C. Personnes du verbe
Le verbe a des terminaisons persmnielles, qui indiquent, dans chaque temps, si le sujet est de la première, de la seconde ou de la troisième personne du singulier ou du pluriel. Mais les rapports de personne et de nombre sont surtout exprimés par les pronoms-sujets, sauf à l'impératif, dont le sujet reste sousentendu.
Nous indiquerons les pei'sonnes par les chiffres 1, 2 et 3, suivis des abréviations S. pour SinyuUer et P. pour Pluriel; ainsi 5. S. veut dire troisihm personne du i^inguUer,
I^s pronoms pei^sonnels exprimant !o sujet ou nominatif ne sVmploient en latin que quand on veut les mettre en évidence; mais le verbe français a des désinences iHîaueoup moins marquées que le latin pour désigner les différentes personnes, et dans la plupart des temps les trois pei^onnes du singulier ne se distinguent pas les unes des autres^ du moins à Toreille : aime^ aimeSy aime\ aimais, aimais, aimait, etc. ; l'emploi du pronom-sujet devient nécessiiire pour éviter les équivoques : j'atme, tu aimes^ il aime, etc. 1/ancienne langue, cependant, supprimait assez souvent le pronom-sujet, surtout à la 3* personne, et il en a été ainsi jusqu'au XVI* et même jusqu'au XVII* siècle : Je Vadmo^ neste que (tu) employés ta jeunesse. (Rai).). Compaijnons, oyez (vous) rien? (Rab.). Là (il) rencontra \me guaye bergiere (Rab.). Adieu y (jr) vous dis, (Mol. VEtourdi, II, 1).
n. Formes nominales ou impersonnelles du verbe.
1. Outre les modes, il y a deux formes dérivées du verbe, Vinfinifif et le paHicipe, qui ne marquent plus l'affirmation, mais qui tiennent encore de la nature du verbe en ce qu'ils en ont la signification et peuvent en avoir le complément.