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L'74 DE LA PROPOSITION PRINCIPALE

b) Par l'emploi de Vinfirntif^ du patiicipe ou du gérondifs qui peut se ramener facilement à l'emploi de la conjonction ou du pronom relatif : // me défend \ de partir (= il défend que je parte). Combien voit-on d'hommes \ vivant (= qui vivent) au jour le jour!

Les conjonctions de subordination, à l'exception de quand, sij comme, sont toutes formées de la particule que jointe à une préposition, à un adverbe ou à un substantif. Cette particule que vient du pronom interrogatif latin quid, qui est d'abord devenu un pronom relatif neutre et a fini par être une conjonction dépourvue de toute signification sensible et servant de simple copule à la proposition subordonnée (§ 139). Ce sens originel de que comme pronom relatif se montre encore quand la proposition introduite par que exprime le sujet de la principale et a pour corrélatif démonstratif le pronom // ou ce placé en tète de la phrase : Il est possiUe qu*/7 vienne. C^est dommage qu'// ixtrte. Il en est de même dans les propositions substantives après de ou à: Il se plaint de ce qu'ow le calomnie, et dans les propositions adverbiales amenées par parce que et jusqu^à ce que; ou trouve même, mais rarement, par cela que. Il faut remarquer en outre que l'ellipse du pronom relatif n'est pas possible, taudis que l'on peut, dans certains cas, supprimer la conjonction que : Je r avoue, j'ai eu toH (= J'avoue qiiej'ai eu to)i). Et j'en mourrai, je pense (Regnard).

2. Chaque phrase de subordination renferme une proposition princi}xde et une ou jdusieurs propositions accessoires, qui se rapportent soit au verbe, soit à un substantif de la principale.

A. De la proposition principale.

1 . La proposition principcde est celle qui ne dépend d'aucune autre proposition. Son verbe peut être aux trois modes, indicatif, imj)ératif et sidjonctif: Je le verrai avant qu'il patie. Aimez qui vous aime. Dieu veuille qu'il guérisse.

2. On supprime quelquefois la proposition principale, mais seulement quand on peut la sous-entendre facilement ; laphi'ase de subordination s'appelle alors phrase elliptique: Quand je pense quil était mon ami! S'il voulait encore me laisser paître! (La F.). Moi, seigneur, moi, que j'eusse une âme si traîtresse! (Corn.). Et quand je pense que j\ti été plusieurs fois demander des messes à ce magicien d' Urbain (Vigny). Ah! si chacun pensait comme moi sur son compte! (V. Hugo).

Mais si jnon cœur encor revoulait sa prison;

Si, tout fâché qu'il est, il demandait pardon . . . (Mol.)*

;■)'.♦::> DE LA VROTOSITIOX SrnORHOXXKE ;

(^ueUiuefois la proposition principale n'est représenter \)(\Y un adjectif ou un adverbe prédicatif : Heureux jtuis mus sertir, A peine si je le connais. Heureusement H a rien r// (Ar.).

3. lia proposition principale peut être intercalée, sous fi de piirv.nihhe, dans la pro[)Osition subordonnée, qui se pré: alors comme proposition principale : Vous ferez hien, je C3 (le ne jilns frérjHcnter cet homme-là,

n. De la proposition subordonnée.

1 , La i)rui)ositi(m (icressnire. api)elée plus souvent snJ^yr^t est celle qui dépend d'une autre proposition, dont elle ex] Tun des membres autre que le prédicat et à laquelle el liée soit ])ar une ronjonrfion ou un [n-onom relatifs soit niêiii un prammi interrogatif (§ 273).

(^uaud on euvisa^e la proposition subordojinée uniqw au point de vue de sa relation grammaticale à la princ on rapi>elle mnjoncfirr, relftl ire ou interrotjottve^ selon qu'el liée à la principale i)ar une conjonction ou par un pronura i ou infcrroffdfif,

2. La i)roposition accessoire ne peut se rapporter qii rerlw ou à un snhMantif,

La ])r()positi()n accessoire a toujours la valeur d'un ad quand elle se rapporte à un substantif: L'éltre qui étudie (= shi(Henj') fera fies jfrofjri's, et d'un suhsfauftf, quand e rappoi'te au verbe : Celui qui a inventé cette mac (= l/invenfrifr de cette machine) est nn habile homme, Da deniiei' cas. la proposition accessoire équivaut a un nom ab d'actiou, si elle est conjcmclive : Je désire qu'on l'adn (== sou admission), Jl faut iravudler pendant qu'on est j( (= jx'udant sa jeunesse)^ (^t à un nom concret de pn\<rtnne < rhosc^ si elle est relative : celui qui défend = le tUfei celui qui garde = le (jardien, celui qui protège = h terfrin\ ce qui me plaît = la rhnse qui me plaît, etc.

ilais toute proposition accessoire ne peut pas .«5e tra< l)ar un substantif ou un adjectif correspondant, parce dans aucune laniç^ue, il n'existe ass(»z de mots pi>ur expi toutes les id^es substantives ou adjectives, par ex. *•///< /rotitc^ (/ni disnife, (jfd médite^ qui rrcftlfe^qui rient ^ etc. CVst tout le cas loi'sque l'idée est né^t^ative, par ex. : Qui n< mot cousent, (iuebiuefois il y a un nom pour la j^ers* celui qui console = le Consolateur, mais non pas i)our la c ce qui i'ousoU',

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