‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 338 sur 409 · On ne renforce pas la négation ne · texte numérisé non relu

On ne renforce pas la négation ne

a) Dans les expressions je n'ai gards de^ n'importe^ à Dieu ne plaise^ qu'à cela ne tienne: En te reprochant ta fauie^je n*ai garde de désavotier la mienne (Fén.). S'il n'exige qu^une visite de ma partj qu'à cela ne tienne (Ac).

b) Après les interrogatifs qui et que exprimant un regret on un désir : Qui de nous n'a ses défauts ? Que n^êtes-vous arrivé plus tôt! Que ne m' est-il permis l

c) Devant que (quoi), quand il est pronom interrogatif : Je ne sais quoi. Je n'ai que faire de vos dons (Mol.).

' 5f)4 dp: r/Af'CEN'TUATioy s

; d) Avant ou api-ès deux membres liés par n / ou ne. ,. m

ne boit ni ne ntant/e. Ni votfs ni moi ne le pouvons.

e) Devant la conjonction qne exprimant une restric (v. § 306) : Il n'y a que la prose on les vers ? (ilol.)

2. La négation simple ne suffit encore avec ixfè4œh\ ose a'sser^ sui\is d'un infinitif: Je ne puis me faire. On n'asf? Fa der (Ac). Je nV// osé aller à Samos (Féu.), On us cessait de m mirer (Staël). Mais si l'infinitif manque, jm/s est indispensa I Je ne jH'nx pas. Je n^ose pas. H ne resse pas son Jeu. On ploie aussi j^rs si l'on veut nier plus fr>rtemeut ; on dit du Je ne puis ro/r, at/(tnf mal anx t/enx^ et: JeuB 2^et4^r pas t étant a rem fie,

3. On supprime toujours ims ou point après le verbe uni pris dans le sens de jxjnroir: Je ne saurais en venir ù Ifont. vit ha'f de fous ne saurait lomjfemps r/nv (Corn.). Mais la s pression n'a pas lieu quand savoir est pris dans son vrai se Je ne sais pas Vanglais (Ac).

4. Ne s'emploie encore seul avec d'autres verbes, mais d le style familier et un peu archaïque : Ne bouffez^ je reviens i à Vheure (jMoI.). Le ehien ne himfie (La F.),

D.'ins rancieiiiie langue, lu iirgiition ne sullisait avec toute espèce (K« ve et Ion supprimait volontiers la seconde né(;ntion : Il est adverty que les S ne se contentent (i^ixX. Ménip.). On tronvo encore dans les écrivains du X siècle des phrases comme colles-<M : De tout temps les chevaux ne sont >i*»«;; les hommes (La F. JV. \'^). Tout fut mis en morceaux, un svitl n^en rêcha (M.). Chose {= rien) n'est ici plus commune (Id.).

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