La gutturale douce G forme les groupes suivants
— gr. Le g tombe : frig(e)re frire, ou se vocalise : leg(e)re lieire* lire (§ 25), nigrum neir* noir, fragrare flairer. — Après n ou r, gr se réduit à r, d'où le groupe n')\ ou //*, qui appelle un d euphonique: cing(e)re cein're* ceindre; — 8wr^(^e)re sourt/re.
— gl tombe ou se vocalise : fmg(i)li8 fraile* frêle; avec / mouillé : vig(i)lari veiller, coag{u)lare cailler. — Précédé de n ou r, gl reste : cing(u)la sangle, marg(u)Ia marne (le l est devenu w), mais ang(e)lm est devenu ange.
— gn. A la médiale, g reste avec la valeur d'un i consonne qui mouille le n d'une manière tout à fait analogue à gl dans cailler de coag(u)lare : insignare* enseigner, ou il tombe : assignare asséner, cognoscere connaître, accogn(i)f^re* accointer. A la finale, (/se vocalise en i ou tombe, quelquefois avec un (/final qui ne se prononce pas : pugnus poing poui' poin, signum seing p. sein, stagnum étang, betUgnus bénin, maUgmis malin, mais SM fém. régulièrement gii : bénigne^ maligne,
— gm syncope le g : pignietitum piment, ou le change en un l qui se résout en u : sag^na salma* sàuma* somme (dans bête de somme).
— gs résout le g en / : niag(i)8 mais.
— gv laisse tomber le v : ling\4a^ c'est-à-dire lingm langue laftguere languir, mnguis sang.
— gt, gd. Le g se vocalise en i : dig{ï)iu$ deit* doit* doigt, cog(i)tare cuider* (d'où mtrecuidance)^ rigipjdxis roide* raide, frig{i)dus froid. Dans les mots suivants il y a assimilation incomplète du y, qui devient n ou /; ce dernier se changeant régulièrement en u : amygdala amande, ^warajfdti^émeraude (esp. esmeralda).