HIATUS PRIMITIF DANS LES MOTS SIMPLES
a) Le a bref ou long reste, ou plus généralement s'affaiblit en e muet : cambfscum chenms, canàhdria chenmère, immicum p. hnmicum enné?mi, orfàninum orphenin* orphelin, ornâméntum ornement, imperâfâreni empereeur*, etc.
b) Les protonîques e, iy o, m, brèves ou longues, tombent : //bèrdre livi'er, bonïtàteni bonté, capitale cheptel, coUôcdre coucher, comjmtdre conter et compter; — t'erécrfwrfMï vergogne, dormUàrium dortoir, consobrinum cosôhrinum cosin* cosrin* cousin, matûJtinnm matin. Elles restent sous la forme d'un e muet quand elles sont protégées par un groupe de consonnes qui les précèdent ou les suivent : perëgHnuni pelegrin pèkrin, quadrîfârcum carrrfour, pefrôsHinum peresil* persil, papiliôneni pavillon; — sKspîciônem sospé'çon* soupçon, latrôcinium larrf?cin* larcin, caténionmi chaegnon* chaignon* ch/gnon.
Voici la raison de ces lois. Quand le mot a deux syllal)es avant la tonique ; boni-^àteni^ cana-bnria^ conso-brinum, la première de ces deux syllabes a un accent secondaire : bôni-^ câna, cônso-, tandis que la seconde est atone. Celleci, par rapport à Taccent secondaire, se trouve dans une situation analogue à celle de Tatone finale par rapport à l'accent principal. De là Tidentité des lois qui régissent la protonique immédiate et la posttonique finale. De là encore dans les trissyllabes paroxytons, comme venire, «opdrem,etc., le maintien de l'atone initiale qui ne dépend pas d'une syllabe antérioure portant l'accent secondaire. De là aussi le maintien de la protonique en position, qui ne doit pas plus tomber que Tatone Anale en position : dman^, amàvissent donnent aiment, atmassent; de même jûvenfijcéllwn donnera jouvenceau.
Ces lois phonétiques sont contrariées par deux sortes d'actions analogiques, l'influence exercée par la forme des mots simples sur celle des dérivés, Tinfluence exercée par la dérivation de la conjugaison la plus usuelle (en er) sur la dérivation des autres conjugaisons (<).