, au prétérit, après l'adverbe conjonctif de
temps L^ lorsque, doit toujours être traduit par le passé; et si plusieurs propositions dont les verbes sont au prétérit se trouvent jointes par cette particule, le verbe qui suit, ou les
verbes qui sont dans la dépendance immédiate de L^, doivent être rendus par le prétérit relatif antérieur. Exemple :
Et lorsque ce jour fut arrivé avec ses rites obligatoires et
(1) Cette grammaire étant rédigée en français, je suis obligé d'établir le parallèle entre les formes temporelles de la langue arabe et celles de la langue française. Mais le lecteur doit ne pas perdre de vue que ces dernières sont souvent en contradiction avec la logique, par exemple quand nous employons le présent pour le futur, ou l'imparfait de l'indicatif pour le mode suppositif, en disant : Si je suis en vie dans dix ans, je me retirerai à la campagne; si j'étais à Rome l'année prochaine, j'irais passer l'hiver à Naples.
surérogatoires, et qu'il eut amené avec lui sa cavalerie et son infanterie. Je me conformai à la tradition en prenant des habits neufs et je sortis avec ceux qui sortirent pour célébrer la fête.
364. La même chose aurait lieu a\*ec ^-a. et autres mots synonymes de U), à l'exclusion des particules conjonctives de temps qui sont consacrées au futur et dont nous parlerons par la suite. L'exemple suivant s'applique à cette règle et aux précédentes :
\j-4=^ Sli^LîJ ïbSi*'! 14- >>-^l Jjj (^lilOl 'J~>J4^ ijè^
Lorsque l'assemblée du lieu de la prière se fut réunie et se fut mise en ordre et que la foule eut commencé à intercepter la circulation, il parut un vieillard vêtu d'un double -manteau et dont les deux prunelles étaient cachées à la vue. Il avait mis sous son bras une espèce de sacoche et il avait pris, joowr le conduire, une vieille femme semblable à une ogresse. Ensuite il s'arrêta, comme un homme prêt à rendre l'âme, et il salua l'assemblée à voix basse; puis, quand il eut terminé ses vœux, il enfonça la main dans son sac et il en lira des papiers qui avaient été écrits, avec des encres de diverses couleurs, à des heures de loisir.
365. On emploie très fréquemment le prétérit pour exprimer avec plus d'énergie le présent, ou même le futur prochain, car les événements passés ne pouvant éprouver aucun changement, il semble qu'en s'exprimant par le prétérit on se met dans l'impuissance de revenir sur sa parole. En voici des exemples.
Un personnage nommé Abd al Mélic, fils de Salih, était venu trouver Djafar le Barmékide et le prier de lui obtenir du khalife une somipe d'argent pour payer ses dettes, un gouverne-
ment de province pour son fils, et enfin, la main d'une des filles du khalife pour ce même fils. Djafar lui répondit :
ZJéyd Z)îeM a terminé ces trois affaires; quant à la somme d'argent, en ce moment même on la porte à votre demeure ; pour ce qui est du gouvernement, j'aX déjà donné à votre fils celui de l' E gypte ; enfin, pour le m.ariage,je lui ai fait épouser une telle, fille de notre seigneur l'émir des croyants.
Autres exemples :
Si donc ils se détournent, dis-leur : Je vous ai annoncé (c'està-dire /e votis annonce) un ouragan semblable à celui qui a fait périr Ad et Thémoud.
Do7ine-nous l'assurance que tu consens à l'une des deux conditions suivantes : ou que tu as accepté (c'est-à-dire que tu accepteras) ce que nous sommes venus te proposer, ou bien que tu l'as tenu secret (c'est-à-dire que tu le tiendras secret) et que tu t'es abstenu (c'est-à-dire que tu Tabstiendras) de nous faire aucun mal, jusqu'à ce que nous soyons sortis de ton pays.
Cette règle est d'une application très fréquente. W
(1) Les commentateurs de l'Alfiyya n'ont pas manqué de faire observer qu'Ebn Malec commence cet ouvrage en disant : OA-J^^ (^ Jis:^ Jli dixit Moham-
medes, filius Maleki, au lieu qu'il aurait dû dire J^. dicit, et voici ce que dit à ce sujet un des commentateurs : « Le verbe j^ matériellement est un passé,