On distingue deux sortes de fiexion, savoir
(1) V. au chapitre du verbe la furmation du futur et du conditionnol.
(2) Max lluUej*, Leruns sur la tvUmee du langage, 8t8.
« ISTRODUCTIOX ^ 8
la inobiljlé du vcrbo, innis qui remiilissenl daiu la proposition les mCmea Tunctions que le subsluiilir et l'udjectir.
f) h'adverbe est ua mot inrariable qui âètemùiie la signification d'un verbe, d'un adjectif ou même â'uo autre adverbe, en y ajoutant uue idée de Heu, de temps, de manière, etc.: Die» eat préneiU partout. Mon frire est jxnii hier. Il est très bon. Ëf/e parle trop vile.
g) La, préposition est uu mot invariable qui sert à Doir deux mot^s et i, en marquer le rapport : Je viens de Londres. Cat w» homme d'esprit.
Il) La conjonction est un mot înTariable qui sert à lier deux propositions et A en marquer le rapport : Il a des yeitx, maïs (7 lie voit pas. Je ih'-Kire qu'// puiie.
Outie ces huit espèces de mots, il y a encore dans le lanf^age (les mots particuliers appelés interjections, par ex. : ah, eh, oh, ho, etc., qui servent il exprimer une émotion sabite de l'âme, comme la joie, la douleur, l'ëtonnement, etc.
2. Le verbe, le substantif et l'adjectif sont les parties essentielles du discours; ce sont des mots d'idée, qui sont significatifs par eux-mêmes, en ce qu'ils donnent la notion ou l'îdfie, c'est-à-dire l'image réflécMe des êtres et de leur activité. De même que lea idées sont la matière ou l'ëtoffe dont se composent nos pensées, de même les mois d'idée $ont la tnatière dont se forme le discours.
3. Les idées se lient les unes aux autres; ces relations ou rapports constituent la forme de nos pensées et s'expriment dans la proposition :
«^ Par la flexion, ou changement dans la terminaison des mots d'idée;
h) Par des mots particuliers que l'on peut appeler mots de rapport- (mots yramiuntiaafx) et qui remplissent dans le âisconiB les mêmes tionctious que les flexions. . .
Ainsi, par exemple, dans cette phrase : Get enfant chérit «• parents, il n'y a que trois idées, exprimées par les mots mfi ""^ chérir etjxirent. Le mot cAmV mai-que par sa flexion (ij laii' tion du prédicat an si^jet et tes rapports de temps et de m de l'action; enfin les mots eet- et ses déterminent ou iudivu lisent les idées enfant et parent par l'exijression d'ui (démonstratif ou possessif) à la personne qui parle. ' dans : Le lièvre crf craintif, le mot est n'exprime j mais un simple rapport, le rapport du prédicat "i port prédicatif).
Certains rapports, pour l'expressiond
$ 3 l..i IXKXION DES MOT.'f !>
raiee n'a pas de foimes de flexion on de mots iiarticnlierâ, Bost marqués par la conutriidioit, c'est-à-dire par l'airangement des mots: C4aar vainquit Pompée. Parlez-vous nUemand? Les r»\}porta ne seraient plus les mêmes, si l'on disait : Pompée minqnit César. Voits parie: aUemand.
Cette dislinclioii lie; moH A"u\^ cl iIl--i mois Je rapivoi'l n'est pas notivelle. Elle répond » In dUtiiiclioii An» mots plettM et des mots vida qui dominait l'ancienne gctunmairG. Ainsi Part-Uuyal distingne tes mots qui «ignilient tes objets des ponséuii (c'est-à-dire nns mots d'idée) et ceux <)ui marquent lu Ibrme et la manière de nos pensées (u'cst-n-dire nos mois de rapport). Mais il i-aiige Aaia ta première classe les noms, les articles, les prononis, les partiel' pes, les prépositions et les adverbes, et dans la seeonde classe les l'erbcn, \i^% i-nnjonclions et les inlegertions. Or, comme le Taisail déjà remarquei', dans le ■lernjer siècle, le Kramninirien Dumarsais. l'article et la prc>position appartiennent à la'iiecande classe /Enciyctopcdie, V .article}. Les verlw!» sont tons des inotj d'idée, saut la copule ilra et les auxiliaires (le temps ou do mode. — IjCs mots de rapport ont aussi éti' appelés mots grammM^caux (G. de Ilamholdt), mots formel* (F. Bccker), mois métaphytiqiiea (E. Renan), etc.
