La linguale forte T forme les groupes suivants
— tt reste intact ou se simplifie : giitta goutte, giUtur goitre, cattus chat.
(1) Le V. fr. avait pac/ie (romand paça), de pactum, auj. pacte. On lit dans Montaigne : « Soliman, de la race des Ottomans^ race peu soigneuse de l'observance des promesses «t des paches. »
— tr. Le t tombe, souvent avec redoublement du r : frcUrem frère, «u^r ire nourrir, vit mm verre. Après une consonne, tr reste : aU(e)rum autre, ostrea huître, mitt(e)re mettre.
— tl. Ce groupe s'est converti en d par assimilation incomplète, d'où vocalisation du c et mouillement du l : sU(u)la sida seille, vd(u)lus vieil, dud(i)le* douille. — Le t tombe sans mouillement dans : rGt(u)lm rôle, crot(uJlare crouler, perudiu)lare brûler. — Le ^ s'assimile à l dans 8p(U(u)la espalle* d'où épaule. — Î7 se change régulièrement en tr dans capU(u)lum chapitre, et dans tous les mots où il est protégé par une consonne : epist(o)la épître, pulpit(u)lvm pupitre, cari(u)la chartre, volf(u)lare voutrer* vautrer.
— tn, tm syncopent le t même après consonne : plat(a)nus plane, abroi(o)num aurOne, rd(i)na* rêne, rliythmus rime, tesit{iy monium témoin, pect(i)nare peigner.
— tj : plateaplatja flsice^ puteare puiser (§ 28). Après w, le t tombe et^" devient chuintant: linteum linge (qu'on tire aussi de lineiis).
— ts devient z dans lat(u)s lez, ad-sat(i)8 assez, afnat{i)s aimez.
— tv syncope le v : qimtuordecim, c'est-à-dire quatvordecim quatorze.
— te se résout en ch ou g chuintant : forfnat{i)cum fromage, peH{i)ca perche, nat(i)ca nache* nage, 8ilvat{i)ctis sauvage, mast(i)care mâcher.
— td syncope le t : nit{i)dus nid.