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Le prédicat nominal peut encore s'exprimer

a) A la place de l'adjectif:

1** Par l'infinitif précédé de la préposition à: Jemisk'pÏBhïf-^ dre. Un trône n'est jmnt à dédaigner (Crébillon).

Plaindre a un adjectif actif en if : plaintif ; mais l'adjectif passif en <»6te ou ible manque, et c'est pourquoi on le remplace par l'infinitif à plaindre dont le sens est passif.

^ Par un substantif précédé d'une préposition: Cela est de rigueur (Ac). Il est de taille à se défendre. E est de bonne humeur. // est d'une humeur sombre. L'herbe était fort à son gré (La F.). Lesblés sont en fleur (J.-J. R.).

L'adjectif fait toujours place au substantif quand il doit être déterminé par un autre adjectif ou par une proposition adjective ; par ex. Les habitante de Pari$ êont très curieux = d'une curiosité excessive = d'une curiosité qui j^ jusqu'à Textravagance. (Mont.).

h) A la place du substantif :

1** Par l'infinitif : Espérer, c'est jouir. Souffler n'est pas jouer.

2^ Par un pronom personnel absolu : Et cet homme ce sera moi (J.-J. R.) ; ou personnel conjoint, savoir le variable : Je me regarde comme la mère de cet enfant : je la sim de cœur, je la suia ixir ma tendresse jx)ur lui (Ac), et le neutre ou invariable: Je ceux être mère parce que je le suis, et c'est en rain que je ne le roudrais jxts être (Mol.); — démonstratif: Le moment du péril est celui du courage (Lab.). Tel est mon sort; — interrogatif : Qui est ton père? Qm^ est-ce que c'est? Quel est ce cri? (A. Dumas). Songez ce que je puis, qui rous êtes, quel est Sapar, et qui^f suis (Rep;n,) ; — relatif: Qu'est-ce que c'est qtê'un peuple en furie? (V. Hugo). Insensé que j'éfah< de croire ù l^tr bonne foi (Ac). I^ fri{)on qu'// est, (^)

3** Par un nom de nombre ou par un pronom indéfini : Ils étaient maie. Ce^ papiers sont tout i>our moitt ne sont rien pof^r toi (V. Hugo).

(1) Selon Diez, 111, 113, 348, qtie est ici conjonction et non pas pronom relatif.

§166 DE l'objet 395

Article VL — De l'omet.

1. 1j objet est le mot qui complète ou détermine d'une manière plus précise l'idée exprimée par un verbe ou par un adjectif: Le cheval aime rhomme, il aspire à lui plaire. Le sage est cofitent de son sort. Le coq chante le matin. Dans le cheval aime V homme, le substantif homme détermine l'action du verbe aime^ qui, considéré seul, marque une soi^te d'action générale et indéterminée.

L'objet, d'objicere, mettre devant, c*est ce qui est placé]devant nous ; le stijSêy de subjiceref mettre dessous, c'est ce qui est place sous notre main. En grammaire, le* terme d'objet s'applique à tout ce qui est pour ainsi dire placé vis-àvis du prédicat (objecturn est) et qui le détermine d*u ne manière quelconque, et dans ce sens général l'objet s*oppose au sujet ; mais l'objet est le plus souvent pris dans un sens tout à fait restreint pour désigner le complément direct ou l'accusatif.

2. L'objet s'appelle tantôt cofriplémefit, tantôt circanstanciel.

a) Le cmnplément est l'objet nécessaire ; il est ainsi appelé, parce qu'il complète l'idée de l'action de telle manière que Tonne peut se représenter cette idée sans l'objet qui la détermine : La souris ronge le fromage.

Si l'on disait : la souris ronge, Tidée exprimée par le verbe serait réellement incomplète ; car l'on ne peut p.is se représenter l'action de ronger sans un objet qui est rongé. Ainsi dans: La souris ronge le fromage^ l'idée de ronge est complétée par l'idée de fromage^ et l'on dit que le substantif fromage complète le verbe ronge, qu'il en est le complément. On l'appelle aussi régime, parce quMl dépend du verbe ou en est régi.

h) Le circonstanciel exprime une circmtstance particulière de l'action qui n'est point nécessaire pour que le verbe ou l'adjectif ait un sens complet : Les grenouilles coassent le soir ; le soir est un circonstanciel, qui précise le temps où l'action de coasser a lieu.

3. Le même verbe peut avoir en même temps plusieuij^ compléments ou circonstanciels, par exemple : La semaine prochaine, pour ta fête, je Venverrai par la poste, à ton domicile, un joli petit album.

4. Plusieurs verbes peuvent avoir un complément commun, pourvu que ces verbes n'exigent pas des régimes de nature différente. Ainsi on dira très bien: Les ennemis assiégèrent et prirent la ville ; mais on ne pourrait pas dire : Les ennemis assiégèrent et s'emparèrent de la ville, parce que assiéger veut un régime direct ; la correction exige : Us assiégèrent la ville et s'en emparèrent. Cette règle s'applique aussi aux adjectifs et aux prépositions; ainsi on ne dira pas: Il est utile et chéri de

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