‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 245 sur 409 · L'apposition peut être · texte numérisé non relu

L'apposition peut être

a) Un substantif. En pareil cas, l'apposition est précédée de l'article quand on veut la mettre en évidence, qu'elle sert à distinguer une personne ou une chose d'une autre personne ou chose du même nom : Solm, l'un des sept sages^ donfiait des lois aux Athéniens (Boss.). Lanwtfe, roracle de cette époque, daigna consacrer ce triomphe (Hugo). Le corps législatifs un corps de cent membres, recevait communication des lois (Thiers),

Mais l'apposition ne prend pas l'aiticle lorsqu'elle sert à déterminer son substantif, à le caractériser d'une manière générale : Henri IV, roi de France, voulait sinrèrement le bien de son peuple. Le triste hiver ^ saison de mort, est le temps du somméildela nature (Buff.). L'apposition a, en pareil cas, la valeur d'un adjectif, et c'est pourquoi elle est souvent exprimée par des noms communs d'origine adjective comme dans ces expressions : wH roi enfant, un soldat citoyen, une langue mère, un arbre nain, etc. : La coidenr lilas est fort agréable (Ac). Il a le repart brusqua et Varcueil loup-garou (Mol.). Peuple caméléon, 7;e?/;rf^ singe du maître (La F. VIII, 14). Les écrivains philosophes ont souvent d'injustes préjugés contre la Prusse (Staël). Je voudrais pouvoir en donner une idée à fe led^furs gens du monde (Ste-Beuve).

L'apposition se rapporte quelquefois à une proposition entière : Sans être sotii de son }mhm, mon père parlait cinq langues, chose que les étrangers admirent en nous (Ségur).

b) Un adjectif ou un jxiHicifm : La jxission , aveugle et sourde, ne voit et n'écoute rien (Rollin). La nature^ plus belle et plus riante, invite aux sentiments le^ plus doux (Picard). Je V adorais vivant, et je lejJeure mort (Coni.).

c) Un pronom ou un nom de nombre : La fotiune nous a persécutés, lui et moi (Fén.). Le roi de Pologne n'eut que le temps d^ monter à cimxd, lui onzième (Volt.).

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