CHAPITRE PREMIER
De l’Ecriture.
1. Les Arabes qui ont communiqué leur alphabet à plusieurs autres peuples orientaux, ne se sont pas toujours servis du même genre d’écriture
qu’ils emploient aujourd’hui le plus communément pour remplacer le caractère
imprimé, et qu’ils appellent neskhi Jjl>. Jusqu’au commencement *
du quatrième siècle de l’hégire, ils se servaient d’une écriture très-grossière 9 . 2 .-
nommée coujique du nom de la ville de Coufa, où il est pro-
bable que l’on avait commencé à en faire usage. Cette dernière écriture peut être regardée comme la base de toutes les autres espèces d'écriture maintenant usitées chez les Arabes et les peuples qui ont adopté leur alphabet. La plus grande ressemblance avec le coujique s’est conservée dans
l’écriture mauresque <3 Ja->.
2. Les Arabes écrivent de droite à gauche et commencent un livre
où nous le finissons. Ils ont vingt-huit lettres qui sont toutes des
consonnes. Les voyelles n’entrent pas dans le corps des mots;
ce ne sont que des signes représentatifs des sons qui se mettent au dessus ou au dessous de la ligne. Les Arabes n’écrivent ordinairement que lés consonnes , ce qui rend une connaissance préalable de la langue indispensable pour lire leurs manuscrits.
3. Chacune des vingt-huit consonnes change de figure, selon qu'elle se trouve isolée, au commencement, au milieu ou à la fin des mots. Le tableau alphabétique ci-joint montre ces variations ainsi que le nom et la valeur de chaque lettre.
Scbicr, grammaire arabe. 1