Il y a suppression du s de la 1. S. et du f de la 3. S
a) Après un e : I^ à l'indicatif présent des verbes en er et de quelques verbes en ir (aieillir^ saiUiry couvrir^ aufn'ir, offrir^ souffrir) :fame^ il chante^ il cueilie, il souffre; 2° au présent du subjonctif de tous les verbes : quejerompe^qn^ïlcoure^ sauf êfre ; qtieje sois^ qu'il soit^ et avoir : qti'il ait (que faie est régulier), enfin à l'imparfait du subjonctif, mais seulement à la 1. S. : que je chantasse^ 9}^'j^ fisse^ etc.
b) Après ai et a : P au prétérit des verbes en er :je cJiantmj il chanta; 2® au présent du verbe avoir :fai, il a, et par conséquent au futur de tous les verbes, puisque ce temps est composé avec avoir :je chanterai ^ je romprai^ il partira.
Cependant le t de la 3. S., qui est étymologique, reparait dans la forme intenogative, et on le place entre deux traits d'union, parce qu'on a cru qu'il était euphonique : Chante-iril ? sùuffre-XrU? a-i^l la fièvre? parfira-iF^l? (^).
2. n y a également suppression du s à la 2. S. de l'impératif dans les verbes en er : domie^ va; il en est de même des verbes qui, à cette personne, sont terminés par e, savoir : l'* cueUlir, couvrir , ouvrir, off rir y sotiffrir: cueUle^ souffre; ^ avoir j savoir^ votdoir.-aie, sache^ veuille. Le «reparaît quand le verbe est suivi immédiatement d'un des pronoms en et y: cueUles-eny aies-en, vas-y, etc.; mais on dit veuille en prendre^ sache y pourvoir^ parce que les pronoms en et y ne sont pas compléments du verbe qui précède, mais bien de l'infinitif qui suit.
•Les terminaisons personnelles étaient en latin :
Singulier. Pi^uriel.
i*** personne o, i, m mus
'2< » 8(8ti) tiê
3* )» t nt
(1) Ce t n'est ni étymolggique ni euphonique, comme Ta démontré M. Gaston Paris : < La grande perturbatrice des lois, ici comme ailleurs, c'est l'analogie. On disait chantenu ils, chantait-il, chantuient^la,chanterofit'ila, chanterait-il, chttnteraient'ila,chantâtM, chantoêserU'ilê: on a dit de môme chante-t-il, parce qu'on disait boit-ily dort'il, caurt-U, est-il, reçoit-il, etc. » (Romania, ISTH, 441).
23(J PLËXIOS' Dr KAIIICAL § H'd
e) La finale du radical peut «DCore subir d'autres chanio^ements; ainsi gn devient h devant une teiiuinaison-cunsonDe : je jjlaiii-g, et le / ou U des verbes alli-r, fuHoir, ndoir et rouloir se mouille devant les t«rminai»ous muettes du présent du subjonctif : aille, faiUf^ ruille, veuille.
3. Quand la finale du radical est une roi/elle, elle reste partout intacte, ce qui a lieu dans un certain nombre de verbes de la 1" conjugaison, comme cré-er, /ni-ei; tu-ey,lon-ev, et dans les seuls verbes rire^ mnihire et esdiiri: de la V : cn-toim, pri-iohK, fii-Ums, loH-iuns, ri-ioHS, coiiclu-îons, etc.
4. La voijefle r'itUcale peut être atteinte dan!* les verbes iiré- ^uliers de trois manières différentes :
II) Comme en français un mot ne peut pas se temiiner par deux syllabes muettes consécutives, on rend sonore le e muet du radical devant toute terminaison atone soit en lui donnant l'accent grave, soit en doublant la consonne (pii suit : weiirr, je méii-ei jeter, Je Jett-f; nous pretionn, qii'H jnenii-e, etc.
C'est pour la même raison Que le e muet de la 1. S. du présent devient sonore et pi-eud l'accent aipu dans la forme interrogative : Aimr-jv'f ateillé-jef II en est de même dans : Himé- Je! ditusé-je! piitgfé-Je! (§ 50).
b) Dans les verbes iiiotirir, poucoir, woiipoir, vouloir, devoir, tenir, venir, seoir et asseoir, la voyelle radicale se diphtongue, ou en eu, e en oi ou le, quand elle est accentuée, c'est-A-dire que l'accent tonique tombe sur le radical et non pas sur la terminaison, ce qui a lieu aux trois personnes du singulier et à la troisitïme personne du pluriel du présent de l'indicatif, de l'impératif et du subjonctif, comme mourir, qui fait au présent de l'indicatif : Je meurs, tu luavir», il «teurf, imm tttom-onn, mus iHûitres, i/s nienreiit; vouloir, qui fait au présent du subjonctif : <pie Je i^wlle, tu ceUiV/cs, il vevulU; nous mnlioHs, vous vouliez, ils reu.illent.
Le radical huv- (^originairement bev-) change de même ii en oi (juaiid il est accentué : je bois, que je boive, etc.
Il y a encore les verbes savoir et avoir qui changent a eu ai dans certaines formes accentuées ou mâme atones :7<^8ai«, A sais, U g^itifai, qu'il Bit, a.yata, etc.
c) Aux temps du passé (prétérit, impar< «bi subÙBiclifd participe jMissé). dont la flexion distingue 1 ^ bes irréguliers des verbes réguliers, la vm coutract«r avec la voyelle de la tem " ou s'élider complètement, je Us-^ '
1.3 voiitnctinii lies verl snivanln ; tj pl-ut de pleav~t>ir d J eni-rt ol il er-ut de eroitre (cr ' '
^ 107 TEKHIXA.IBOXS FËRHOXtfELLKS '2^7