Livre troisième. Chapitre quatrième
302. On donne la voyelle nasale aussi à tout autre nom de la seconde déclinaison surtout en poésie à cause de la rime ou de la mesure,
.ïrf J O -
l*j jà ! qJj-o voyelle nasale rhythmique.
303. Les noms sont ou indéterminés ou déterminés oyw. Les noms indéterminés deviennent déterminés par l'addition de l'article
v^àJ^u ou d’un complément ioLto!, et éprouvent alors les
changements suivants:
1? Les noms de la première déclinaison déterminés par l’article, prennent, au lieu de la voyelle nasale, une voyelle simple tant au nomina-
tif qu’au génitif et à l’accusatif; exemple: V homme , </<?
V homme, ! V homme.
2? Les noms de la deuxième déclinaison déterminés par l’article, se déclinent comme les noms de la première déclinaison déterminés par l’article.
3? Les pluriels réguliers féminins déterminés par l’article, perdent leur voyelle nasale, mais les duels des deux genres et les pluriels réguliers masculins n’éprouvent aucun changement.
304. Les noms singuliers et pluriels irréguliers des deux déclinaisons déterminés par un complément, se déclinent de la même manière que
les noms déterminés par l’article, comme ujUi' le livre de Dieu ,
aJj \ u US" du livre de Dieu , le livre de Dieu — \js>j î >
O ÏO-o « o$
le plus bas de la terre, J-à—i du plus bas de la terre,
ûïo* * * O %
le plus bas de la terre .
305. Les duels et les pluriels réguliers masculins suivis d’un complément , perdent aux deux cas leur syllabe finale ; exemples :
# O w -Z ^ ^ o i ^ fi -
q1 1-i L«« 1 1 — qILLwJ! /es esclaves du Sultan.
La- /es deux jeunes filles esclaves du roi.
o ' — O ^ ‘ ‘ ' <jhi les fils du Sultan . Dans ce cas , si
De la déclinaison.
après le génitif des duels masculins et féminins et après le nominatif des
pluriels masculins qui, par l’effet d’une contraction, se terminent en qî— , il survient un élif d’union, on substitue au djezma des duels un kesra et
à celui des pluriels un jamma; exemples: j dans les
deux yeux de C homme, ^XbiLu dans les deux points des
équinoxes , jàkua* les élus de Dieu (n? 25).
306. Les pluriels réguliers féminins étant suivis d’un complément, perdent leur voyelle nasale de même que quand ils sont déterminés par l’article.
307. Les noms propres de la première déclinaison étant suivis du
mot fils et d’un autre nom propre, perdent leur voyelle nasale,
comme qJ Mohammed ibn Dja'far (n? 27, 4).
308. Le nom üâj ! fille ayant pour complément un nom propre, perd,
comme qJ ' , son élif d’union, quand il est mis par apposition à un autre
nom propre, comme ül*^ ^ ! Amina, fille de
IV aheb, fils (T Abd Menàf.