V-oir
Je verrai.
Je verrais.
Participe présent.
Dev-anl. Val-ant.
Présent de Vindicatif.
Je dot-s.
Tu doi-s.
Il doi-t. Nous dev-ons.
Vous dev-ez.
Us dotv-ent.
Doi-s.
Dev-ons.
Dev-ez.
Je Tu U
Je vau-x.
Tu vau-x.
Il vau-t.
Nousval-ons.
Vous val-ez.
Us val-ent.
Impératif.
Vau-x.
Val-ons.
Val-ez.
Préêent du subjonctif.
doiv-e.
doiv-es.
doiv-e.
Nous dev-ions.
Vous dev-iez.
Us doiv-ent.
Je dev-ais.
Tu dev-ais. II dev-ait.
Nous dev-ions.
Vous dev-iez.
Us dev-aient.
Je d-us.
Tu d-us.
n d-ut.
Nous d-&mes.
Vous d-ûtes.
Ils d-urent.
Je vaill-e.
Tu vaill-es.
U vaill-e.
Nous val-ions.
Vousval-iez.
Us vaill-ent.
Imparfait de Vindicatif.
Je Tu
d-usse.
d-usses.
d-at.
Nous d-ussions.
Vous d-ussiez.
Je val-ais.
Tu val-ais.
Il val-ait.
Nous val-ions.
Vous val-iez.
Us val-aient.
Prétérit.
Je val-us.
Tu val-us.
Il val-ut.
Nous val-ùmes.
Vous val-ûtes.
Ils val-urent.
Imparfait du subjonctif.
Ils d-ussent.
Dev-oir.
Je devrai.
Je devrais.
Je val-usse.
Tu val-usses.
Il val-ût.
Nous val-ussions.
Vous val-ussiez.
Us val-ussent.
Participe passé.
Val-u.
Infinitif.
Val-oir.
Futur.
Je vautirai.
Conditionnel.
Je vaudrais.
Voul-ant.
Je veu-x.
Tu VCM-X.
Nous voul-ons.
Vous voul-ez.
Us veul-ent.
Veuill-e.
V«uill-ons.
V<!uill-ez.
Je veuill-e.
Tu veuill-es.
U veuill-e.
Nous voul-ions.
Vous voul-iez.
Us veuill-ent.
Je voul-ais.
Tu voul-ais.
Il voul-ait.
Nous voul-ions.
Vous voul-iez.
Us voul-aient.
Je voul-us.
Tu voul-us.
Il voul-ut.
Nous voul-ùmes.
Vous voul-ûtes.
Ils ' voul-urent.
Je voul-usse.
Tu voul-usses.
Il voul-ût.
Nous voul-ussions.
Vousvoul-ussiez.
Us voul-ussent.
Voul-u.
Voul-oir. Je voudrai.
Je voudrais.
La conjugaison en oir vient de la II* coigugaison latine en ère, par le changement régulier de é en oi (comme dans soie de seta) ; elle comprend en outre quelques verbes de la III* en ëre, <c Les verbes en oir sont, de tous les verbes français, ceux qui ont la phv'sionomie la plus archaïque. Ce sont ceux qui ont conservé le plus fidèlement la forme sous laquelle ils se dégagèrent, et à la constitution desquels l'analogie a le moins travaillé. A peine s'il en est trois dans le nombre qu*on puisse ranger sous une même loi. Aussi leur conjugaison répond-elle moins encore que celle des verbes en re à Tidée qne nous nous faisons ai^ourd'hui d*une conjugaison régulière. C'est, pour ce motif peut-être, celle qui a fait les pertes les plus nombreuses ; elle ne compte plus que dix-sept verbes simples dont la moitié au moins sont défectifs ou surannés en partie. »
!'• CT-ASSE. — Prétérit en s.
Cette première classe ne comprend que les deux verbes seoir et voir.
Ces verbes ont la même voyelle radicale e, qui devient i au prétérit, mais ils diffèrent au participe, le premier le formant en s et le second en u.
