FORMATION DBS MOTS COMPOSÉS
tir^ éruptiofi, excuser, explorer, immense, inftdper, inextinguible^ inextricable, innwnbraUe, innocent, insolite, instdter, irrujstion, préluder, précipiter, rabougrir, régénérer, etc.
. b) Un substantif, comme dans mBintenir, hôtel-JHen, arc-enciel, ou un adjectif, comme dans bonA^r, coffre-tort, nouveau-«^. Les mots composés ainsi sont principalement des substantifs avec un nombre restreint d'adjectifs et de verbes.
Une espèce particulière de composition est celle qui s'opère au moyen de phrases entières, comme dans coupe-gorge, songecreux, etc. Les mots composés de cette manière sont toujours des substantifs.
La composition n'existe plus aujourd'hui en dehors de ces trois parties du discours : le substantif, l'adjectif, le verbe ; les autres mots composés, noms de nombre, pronoms ou particules, sont le produit de compositions anciennes qui sont devenues stériles et ne peuvent plus servir à des formations nouvelles.
Chaque objet se présente à nous avec un ensemble de qualités diverses dont Tune plus saiillante est choisie pour dénommer la chose. Celle-ci est ainsi désignée par Tune de ses parties dont le nom éveille dans la pensée non pas seulement rimage de cette partie, mais Timage totale de Tobjet. Ainsi à l'origine le mot a une valeur significative (§ t20) ; mais son sens propre se perd peu -à peu, et il devient le représentant exact de l'objet signifié ; par ex. fleuve, qui primitivement était ce qui coule (iluere). Le nom a donc d'abord désigné une qualité que Tesprit jugeait alors fondamentale, pour finir, le sens étymologique se perdant, par représenter l'objet dans sa totalité. Exprimant une qualité, c'était un adjectif ; désignant ensuite un ensemble de qualités, une substance, il est devenu un substantif. Ce procédé de l'esprit, dans le développement du sens des mots, se retrouve naturellement dans la formation des noms composés. Mais ici le substantif éveille une double image, comme vinaigre = vin + aigre, et c'est en quoi ces mots diffèrent des mots simples, où l'on retrouve bien un déterminant, l'adjectif, mais où le déterminé s'annule en se réduisant à la notion la plus vague et la plus générale d'être, comme fleuve dont le déterminé est ce, chose (ce qui coule). Mais bientôt, comme dans les substantifs ordinaires, la double idée qui se présentait à l'esprit s'efface graduellement devant une idée supérieure qui est celle de l'objet dans toute l'étendue de ses qualités; et de même que le substantif simple, en perdant sa signification étymologique, finit par correspondre entièrement à l'idée de l'objet, de même, dans les composés, le déterminant et le déterminé disparaissent pour ne faire place qu'à une seule image. Le composé est devenu simple (*).
2. On doit distinguer les m#ts composés dont les éléments sont fondus ou agglutinés en un seul mot, qui s'orthographie comme les mots simples : plafofid (plat fond), chacun (chaque un), et les mots composés de parties encore distinctes, qui sont tantôt réunies par un trait d'union, comme arc-en-ciel, et tantôt séparées, sans tiret, comme iw à soie.
a) Quand il y a fusion et que les termes composants ne sont
(i) A. Dnrmsteter, Formation des mots composés^ 12.