Il y a suppression du s de la 1. S. et du t de la 3. S
a) Après un 6 : 1" à l'indicatif présent des verbes en ei- et de quelques verbes en i>- (cueillir, saillir, couvrir, ouvrir, offrir, souffrir) : j'aime, il clianfe, il cueille, il souffre;'^" au présentât) subjonctif de tous les verbes : qtteje rompe, qu'il coure, sauf &re : que je ms, qu'il soif, et avoir : qti'il ait (que j'aie est régulier), enfin à l'imparfait du subjonctif, mais seulemeot à la 1. S. : que je (Jiatttasae, que je fisse, etc.
b) Aprfcj ai et a : 1° au prétérit des verbes en er :je chantai, il chanta; 2° au présent du verbe avoir :j'ai, il a, et par conséquent au futur de tous les verbes, puisque ce temps est composé avec avmr :je chanterai, je roniprai, il partira.
Cependant le t de la 3. S., qui est étymologique, repai'ait dans la forme inten'ogative, et on le place entre deux traits d'union, parce qu'on a cru qu'il était euphonique : Ckante-%^? souffre-i-ili' a-t-il la fih're? patiira-t-il? {^).
2. n y a également suppression du s â, la 3. S, de l'impératif dans les verbes en er : dmine, va; il en est de même des verbes qui, à cette personne, sont tei-minés par e, savoir : 1° cueUlir, couvrir, ouvrir, offrir, souffrir: cuàlle, souffre; Savoir, savoir^ voidoir:aie, sache, veuille. Le préparait quand le verbe est suivi Immédiatement d'vm dea pronoms en et y ; cueilles-en, aies-en, vas-y, etc.; mais on dit veuille enprendre, sache p pourvoir, parce qne les pronoms en et ij ne sont pas compléments du verbe qui précède, mais bien de Tinfinitif qui suit.
13 personnelles étaient ei
SlNCOLIBR, PumiEL,
* personne
chanteraient-Ut, ch antâl-U, '—" boit-U, dort-il, amrt-U,
288 TEMPS DU PUÊSENT § 108
La finale s de la première personne du singulier en français est contraire à l'i^lymologie. Cette pieniiôre pei'sonne n'avait jamais de s en latin : amOj video, lego, audio, et, par suite, dans Tançien français, j'aime^ je voi^ je H, j'oui. Au XIV* siècle s'introduisit Thabitude irrationnelle d'ajouter un s à la première personne et de dii-e je vois^ je [is, j'ouïs.
Le 8 de la 2. S. est étymologique et s'est maintenu partout ; il existe môme à l'impératif pour les verbes autres que ceux en er.
A la 1 . et 2. S. du présont de l'indicatif, les verl)es pouvoir, vouloir et valoir prennent x au lieu de 8 : je peuT, je veux, tu vaux (§ 70).
Le t qui caractérise la troisième personne est étymologique, amat, vid^t, legit, audit, et se trouvail dans l'ancien français, môme à la U* conjugaison : il amety il voit, il lit, il outt.
Los finales ons, ez (z = ts), dérivation régulière de amus, atis, sont celles des verbes en er au présent de Pi udiciitif; elles furent, dès les premiers temps, attribuées à toutes les autres conjugaisons, et on les retrouve les mêmes à tous les temps, sauf au prétérit dont la première personne du pluriel est en mes et la seconde en tes. Ces terminaisons mes et tes se sont encore conservées dans les fonnes verbales où l'accent est sur le radical, savoir sommes, êtes, dites, faites, dérivées régulièrement de êutnus, estis, dicUis, facitis.
Le ent de la 3™« personne est toujours muet, parce qu'il est formé de ant latin, qui était inaccentué. Les verbes être, avoU\ faire^ ainsi que aller, font au présent : êont^ ont, font, vont, formés régulièrement de sunt^ habent^ faciunt, vadunt. Cette terminaison ont est devenue la règle au futur de tous les verbes, ce temps étant formé avec le présent d'avoir .ils chanter-ont (v. § 110).
m. Terminaisons temporelles.
A. Verbes faibles on réguliers.