‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 303 sur 409 · Sujets liés jxir d'autres conjotwtions · texte numérisé non relu

Sujets liés jxir d'autres conjotwtions

1 . Quand les sujets sont joints par non seulement . . . tnais encore, le verbe s'accorde ordinairement avec le dernier : Non seulemeyit toute sa fortune^ mais sa rie même courait les plus grands dangers; mais on peut aussi quelquefois mettre le verbe au pluriel en le faisant accorder avec tous les sujets ensemble : Non seulement les épargnes, mms encore le bon ordre font le profit. Non seulement le corps, mais l'&me elle-même se développent par V exercice.

2. Lorsque deux sujets sont unis par les conjonctions comparatives comme, ainsi que, de même que, aussi bien que^ autant que, plus que, non plus que, plutôt que^ ou par la préposition avec, le verbe s'accorde généralement avec le premier sujet : L'éléphant, comme le castor, aime la société de ses semblables (Buflf.). Presque toute la Livonie, avec VEsthonie entière, avait été abandonnée p(tr la Pologne au rai de Suède (Volt.). LVr, autant que les honneurs, le séduira. La vertu, plutôt que le savoir,

500 COXCORDANCE XOMINALE { îil

élève Vhomme, Le goût intellectuel, |>/t^<t peid-être que le goût physique, se déprave par les excès. L'harmonie de Ifacine, non plus qtie la douceur de Virgile^ ^^'amoUit V expression des sentiments qui veulent de Vénergie.

Le verbe se met toutefois au pluriel lorsque la conjonction exprime plutôt Taddition que la comparaison : La santé comme la fortune retirent leurs favetirs à ceux qui eti abusent (St-Evremont). Dans V Egypte, dans VAsie et dans la Grèce, Baochus ahisi qu'Hercule étaient reconnue. i)our demi^ienx (Volt.). Vertumne avec Pomone ont embelli ces lieux (St-Lambert). Ma maison, ainsi que la vôtre, ont été vendues fort cher (Bescherelle).

Le singe avec le léopard

Gagnaient de l'argent à la foire (La F. IX, 3).

3. Après c'est mettant en relief deux sujets unis par et non. mais non, moins (/wé?, etc.le verbe s'accorde avec le sigetsur lequel ne tombe pas Texclusion : Cest l<i vertu, ei. nofi les richesses, qui ennoblit riwmme. Cest le bon sens, et non V esprit et les bons mots, qui fait la valeur moraU des hommes. Ce n^est pas le talent, mais lu fortune qui est honorée dans le monde. Ce nest pas son mérite, mais les protections qui lui valurent de si ffratub hontieurs. Cest bien moins la fatigue que les contrariétés de tout genre qui m^Oïlt dégoûté de mon entreprise.

Article IL — Concordance nominale.

1. La concordance ?/c;w;/w(//^ consiste dans Taccord de Tadjectif, du participe et du substantif.

2. \j adjectif, qu'il soit prédicat ou attribut, s'accorde en genre et en nombre, avec son sujet, c'est-à-dire avec le substantif auquel il se rapporte : Les bains froids sont salutaires. Nous regardions tous deux cette reine cruelle (Fén.). Cet accord est le même pour les mots qui font fonction d'adjectife, savoir : Varticle, les pronoms adjectifs ou adjectifs dëerminatifs. comme mon, le mien, cet, tel, même, quel, quelconque, et les noms de nombre indéfinis ou adjectifs imléfinis qui marquent le nofnhre et non pas la quantité, comme quelque, tout, etc. : Votre conduite est celle d'un inseiu^é. Quelles gens sont<e là? Quels flots de sang poîir elle avez-vous réjxindusl (Rac.)

3. Le jmrticipe s'accorde aussi, en genre et en nombre^ avec le substantif dont il peut être considéré comme l'adjectif: Ils tHnient tous mourants ou morts. Que de services Je lia ai rendus I Les méchants ont bien de la jyeine à demeurer unis (Fén.). Mais le participe n'est pas toujours variable et sa concoixiance

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