Les verbes suivants ont le participe faible en u
Férir. Férir, frapper, n'est plus usité qu'à l'infinitif et au participe employé comme adjectif : On prit la ville sans coup férir. Il aie tendon féru. Il est féru de cette fetnme (Ac).
Férir est dérivé de ferire et se conjuguait ainsi : Férant. Je fiers, nous ferons, etc. Fiers, ferons. Que je fière. Je ferais. Je féris. Que je férisse. Féru. Je ferrai. Je ferrais. Tel fiert qui ne tue pas, ancien proverbe.
Issir n'est usité qu'au pai*ticipe passé et aux temps composés : Il est issu ^une ancienne famille.
Issir est dérivé de exire, formé de ea?, hors, et ire, aller.
Vôtir, Ce verbe garde sa finale t et fait régulièrement : Vêtant. Je vêts, il vêt, nous vêt-otiSj etc. Vêts, vêtons, vêtez. Que je vête. Je vêtais. Je vêtis. Que je vêtisse. VêtVL. Je vêtirai. Je vêtirais.
Vêtir, pour vesiir, dérive du latin vesi^e. C'est à tort que quelques écrivains modernes ont employé les formes inchoatives je vêtis au présent et je vêtissais à rimparfait de l'indicatif. Mais, tandis que dévêtir, revêtir, se conjuguent comme vêtir, les composés savants investir, travestir, se modèlent sur finir.
2« CLASSE. — Participe irrégulier en t.
4. Les verbes suivants font leur participe en t en accentuant le radical.
Couvrir, ouvrir, offirir, soufbîr. Ces verbes prennent au S. du présent un e nécessaire pour faire sonner la finale vr ou fr et qui amène la suppression des terminaisons 8 et ^ de la 1. et 3. S., comme dans les verbes en er: Couvrant. Je couvre. Couvre, couvrons, couvrez. Que je couvre. Je couvrais. Je couvris. Que je couvrisse. Couvert. Je coumnrai. Je couvrirais.
Couvrir vient de cooperire, ouvrir, anciennement ovrir et avrir, de aperire, offrir et souffrir de offtrère et sufferére, formes secondaires de offerre, sufferre. Ces verbes, conformément à l'étymologie, font au participe passé cou vert, ouvert, offert, souffert.
B. Vetbei irréguliers en ir.
1" CLASSE. — Prétérit en s.
Cette classe comprend les verbes quérir, tenir et vetiir.
Quérir, dans ses composés acquérir, conquérir, etc. La voyelle radicale e se change en ie quand elle est accentuée dans les temps du présent. Les deux futurs sont formés de l'ancien infinitif querre. (V. acquérir au tableau, § 116). Quérir n'est usité qu'à l'infinitif après les verbes aller , venir, envoyer. Allez quérir le médecin.
Quérir vient de qxusrêre, qui a aussi donné guerre (v. § 122). Le prétérit est quis, d'une forme populaire qumsi pour quœsivi ; le participe quis renvoie de même à quœsUumf non à qusMiUuin.
Venir. La voyelle radicale e devient ie quand elle est accentuée; ce changement s'est même éfendu aux deux futurs avec intercalation d'un d entre n et r : je viens, je vien-à-rai. (V. le tableau, §116.)
Le composé advenir ou avenir a la 3. P. de tous les temps : Advenant. Il adviefU. Qu'il advienne. Il advenait. Il advient. Qu'il advînt. Advenu. Il adviendra. Il adviendrait.
Venir vient de venire. Les anciennes formes de venir au prétérit étaient : je vin, tu venis, il vint, nous vènimes, voua venistes, ils vinrent (vindrentj, de véni, venisti, vénit, venimus, venistis, vénerunt. Les formes modernes sont nées d'une altération particulière de la voyelle radicale, qui, dans le principe, n'atteignait que la 1. et 3. S. et la 3. P., mais qui depuis s'est étendue aux trois autres personnes, d'après l'analogie de la première
Tenir se conjugue complètement comme venir.
Tenir vient de tenêre, qui est déjà tenire dans un texte du IV* siècle. Tenere faisait au prétérit tenui, tenuisti,eic. Mais tout indique que le u était déjà tombé dans le latin \'ulgaire.
