qui pensez-vous ? » à qui vous pensez
Chose : Que cherchez-vous ? —
» A quoi pensez-vous ? » à quoi vous pensez.
Qualité: OutfMemps fait-il? » gueitemps il fait.
Lieu: Où allez-vous? » où vous allez.
Temps : Quand partez-vous ? 9 quand vous partez.
Manière: Comm«n( partez-vous? » comment vous partez.
Quantité : Combien cela coùte-t-il ? » combien cdla coûte.
Cause: Pourquoi partez-vous? » pounguot vous partez.
Le pronom que désig^nant une chose ne s'emploie pas plus dans la proposition substantive comme pronom interrogatif que comme pronom relatif absolu ; on ne pourrait pas dire : Je vous demande qui et que vous cherchez; il faut dire avec le pronom relatif absolu : Je vous demande qui vous diercheZy et avec le pro-
Hélas f on voit que de tout tempe
Les petits ont pflti des sottises des gnsnds (Id. Il, 4).
Il fut démis et l'on tomba d'accord
Qu'à peu de gens conyient le diadème (Id. VI, 6).
On pensait que ce fussent des Bohèmes (Sév.). Je wudm hienixyuvoir vous mander que ma voix est z*evenae (BoiL). J< croyais qii'dle meàiA fermer les yeuxÇldJ). Ceux quivoyaiexAl^ reine d^ Angleterre attentive à peser tmUes ses paroles jXÂgeêiM bien qu'elle était sans cesse souples yeux de Dieu (Boss.)- H soutint que c'était au sénat à juger les atitr es (Mont,). StenauSÊSOSi que ses troupes étaient étonnées (Volt.). Ce tnaffistrat, croyant que ce tumulte ne fût qu'aune querelle particulière^ voulut interposer son autorité (Id.). Son erreur, c^est d'avoir cru qu^un roi pût se résigner (Tliiers). Us pensent que ce soit une sainte en tdm (H. de Balzac).
Après les verbes espérer, promettre^ compter^ s^atfepuirej se flatter, etc., dont Tobjet est une action qui doit se réaliser dans Pavenir, on emploie le futur ou le conditionnel^ selon que ces verbes sont à un temps présent ou à un temps passé : J'espère que vous viendrez tne voir. Je me flatte que ce dégoût et cHU lassitude n'aMTont point de suite (Rac). Tout le fnande s'attendait que le zèle des prélats éclaterait encore plus fortement qw celui de tous ces curés (Id.). L'Angleterre compte que chaque Aommt fera son devoir (Lam.).
Supposer sigJïi&SLJït présumer régit l'indicatif; dans le sensde faire tint supposition, il est ordinairement suivi du subjonctif: Je suppose qu*il sera bientôt las de ce genre de vie (Ac). Jt suppose qu^HU moine est toujours charitable (La F. VII, 3). Supposons qut cela soit, quelle conséquence en tirez-vous? Jt veux bien signifie ^Vî suppose et veut aussi le subjonctif: Je veux bien qu'il ait tort.
Les verbes comprendre, présumer, ainsi que les expressioBï^ an dirait, on croirait, peuvent être suivis de l'indicatif ou dû subjonctif: Jl comprit que F inconstance de la fiation avait htsoin d\in frein (Mass.). De sa fortune colossale le bonliommeGOïïïr prenait que, lui vivant, rien ne passât à sa famille (A. Daudet). — On doit présumer que vous connaissez la marche naturde du cœur humain (J.-J. R.). Tous présument quUl ait un grand sujet d'ennui (Corn.). — On dirait que ce fleuve est le génie t^dilaire de VAllonagne (Staël). Vous diriez qu'il ait PoreUle du prince ou le secret des ministres (La Br.).
Conclure peut se construire avec que : Je conclus qu'î/ faut qu'on s'entyaide ÇLsiF.YIIl, 17), mais aussi avec à ce que: L'avocat conclut à ce qu'on re^nU la cause à huitaine.
La proposition amenée par c'est-à-dire que remplit toi^jours
§ 288 PROPOSITION OBJECTIVE 6l7
la fonction de complément direct de dire et doit avoir son verbe à l'indicatif: Vous refusez mes offres; c'est-à-dire que tout ce qui vietU de moi vous est odieux (Ac). C'est donc à dire que vous ne voulez pas obéir (Id.).
Les expressions txnci et voilà^ dans lesquelles entre le verbe voir à Fimpératif (§ 88) sont en réalité des propositions principales qui peuvent être suivies de qm avec l'indicatif: Voilà qti'il arrive. Voilà qu'un corsaire de Jalé fond sur nom et nous aborde (Volt.).
