La douce B forme les groupes suivants
— bb dans ; ablxitem abbé, sabbati dies satnedi (*).
— br devient vr : labrum lèvre, libra livre, librum livre, fabrnm fèvre* (dans orfèvre), ou le b se vocalise en u : abrotuniim aurone, fabr(i)ca fatirca faurga forge (^); de là le futur f aurai p. avral; ou enfin le b tombe : scrib(é)re écrire, bib(e)re boire (v. fr. howre), Br se change en U par dissimilation dans cribrum crible^ Il se maintient après m : umbra ombre.
— bl reste : t^b(u)la table, oUitare oublier, ou devient ffl : sib(i)lare siffler (*), bub(a)lus buffle, ou se change en td par la
(1) Chétif, comme l'it. cattivo, a signifié captif, puis foiblc, misérable.
(2) Le provençal, renversant les termes, emploie dissapte (dics sabbati); de même en ix»mand desando,
(3) Dans les noms propres on trouve quelquerois le même mot avec les formes br, vr ou ur pour représenter le br latin : Fabre, Favre, Faibre^ Fèvre, Le Fèvre, Faure^ etc.
(4) «Si^Uore se trouve déjà dans le latin populaire. Le vieux ftnnçals avait aussi 8ibter„ prov. siblar, romand sïibliar.