I { 275 DE LA PROPOSITION SUBORDONNÉE
Q 3. La proposition accessoire s'ei^f elle substantive ou adjective, j «elon qu'elle a la valeur d'un substantif ou d'un adjectif. Mais I la proposition substantive, ayant la valeur d'un substantif, peut, comme ce dernier, exprimer un circonstanciel et remplacer un complément adverbial ; on la considère alors comme ' une espèce à part, à laquelle on donne le nom de proposition - adverbiale: Depuis qu'il est guéri (= depuis sa guérison), U a repris toute sa gatté.
Il y a donc ti'ois sortes de propositions accessoires : la proposition suJjstnntive^ la proposition adjective et la proposition ad- ^verbiale.
4. On appelle proposition sréstuntive celle qui a la valeur d'un substantif, et qui en remplit la fonction comme sujet ou comme co^nplément du verbe de la principale. La proposition substantive est dite comrète ou abstraite, selon qu'elle désigne une personne ou une chose réelle, ou qu'elle équivaut à un nom abstrait d'action : Celui ^ui a inventé cette machine était un simple ouvrier. Dieu veuille qu'il guérisse.
La proposition substantive répond à la question qui est-ce quif {qui} ou iju'est'Ce qui? quand elle est le sujets et à la question qui f ou quoif quand elle est le complément du verbe de la principcile : Qui ou qui est-ce qui était un simple ouvrier? — Celui qui a inventé ou Vinventeur de cette fncu;hine, sujet. — Je désire quoif — Qu'il guérisse = sa guérisonj complément direct de désire.
5. On appelle proposition adjective celle qui a la valeur d'un adjectif, et qui en remplit la fonction comme attribut d'un substantif : Ve^ifant qui ment inérite d'être puni,
La proposition adjective B^ii^QilQdétermi'native on explicative, selon qu'elle restreint ou non la signification du substantif auquel eue se rapporte (§ 163) : U élève qui étudie /Vrarfes^^rogrès. Le temps, que l'on perd m se retrouve pas, — Cet élève ^ qui étudie bien, fera des progrès. Le temps^ qui fuit sur nos plaisirs, semble s arrêter sur nos peines,
La proposition adjoctive répond à la question quel? Quel enfant mérite d'être puni? — L'entant qui ment =renfant menteur ; qui ment^ attribut qui détermine le substantif enfant.
6. On appelle proposition adverbiale celle qui a la valeur d'un substantif faisant fonction d'adverbe et exprimant un circmistancid : Je le verrai avant qu'il parte.
La proposition adverbiale porte différents noms selon l'espèce de circonstanciel qu'elle exprime; on distingue ainsi :
a) La proposition adverbiale de lieu : Où la guêpe a passé, le moucheron demeure (La F. II, 16).
h) La proposition adverbiale de temps : Quand la défiance arrive, ramifié disparaît,
AvEKf Grammaire comparée. 38
504 DES MODES DE LA PROPOSITION SrBORDOXXÈE \:
r) La proposition adverbiale de rai4,-^e (proposition '•/«*; Peu (le choi<e nous console, parce que peu de chose noosi flige (Pasc).
d) La proposition adverbiale de buf (proposition finoir?o qu'on vous obéisse, ol^éissez aux lois (Volt.).
e) La proposition vondltminelle^ qui exprime soit la <>•«'.'•' r)ii la supjHfsition : Sente::, si vous voulez récolter. Si Boi n'avait pas été corrompue, leslnirhare.^ HeVmtnmni i^iy. juf/uéf', i^oit la rrsfricfion:Le chat ressent //fe à untiyre saufqi est plus petit.
/') La proposition ronccssire, qui expi-ime la courcj^wn. c" à-dire une circonstance que Ton admet, que Ton concri(,\ en niant la conséquence que Ton punirait en tirer : Qnoi( l'autruche ait des ailes, d/e ne peut jfns voier.
<l) La proposition <wwr?^//îr. qui exprime la manière oui tensité de l'action par Yeffii ou le résnltat qu'elle produit: i lez toujours de façon que l'on vous comprenne. C*y\ est si craintif qu'il s'enfuit au moindre bruit.
// ) La proposition conijHiratire, qui exprime la manière on 1 tensité de l'action par sa comparaison avec l'action d un ai sujet ou avec une autre action du même sujet : JeTainuauX que vous le haïssez. Comme on fait son lit on se cva
Solon qu'ello exprime lo lieu, le temps, la cause, le Imi, la manieiv i»u tensité, la proposition adverbiale répoiuraux questions où. 7 {«and. paurquoi,
quel but, connnent^ à quel detjrè, etc. (Juand le verrai-ju? .IriTi.f
jiarte = avant son départ, rireonstaneit»! «le temps ilu verbe roir.