‹ Grammaire arabeChapitre 144 sur 339 · Livre quatrième. Chapitre troisième · texte numérisé non relu

Livre quatrième. Chapitre troisième

sonne ne s'est levé si ce n'est Zaïd. On doit mettre nécessairement la chose exceptée à l’accusatif si elle n’est point de la nature de celles

qui sont comprises dans l’idce générale, comme Si lXj-! b

il nest verni à moi personne qu'un cheval. Dans une proposition

négative dont le sujet n’est pas indiqué , le nom de la chose exceptée

subit l’influence des régissants grammaticaux, comme Si j»S Lj

ÿ O x «* ? Ox X | '

personne ne s'est levé excepté Zaïd. "I u je nai

frappé que Zaïd. >Aj;j Si jA û je ti'ai passé qu auprès de Zaïd.

L’attribut étant séparé de son sujet par la particule S l se met au nominatif, comme Si qI les incrédules ne sont que

maudits, c’est à dire, sont certainement maudits. — Il arrive aussi que la conjonction Si ou Sl^ fait exception d’une proposition entière,

et alors elle n’a aucune influence sur cette proposition , comme o ^-a U

sâs o vXjj j j L» je nai passe auprès a aucune personne

que Zaïd ne m'ait paru plus beau qu'elle. — Quand le nom de la chose exceptée est exprimé par un pronom, on doit employer en prose

les pronoms composés de iTl 5 les pronoms affixes appartiennent à la poe-

sie. — D l ‘SI à moins que.

392 . Sjj IJ si ce n'était, si ne. La première de ces deux conjonctions s’emploie avec un nom de manière que l’attribut est sousentendu ou, si la clarté le rend nécessaire, exprimé sous la forme complé-

mentaire ou relative ; exemples : ) 5 1 ^■*~ c

'^jA si ce n'eût été la bonté de Dieu pour vous et sa misé-

ricorde, votre perte aurait été certaine. *^**0 3 ' u

que la vie serait pauvre si V espérance n' était pas riche!

y U=» y-c S y « Omar n’e?/f été injuste envers

Des Conjonctions.

moi, je me serais réfugié (sous sa protection). — En joignant à

des pronoms, on dit 'ÜÜjJ k'ÎjS Ip’iji si ce n'était moi,

toi, lui, elle etc., quoiqu’on trouve" aussi, en ce cas, les pronoms per-

sonnels isolés , comme ' "Sy si ce n'était vous,

nous serions vrais croyants. On dit même sans négation » , comme

j^Okc o « Crj y °r* o y fi

s jJ 5 Lj î gardez-vous de faire un exemple,

quand même ce serait un chien mordant. — La seconde particule

oiï qÎ avec un verbe vaut autant que ou <jt ^ avec

un nom verbal; exemple: UJ UJ IlXP LgJ o&s?. jJ

J*£== 1 car st ce poison ne leur eût pas été donné par le créateur, les aliments seraient indigestes pour eux. — Observez encore un

usage fréquemment fait des conjonctions ^ et 'ïjl surtout dans le Ko-

of

ran ; c’est que l’une y est employée pour q i que, par exemple après le

verbe aimer, et l’autre dans le sens de pourquoi ne, et qu’ayant ce sens, elles n’exercent aucune influence sur leur verbe, comme

aj ils aiment à vous induire en eri'eur. 'if j

^ [ f==. aî^ jïiÂjâts seigneur, pourquoi n'as-

/*/ /tas retardé ma fin jusqu'à un terme peu éloigné ? alors f aitruis Z % A L/\o^A o- Ùrr^ , , „ , , û .

Irir-nÂj-aiir&x -ê*ê du nombre des gens de bien, ^yJ pour-

quoi ne croirez-vous pas? ou est-ce que vous ne ci'oirez pas? Au

lieu de on trouve quelquefois employé dans la même signification interrogative ou exclamative.

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