U. Le û devient ou en français : vurban fourbir
Quand le u est long, il persiste intact, comme en latin : brut bru, frrtîn brun, drûd dru, v. norois Mn hune, scûm écume, scûra écurie, sûr sur (acide).
6. AI. A cette diphtongue gothique correspond d'ordinaire le V. h. ail. ei ou e, qui en est la condensation; mais beaucoup de monuments conservent ai, qui est aussi très fréquent dans les chartes franques du VP au -VIII* siècle. Le français, comme l'anglo-saxon, ne fait ordinairement entendre dans ai que la voyelle accentuée : eivar afre, weidanon gagner; ai et e dans laido laid, néerlandais heister hêtre.
7. AU. La diphtongue gothique au, en v. h. ail. ô, ou, vieux norois au, anglo-saxon ed, a été traitée à peu près comme le au latin et est devenu en français o, o/, ou : hônjan honnir, louba loge, roubon ratéare* dé-rober (le substantif verbal rauha a donné robe, produit du pillage, dépouilles, d'où postérieurement le sens général de vêtement, qui s'est spécialisé au sens de robe proprement dite), goth. kausjan choisir, homca houe.
Consonnes.