‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 231 sur 409 · LES MSHBRES DE LA PROPOSITION SIMPLE «S · texte numérisé non relu

LES MSHBRES DE LA PROPOSITION SIMPLE «S

monstre d'iniquité! (Rac). 0 Dieu! confonde Vaudace d Vimposture! (Id.).

Le commandement exige en général que Texpression soit très brève ; c'est pourquoi il est souvent exprimé par une proposition elliptique : Aux armes! Canonniers, à vos pièces! Au roleur! Silence! Feu!

6. La proposition opt<xtive exprime un désir de celui qui parle ou simplement une permission. Le désir se marque dans le discours par le mode du verbe (le subjonctif comme optatif) : Dieu me soit en aide! Vivent les gens cTesprit! Ptiisses-tu réttssir! Ecrive qui voudra, Advie^ine que pourra, La volonté du ciel soit faite en tmde chose ! (Mol.). Puissé-Je de mes yeux y voir tomber lafotidre! (Corn.). Qu^aux accents de ma voix la terre se réveille! (Rac).

Souvent le ton du discours est la seule marque qui indique si la proposition est :

Exp >sitive : Dieu protège la pairie. Interrogative : Dieu protège la patrie f Impérative : Dieu, protège la patrie. Optative : (Que) Dieu protège la patrie.

Article II, — Les membres de la proposition simple.

1. Quel que soit le nombre des mots qui entrent dans une proposition, elle ne peut comprendre que deux termes essentiels., savoir: P la personne ou la chose dont on parle, c'est le sujet; T ce que l'on dit du sujet, c'est le prédic<xt (§ 1).

On peut dire du sujet : a) ce qu'il fait, c'est Vaction ; b) comment il est, c'est la qualité; c) ce qu'il est, c'est l'esp^e à laquelle il appartient (§ 62).

Sujet. Prédicat.

a) Le soleil brille.

b) Il est lumineux.

c) Il est un astre.

L'ancienne grammaire se servait déjà du mot prédicat pour désigner ce que l'on appelle aujourd'hui Vattribut. Le mot prédUcai (prcRdicatumf énoncé) signifie étymologiquement ce qui est dit du sujet, et c'est là son vrai sens dans l'analyse de la pensée. Mais, selon les grammairiens français, dans toute proposition il y a, non pas deux, mais trois parties essentielles : le sujet, le verbe et l'attribut, et le verbe, qui est toujours être^ est réuni à l'attribut dans les verbes dits attributifs y comme j'étudiey j'écris, je languis, etc., qui sont pour je suis étudiant, je suis écrivant, je suin languissant. Ainsi, d'après cette théorie, il n'y aurait réellement qu'un verbe, le verbe être, qui serait le mot par excellence (verbum). Or, il est à remarquer que le verbe éfre n'existait pas dans les langues

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