II. Formation des adverbes
1. Au point de vue de la forme, on distingue deux espèces d'adverbes : les adverbes proprement dits et ce qu'on appelle locutions adverbiales,
2. Les adi'erbes proprement dits sont des mots simples, comme o/>, y, M, quaml^ puis, bi^n, t<int, si, etc., ou des mots composés dont les parties ne sont plus distinctes, comme demain, dessus, désonnais, longtemps, etc. Dans le nombre sont les adverbes dérivés en ment, qui fonnent une classe à part, comme fotiementj modérément^ etc.
Envisagés quant à ItMir origine^ ces adverln-s rompivnnent les catégories suivantes :
a] f*es adverbes n'îelleinent simples sont formés d'a<iveîbes latins : où (ubi), y (ibi), là Hllac), en (intle), hors (foras), qui iit* s'emploie pins que comme préposition i\\ J5 liT»), sus (de SMsmn poni* sursum), qui est encoi*e usité comme adverbe dans l'expression courir sus; ailleurs (aliorsum), hier (beri), puis (post), p/u.s (plus), moi/t« (minus I, certes (corie)^ non (non), ^r*>5 (trans), etc.
Près, dérivé il'un adjectif latin employé adverbialement fprcssus, serré contiv), n'est usité que conune préjwsition ; nïais il a un composé presque, qui est toujours adverli*».
Icij çà sont considérés comme des adverbes simples ; mais ce sont en réalité des mots comfiosiis, formés de ecce hic, ecce hac.
Çà et là fonnent les composés deçà, deU't (y. S l«r») ; ct'ans et léans, formés de çà et là et de e/is (intus'i, sont boi*s d'usago.
l/advcrlM! oui, qui sert à Taflirmation, est aussi i)roduit par la composition. Oui ne vient pas du verbe ouïr; c'est le vieux fran^'ais oïL dont voici l'ori^^ine. \ji langue romane du midi de la France avait pour adverbe affirmatif oc, ou aussi o, dérivi' du neutre latin hoc, et signifiant proprement cela. C'est à cette particularité que Tidiome des troubad(?urs devait stm nr>ni de lamine d'oc. Oc était dit par ellipse pour oc es, cela est. L'ancien franrais avait ho, o, mot de même provenance que le provençal oc; au X1II« siècle, dire ne o ne non était