Seoir, usité surtout dans ses composés asseoir y surseoir. Dans asseoir^ la voyelle radicale e se diphtongue en ie au S. du présent et aux deux futurs et partout ailleurs en ey. Le S. du présent a conservé sans nécessité un d étymologique : Asseyant. tTassiedSj il assied^ nous asseyons^ ils asseyetU. Assieds^ asseyons^ asseyez. Que/asseye^ que no^is asseyions, etc. J^asseyaiSj nous asseyions, etc. J'assis. Que j'assisse. Assis. Rassiérai ou fasseyerai. J'assiérais ou fasseyerais. On peut aussi remplacer y par i devant un e muet, conformément à la règle générale : quefasseie, fasseierai, etc.
Seoir, être assis, n'est plus guère en usage qu'à Tinfinitif, au présent de l'indicatif : Je sieds, tu siedsj il sied^ nous seyons, mus seyez, ils seient, et aux deux participes séant et sis (en style de pratique) : la cour d'appel séant à..., une maison sise à... H s'employait aussi autrefois comme verbe réfléchi, se seoir; mais il a également vieilli : on dit s'asseoir. Quelquefois on dit encore, en poésie et dans le langage familier^ sieds-toi. Salut^ vois^ Von fappotie et la taUe et le pain : Sieds-toi. (A. Chén.)
Seoir se dit encore dans le sens d'être convenable, mais ne s'emploie que dans quelques temps et toujours à la 3* personne; la voyelle radicale e se diphtongue en ie dans toutes les formes accentuées ainsi qu'aux deux futurs : Seyant et séant (cette seconde forme est adjectif: Cette pai-ure n'^est pas séante à son âge). Il sied, ils siéent. Qu'il siée, qu'ils siéent. Il seyait, ils seyaient. Il siéra, ils siéront. Il siérait, ils siéraient. — Messeoir s'emploie aux mêmes temps que seoir : Cette cotdeur messied à votre âge. (Ac.) Posture messéante. (Id.)
278 , PRÉTÉRIT EX ua § 126
Dans surseoir, le e devient oi dans les temps du présent : Sursoyant, Je sursois, nous sursoyons, ils sursoient. Sursois, sur* soyons, sursoyez. Que je sursoie, nous sursoyiotis, etc. Je sursoyais, nous sursoyions. Je sursis. Que je sursisse. Surm. Je surseoirai. Je surseoirais. Les autres temps ne sont point en usage.
Asseoir se conjugue quelquefois de cette même manière: J'assois. Assois, assoyons, assoyez. Que /assoie, notis asseyions, etc. J'assoyais, etc; mais aux futurs, /assoirai, /assoirais, sans e. Il Rassoit à V écart, les yeux sur l'horizon (Muss.)
Seoir est formé régulièrement de $edêre; les trois formes que prend la voyelle radicale e sont des difîérences dialectales de la langue d^oîl.
Voir (autrefois veoir). La voyelle radicale est un e qui est élidé à l'infinitif, mais reparaît aux futurs et devient oi ou oy dans tous les temps du présent. (V. le tableau, § 124.) — Les composés de voir gardent aux deux futurs le oi de l'infinitif : je pourvoirai, je prévoirai. Pourvoir fait en outre us au prétérit :/e poîirvus. Dépoiirvoir n'est guère usité qu'à l'infinitif, au participe et aux temps composés : Il ne faut pas dépourvoir de munitiofis une place de guerre. Il s'est dépourvu de tout })our élever ses enfants.
Voir vient normalement de vidére. La forme ancienne et complète est x)€o\r, qui explique le futur verrai, dont le r s'est redoublé pour rendre sonore le e du radical, comme dans enverrai. La voyelle radicale de voir, comme celle de €?ioir, se change en oi à toutes les formes des temps du présent, môme dcvaut les terminaisons accentuées (voyon9 pour véons, etc.) Le prétérit, régulièrement dérivé de vidi, dont le d tomba, Ait vi, ve-is, vit, ve-imes, ve-istes, virent, d*où, par contraction, les formes actuelles. A côté du participe vé^i ou vu, l'ancienne langue en avait un autre vis, régulièrement dérivé de visus, et fort usité dans la locution ce m'est vis,
ii« CLASSE. — Prétérit en us.
1. Les verbes irréguliers en oirde la seconde classe forment, comme ceux en re, deux catégories, selon que leur radical est réduit ou reste intact.