4. La flexion s'opère en français au moyen de finales que l'on appelle terminaisons ou désinences,
\jei itésinenci's, dit Max Mullpr, ne sont ni des e vernissa nées produisis-: par une végétation intime du lBngaf;e ni dessigiies de convention inventés |ionr modirier le sens des mots : ta grammaire comparée démontre qu'elles ont étiorif iiiuii'eniunt des niots indép^îdaiils qui se sont alténïs avec le ttnnps et te sont agglutinés à \n Tm 'les mots auxquels ils étaient juxtaposés. Ainsi tes l>i'mînaisons vprbnies ont été primitivement des pronoms ajouté:) k la fln <lii TerlieO). »
5. On appelle radical la partie dn mot qui reste invariable et qui est motlifiée par les terminaisons. Ainsi naiss est le ladical de naias-om, uaiss-ais, nais»^, naiss-ant, et£.
Il faiit dislinguiT le radical de la racine. On appelle de ce dernier nom l.)nl ce qui, dans une liinfue ou familk de lanfuis, ne peut se réduire à un.^ funne plus simple ou plus primitive. On distingue deux esptVies de racines : lo« raeineA verbales, attrihuihes on prédicalii'eii et lei racines pronominaU» ou tUntoiMlralioei. Les racines rerbnLi sont i:8lt«3i qui marquuat une action ou une manière d'Être du la fiiioii la pins indéterminée, c'est-à-dire en "Ithors <lu lonle indioiition d.' ti>mps, île liuii, du personne ou ilc nombiv. I.es r:icïnrs déraon'lralives sont nulles qoi indiquent simplement l'existence dans cfi'taÎTiM limites plus ou iiwiiia ili'llnics de lumps et d'espae^. linm les langues iQiiiv-eurupéminauri^kiKiiiu f^u^^ive ne peut à elle seule Toi-incr un mot. Ui;>, paritiatM^^^Htl^fl^^HK brflter, Ponr at'oir un snlislanlil' «<•••""* lonUHJ^^^^^^Mn^^^^^^FpnnMfMnnle qnl itélenninAt '^M pfaMitfM^^^^^^^^Srf^^' ^B^nnrrm^e pnr la radnu. Ainsi, pai' B.d^id^ ^ j^^.^ iufr.», luinièn-,
di^rivi'! pronominaux
10 IXTRODUCTIOX Ç î)
a) La flexion nominale^ ou flexion des substantifs, des adjectifs et des pronoms. Elle marque le nombre^ et, dans certains cas, le genre.
b) La flexion verbale j ou conjugaison. Cette flexion marque le mode et le tetnps du verbe, le nombre et \à,personïie du sujet.
Beaucoup de langues, comme le latin ou riillemand, expriment par les terminaisons des noms, appelées cas, les rapports qui sont marqués en français par les prépositions ou par la place des mots. On appelle di'CÎinaisonf dans ces langues, l'ensemble de tous les cas, tant au singulier qu'au pluriel, dans Tordre établi par Tuf^agc.
Quoique notre langue n'ait pas, à proprement parler, de déclinaisons, du liioins dans les substantifs, il peut être utile et quelquefois môme nécessaire de se servir des noms des cas pour désigner en français certains rapports grammaticaux. Nous n'hésiterons donc pas à dii-e quelquefois le nominatif pour le sujet de la proposition, et Vaccusatif pour l'objet qui t^t joint au verbe sans le ^ecoul's d'une pi-éposition. Nous emploierons encore bien plus souvent les dénominations de datif et de génitif \^o\\t distinguer les rapports marqués par les jirépositions à et de,
7. Au point de vue de la flexion, on divise les mots en trois classes, savoir :
a) Le verbe, que l'on conjugue;
b) Le nom (substantif, adjectif, article, nom de nombre et pronom), que Ton décline;
c) liesjxtiiiades ou mots invariables (adverbe, préposition et conjonction), qui n'ont pas de flexion.
Cette division des mots en trois grandes classes, qui remonte à une haute .'intiquité, a été adoptée par Port-Royal et exprimée de la manière la plus précise : «Ces huit espèces de mots, dit-il, en parlant.de celles que reconnaissaient les grammairiens grecs, peuvent éti*e réduites à trois, le nom, le verbe et les particules indéclinables, car Varticle et les pronoms sont des noms, aus^i l»icn que les participes 0). »
8. Les langues possèdent d'autant plus de mots gi'ammaticaux qu'elles sont moins riches en flexions. Les mots qui, en français, servent à marquer les rapports de la proposition sont les suivants :
a) IjQH pronoms ;
b) Les notns de nond)re;
c) Certains verbes, comme le verbe être et les verbes dits auxiliaires;
d) Les adverbes qui ne sont pas formés d'adjectifs, les j)réj)0' imitions et les conjonctions.
\j article, qui manque à beaucoup de langues, est aussi im mot de rapport, mais qui ne remplace aucune flexion perdue.
'.(\s mots de rapport ont été formés de racines pronominales ou démonsci) SouveUe wt^ffiodr pnitr vtii'iier li lanjuc rfrecjur. liv. II, cb. 1.