‹ Grammaire arabeChapitre 162 sur 339 · Livre cinquième. Chapitre premier · texte numérisé non relu

Livre cinquième. Chapitre premier

Le raf' équivaut au nominatif et à l'indicatif, le nasb à l’accusatif et au subjonctif, le khafd au génitif et le djasrn au conditionnel.

439. D’après ce qui a été observé précédemment sur l’usage de l’indicatif de l’aoriste, ce mode peut être employé dans une phrase subordonnée à une autre sans que le rapport entre les deux phrases soit indiqué par un exposant quelconque. Il en est autrement du subjonctif ; il faut que le mode oblique soit précédé d’une des particules qui amènent

S •< O O rC ' K - O rC 9 5 J OÉ

ce mode. Ces particules appelées £ xULjuî

O % O ç Or

particules qui mettent le verbe au subjonctif , sont cr>

Sê «. - ^ 9 w) OÏ

440. Il est très-rare de trouver le subjonctif employé sans aucune

^ rOrC r 9 O % et* r ,

conjonction, comme dans le vers suivant : Ljj!

6 toi qui me, fais des reproches de ce que je me trouve dans le combat. C'est une licence poétique.

441. La première des conjonctions que nous venons de citer comme gouvernant le subjonctif, peut aussi être suivie de l’indicatif. Cela dépend de ce que les deux phrases liées par cette conjonction expriment l’une par rapport à l’autre. Toute phrase simplement complémentaire doit être au mode direct; exemple: pUj qÎ Jl©! je sais

qu'il dort , ou bien puj *3 1 car si le verbe qui suit la con-

jonction est employé à l’indicatif, on fait mieux de se servir de la con-

jonction q' suivie du nom ou du pronom affixe.

442. Le mode oblique, au contraire, s’emploie lorsqu’il y a une dépendance de subordination entre la phrase principale et la phrase sub-

y r o % f. > «. ~ yy o rt

jonctive; exemples: *Li! ^ 0 1 0 > JÛ£jI est-ce que vous

mettrez à mort un homme, parce qu'il dit que son seigneur estDieu. Cette dépendance de subordination existe toujours avec les verbes qui

Du Mode subjouctif.

signifient vouloir, pouvoir, promettre , attester, commander, prier, forcer, défendre, empêcher, craindre, mériter etc. ainsi qu’avec bien

d’autres expressions d’une signification analogue , telles que q '

il faut y q S H convient y il est permis , qÎ t7

est possible, qÎ « c'est à lui , 1 / /si* appartient , qÎ m qK U

ou ^1 *) ce n'est pas à lui, il ne lui appartient pas, a j

q! ou Q> 0 . qO il avait coutume, q> ^ il s'en faut

beaucoup, qÎ il vaut mieux pour lui , q! à Dieu ne

plaise, q! >»L5 prends garde, et autres.

St

443. Si la phrase antécédente renferme implicitement une négation, on n’a pas besoin de l’exprimer dans la phrase subjonctive ; exemples :

x*iL*ûi L « 5 c’esf Satan seul qui me Ta

fait oublier de peur que je ne me le rappelasse. ^ UL*> lî I

y y * o + o5 gm î • » «

s j ^oôi q \ xâ£=d ! avons mis des voiles sur leurs coeurs afin

qu'ils ne le comprennent point. On la trouve néanmoins quelquefois explicitement indiquée après çf* empêcher, et s îLî* craindre.

Page 1