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NOMS DE CHOSES

D. Nomi de choiei § 67

1. En grammaire, les noms des plantes et les noms des choses naturelles ou artificielles ne forment qu'une classe de substantifs que l'on appelle noms de choses et qui n'ont pas de genre naturel. Cependant^ bien que les plantes et les choses ne soient ni mâles ni femelles, on a donné un genre grammatical aux mota qui les nomment : ainsi chêne, rosier, tonnerre, soleil, sont du genre masculin ; violette, in-aie, neige, rouille, du genre féminin^

2. Le genre des noms communs de choses est déterminé ou par le sem ou par la fonne,

a) Dans les mots primitifs^ le genre se détermine aussi bieit par le sens que par la forme ; mais le sens n'indique le genre que d'un petit nombre de mots, et la détermination par la forme ne peut se faire qu'en recourant à la source de la langue, au latin.

1» D'après la forme, la plus grande partie des noms terminés par nn e muet sont féminins, le e muet fmal, formé de la terminaison latine a, étant en français le signe caractéristique du féminin. Cf. : le bouilli et la bouillie^ le lieu et la lieue, le parti et la partie, le pli et la plie, l'oubli et l'oublie; le pic et la pigue, le lac et la laque ; le but et la butte ; le cap et la cape ; le cours et la course; le gaz et la gaze; le mur et la mûre; le bal et la balle, le col et la colle, le fil et la file, le $ol et la sole, le vol et la vole, etc. Mais le e final ne représente pas toujours un a latin, et c'est la raison pour laquelle il y a beaucoup de substantifs terminés par e qui sont masculins et non pas féminins, comme l'antre, le chêne, l'éloge, Vincendie, le porche, le siècle, le verre, etc.

29 D'après le sens, sont nuMCulins : les noms des métaux : le fer, le platine, le cuivre; les noms des poids, mesures et monnaies du système décimnl: le mitre, le litre, le stère, le franc; les noms des saisons, des mois et des jours : Vhiver, ^automne, avril, le carême, etc.; rependant on dit la miaoût, la mi-janvier, la mi-carême, etc. — Sont féminins: les noms des fêtes : la Pentecôte, la Toussaint; excepté Noifl, carnaval; les noms des sciences : la grammaire, la chimie, la physique.

b) Le genre des noms dérivés est entièrement déterminé par la forme : tous les substantifs formés par le même suffixe sont du même genre.

3. Les substantifs-adjectifs qui désignent des choses c^ncrètef< sont masculins ou féminins, selon le genre du nom sous-entendu : le fossile (corps), un hongre (chey&Y), le liquide (cor^s), le tragique (genre); — une capitale (ville, lettre), ww« canifie (dent), Icf droite (msAn), une initiale Qettré)', — le vulnéraire (médicament)^ h vulnéraire (plante); — un parallèle (cercle), une parallèle (ligne).

Les substantifs-adjectifs qui désignent des choses abstraites sont toujours masculins ou plutôt neutres : le beau, le cotniqu4\ lejitste, le ridicule, le vert.

4. Tous les mots, combinaisons de mots et propositions employés substanticetnent sont masculim : le pour et le contre^ le mien et le tietij le oui, un 8», le qu^en-dira-t-oUy le devatU de la maison.

5. Le genre des noms propres de choses se détermine en général par la forme.

a) Les noms des parties du inonde, les noms de pays et de provinces^ les noms de fleuves et de viUes, sont masculins quand ils ne sont pas terminés par e ou es, et féminins quand ils ont cette terminaison : VAsie^ f., le Danemark, le Piéfnontj le Tyrcly la Ijorraitie^ la Gaule ou les Gaules, Paris, m., Rome^ f., le jRlnn^ le Wéser^ la Seine.

Les exceptions sont nombreuses :

Noms de pays : le Bengale^ le HanovrCy le Mexique, le Péloponèse, le Maine.

Noms de fleuves. S^mt masculins, malgré leur terminaison féminine : 1» les noms des lleuves de la Grèce, de l'ancienne Asie et de la mythologie : le Tigre^ VEuphrate, le Cocyte; 2« le Rhône, le Danube, l'Adige, l'Ebre, VElbe, le Tage, le Tibre, l'Orénoque, le Zambèze, et quelques autres. — Sont féminins, malgré leur terminaison masculine, les noms des lleuves en a ; la Neva, la Plata, la Guadiana, excepté toutefois le Volga, le Niagara.

Noms de villes, i^ Il n'y a pas de règle bien précise pour déterminer le genre des noms propres terminés par es : Athènes, Gênes, sont féminins, mais LondreSy Versailles, sont masculins. 2» Dans les noms de ville précédés de Tarticle défini, la terminaison ne détermine point le genre : le Caire, le Havre, la RoduUle, la Ferlé. 3<> Sont féminins, malgré leur terminaison masculine : Jérusalem, Sûm, Tyr, Ilion (Troie).

Le nom d'une ville est masculin quand il est employé comme nom collectif, nu lieu des habitants de cette ville; par ex. : Tout Rome le sait, c'est-à-dire. Tout le peuple romain le sait. Si, au contraire, on veut personnifier une ville, on en met onlinairement le nom au féminin : Malheureuse Tyr! (Fénelon), c'est-à-dire, Malheureuse ville de Tyr!

S'il y a doute sur le genre d'un nom de ville, on doit le faire pi*ccéder du mot ville: La ville de Londres est extrêmement peuplée.

b) Sont mascidins les noms des montagnes et les noms des chaînes de montagnes employés SMsing^dier: Le Parnasse^ le Jura, le Qiucase; excepté la JungfraUj la Gemmi, etc. Le genre des noms des chaînes de montagnes employés au plurid se détermine en général par la forme : les Apennins, les Balkans, masc. ; les Pyriné-es, les Alpes, les Cévennes, les Carpathes, les Vosges, fém.

E. Nomi dei denz genres

Les noms de personnes ont dans la régie deux formes distinctes pour marquer la diflférence de sexe (§ 65). Sont exceptés les noms dits à genre commun, savoir :

P Les substantifs-adjectifs terminés par un «muet, comme : (un, une) esclave (v. cliap. iv) ;

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