2« CLASSE — Prétérit en ut.
Cette classe ne comprend que trois verbes : courir^ gésir ^ qui ont leur participe en u, et mourir, qui le forme avec t en accentuant le radical.
Courir. Les deux futurs sont formés de Tancien infinitif caurre (V. le tableau, § 116.)
Courir vient de currere, qui a aussi donné courre (v. § 122). Le prétérit est courus =currui* pour cucurri, et le participe couru =curùtum*. Le participe cors, corsez= cursus y a, est devenu substantif : le cours, la course.
Gésir. Ce verbe, qui n'a plus de prétérit ni de participe passé, ne s'emploie qu'aux formes suivantes : Gis-ant. Il gH^ nous gisons^ vous gisez^ Us gisent. Je gisais, etc.
Gésir vient déjacére. Dans l'ancien français, la conjugaison était complète et gésir ou jésir faisait giu ou jui au prétérit et geu ou ju au participe.
Mourir. Ce verbe change sa voyelle radicale ou en eu quand elle est accentuée : je nieurs, que je meures etc. Il élide aux deux futurs la voyelle de l'infinitif: je mourrai. (V. § 116).
Mourir vient du latin inoriri, forme archaïque de mort. Le prétérit est mourus z:^tnorui* pour mortuus sum. Le participe passé mort est dérivé régulièrement de môrtuus.
Artide Vl. — VôTbôB en BS.
1. La conjugaison en re comprend 78 verbes simples dont 30 sont des verbes irréguliers.
La conjugaison en re est tout à fait latine; le peu de verbes qu'eUe comprend sont tous déiivés du latin, le plus grand nombre de la conjugaison primitive en ère, quelques-uns de la conjugaison en ère. Cette conjugaison est la seule qui ait conservé la terminaison re de l'infînitif latin, tandis que les autres ont rejeté ce e Anal. La raison en est que, par la chute du e pénultième, le r s*est trouvé rapproché de la consonne précédente avec laquelle il forme une syUabe finale qui, en français, ne peut se passer de voyelle : rumpëre, romp're, rom-pre.
2. Il y a 48 verbes simples en re qui sont réguliers et se conjuguent sur rompre. Cette conjugaison ne se ^stingue de celle en ir que par l'infinitif en re et le participe en u.
VERBES EN BE GonjDgalson du verbe ROMPRE.
Indicatif. Impératif.
Présent. PrésetU.
Je Tu U
Je romp-B Tu romp-B n romp-t Nous romp-ons Vous romp-ez Ils romp-ent
Imparfait,
Je romp-aiB Tu romp-ais Il romp-aît Nous romp-ions Vous romp-iez Ils romp-aidnt
Prétérit.
Je romp-iB Tu romp-iB n romp-it Nous romp-imoB Vous romp-itOB Ils romp-irent
Futur.
Je romp-r-ai Tu romp-r-aB n romp-r-a Nous romp-r-ons Vous romp-r-es5 Ils romp-r-ont
Cofiditiannd présent.
Je romp-r-aiB Tu romp-r-aiB n romp-r-ait Nous romp-r-ioBB Vous romp-r-iez Ils romp-r-ident
La conjugaison en ère était en latin le type régulateur de loutes les autres ; mais non seulement elle perdit ce rôle en français, mais, pour remplacer ses flexions effacées, elle dut emprunter celles des autres conjugaisons, de telle sorte €iu*il ne lui reste plus guère aujourd'hui de forme qui lui soit propre que
Romp-B
Romp-ons Romp-ez
Subjonctif. Présent,
Je romp-e Tu romp-BB Il romp-e Nous romp-ions Vous romp-iez Ils romp-ent
Imparfait.
romp-isBB romp-isBes lA romp-ît Nous romp-iBsions Vous romp-iBBiez Us romp-issent
Participe.
Présetit.
Romp-ant
Passé.
Romp-u
Infinitif.
Présent.
Romp-re
harmonie avec l#l formes accentuées sur la flexion, mais ils ont conservé leur participe fort (g 112).