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DE LA CONJONCTION

1. La conjandion est un mot invariable qui sert à joindre deux propositions et à en marquer le rappoi-t : Jl paiera ou «7 ira €71 prison; ou est conjonction.

Conjonction vient du latin œnjunctionem, proprenit-nt union.

2. D'après la forme^ les conjonctions se divisent en conjonctions sim2)les, comme et^ ni, car, donc, nuiis^ qm\ quand^ comme^ si^ et locniions conjonctives^ qui sont formées de prépositions, d'adverbes et de substantifs snivi^ de la conjonction que^ comme lorsque^ avant que, jnsquii ce que^ pÂrce que, jnuAqtœ^ aimi que, de manière que, etc.

Les conjonctions simples coniprenni;nt : 1" les anciennes conjonctions latines ei (et), m(nec), ou (aut), quand iquandoif comme iqiioinodo), si (si), qtie (qui vient de quid ut répond au latin quod et quam)\ *2o les conjonctions qui dérivent de mots latins, mais qui, on français, ont changé do si{;;nincation : tnatê^ OTy déjà expliqués ^§ ll<2), donc (tune), car (quare), qui en vieux fraityais avait conservé son sens originaire de pourquoi: Je ne sais ni car ni comi/K/n/ ; 3* certaines conjonctions aujourd'hui regardées comme simples, mais qui sont en réalité composées de mots distincts : encor emportant y aussi, ainsi, toutefois, déjà expliqués (§ KI2), plutôt (plus tôt, pour polius\ néanmoins, \w\iv uéarU" moins, c'e-st-à-dire ne pas moins (uec ens minus, pour iiihilo minus), et cepetpdant, littéralement pendant cela : Vous vous amuse:, et cependant la nuit vient (Ac).

La forme la plus ancienne de la particule que est quid dans les Sermentê devant une voyelle, dans Eulalie qued devant des voyelles, que devant des consonnes, lies formes renvoient à quid, non pas à quod, (jui se serait, selon toute vraisemhlance, continué sons la forme co. Ainsi le pronom interro^ntif quid, qui en latin déjà était en train de passer à un sens l'elatif abstrait (faciendwn est quid vis, loquere quid velis), a été hansfoiiné en un pronom rehitif neuti*e, puis en une conjonction. Que est un simple mot formel, sans signification sensible, une copule de la proposition subordomiée. Ce mot a aussi été ajouté à des adverbes atin de pouvoir, ave<; Taide de la proposition qu'il introduit, exprimer des circonstances accessoires de la principale. C'est do là que proviennent des locutions nouvellt-s comme avant que, aunsitôt que, etc. •*).

3. D'après le sens^ les conjonctions se divisent en conjonctions de coordination y qui lient des propositions indépendantes les unes des autres, comme et^ mais, ou^ a/r, et conjonctions de sidtordimttion, qui lient la proposition accessoire à la principale. La principale conjonction de subordination est qne^ qui, se joignant à d'autres mots, forme un grand nombre de locutions conjonctives, telles que avant que^ sans que, etc. (V. le ch. XXVI).

4. Il faut distinguer les conjonctions ou, que, quand, si, quoique.

(i> Diez. Gr. III. ^2SKk

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