A propos de voilàj nous croyons devoir noter ici la remarque de Littré : Au lieu de ne voilà pas, voilà pas, on dit aussi : ne voilà't-il pas, voilà^t'il pas: Voilà-t-il pas monsieur qui ricane déjà (Mol.). Ne voilà-t-il pas cet abomi-' nable ?iomme qui me cite Newton? (Volt.). La seule tournure correcte est: ne voilà pas, comme dans cet exemple : Eh bien I ne voilà pas de nos emportements! (Mol.) ; l'autre est un barbarisme introduit par Tusage. Là, qui est dans voilà, ne comporte pas le t euphonique. Le barbarisme consiste à avoir traité voilà comme un verbe (par ex. va-t-HJ et y avoir joint le < euphonique et le il des verbes impersonnels.
b) La proposition principale est négative. Il faut distinguer les cas suivants :
P La négation est marquée par l'adverbe ne. Le subjœwtif est de règle : On ne m'a pas dit que V affaire se soit passée ainsi (Mol.). On ne s'apercevait presque pas qu'wi parlât à une personne si élevée (Boss.). ^! je ne croyais pas qu'U fût si près dHci (Bac). Ses premières comédies ne laissaient pas espérer q\é!il dût aller ensuite si loin (La Br.). Le jeune prince plein dlionneur ne pensait pas qu'ilyeiiXune morale différente pour les rois et pour les particuliers (Volt.). N'espérez plus aZors que Von vienne à votre aide (Ponsard).
Mais Vindicatif est assez fréquent, surtout s'il n'y a point de doute sur la réalité de l'action : Je ne croyais pas qu'il viendrait sitôt. U ivrogne ne réfléchit pas que la boisson détruira sa santé. Ne dites plus, monsieur j que vous craignez de ne m'awir pas assez bien entendu (Boil.). Il ne pouvait se persuader qu'il leur était importun (La Br.). Les alliés ne savaient pas qu'ufi long abus de nos forces eti syaît presque tari les sources (Thiers). L'extrême dissemblance des mots ne prouve nullement que Vun ne vient pas de Vautre (Ampère).
2** La négation est déjà contenue dans le verbe de la principale, comme dans douter^ ignorer j nier^ disconvenir^ démentir^ contester^ dissimuler ^ désespérer^ etc. En pareil cas on emploie le subjonctif: Je nie qu^U y ait des revenants. Je conteste qu'il en soit ainsi. Je doute qu^une si grande perfection soit dans la nature humaine (Mol.). J'ignorais qu'dle fût comédienne (Les.). Il dissimule qu'il eût part à cette action (Girault-Duvivier).
r.L'lJ PROPOSITIOX OBJECTIVE
prévoir que César se fût amusé à sa guerre cT Alexandrie, A raintt ixis fait la paix (Mont.). — Li^huiicati'f: Mon a«u*, s trouvez que /ai fait mon devoir-à propos^ pardonnez à Mf.^
(Aupier).
3. Après les verbes qui expriment un acte de la r coinine wtdoir^ aimer^ préférer^ désirer^ prier ^ ^-r/<;^, ri'M mérihr, jH'rmeffre, défendre^ etc., on met toujours le ^nk à la seule exception des verbes qui expriment une ré»jj Je veux quil parte. Il aimait qu*opi lui dit fa vérité.
Après les verbes qui expriment une ré^ution. tels (j >v7r/', dérider, décréter^ résoudre^ etc., on emploie Vindicnti le futur ou le conditionnel, selon que ces verbes sont teuips présent ou à un prétérit: Le sépiat orûonuA que h de Régulai serait cultivé aux frais rie la répuMique.
a) Verbes exprimant une rolonfé directe pour on contr roir. désirer, souhaiter, demander^ commander^ exiger^ j)rier^ etc. ; — aimer, préférer^ faire^ avoir soin^ etc. ; — f/arder, drr qurde^ empéeher^ éviter, etc. : 'Voûloz-vous fpi'il vive mit*'^ (La F. X, 0).
Son fUs prétendait pour cela
Qu'on le dût mettre dans V histoire ( Ln F. VI. 7).
Je souhaite que cet accord se fàsse au jifus toi (Eac. mande-^o/{ à des béliers quils n'aient pas de cornfs'f (L Le roi de Prusse lui fit proposer alors qu'elle lui cédât I
lies verbes dir*\ écrire, lutcudre^ prétendre, arertir^ m crin\ sont pris quelqut^foisdans le sens de couloir et dema le subjonctif; ainsi dans la phrase suivante : Dis-lui suis empoché et qui! revienne une autre fois, le veri exprime en premier lieu un jugement (verbe déclaratif). suite une volonté; c'est pourquoi il demande l'indicatif d première proposition subordonnée, et le subjonctif dans conde : Je lui ai écrit que son ami était de retour, Ec: (///'// revienne. — J'entends 7*/'// vient. J'entends 71 me teniez jHtrolf, — Jr prétends que cela //'est jnts v prétends hitu quil me cède. — Je vous avertis tpril retour. Avertissez-/;? 7//*// remplisse mieux ses deroirs, lui ai mandé que tout était prêt jmtr le recevoir. Je mandé 7/^// vint. — // crie aux oreilles de tout Ir nunuh lui a fait uue injustice. On a crié à son de trompe que chua à remire ses ormes (A(\).
Après le verbe emjHcher et après l'impératif des verbes