VOYELLES SIMPLES
colamna, somme de «umma (§25). Il y a quelques mots où, contrairement à la règle, leo accentué vient: !<> de o bref libre: école de 8chola,étole de stola, vole de volOy rose de rosa^ ou de o long en position : noble de nobfijlis; 2° de u en position : orme de u{mu«, Sforge de gurgitem, viorne de vibvkrnum^ grotte de gruptaf mot de tniiltu«, roc^ de rupea, noce de nuptia (^). Il faut encore i^outer flot de /Iac<u«, ro< de mctU9, où ucf, qui aurait dû donner uit (§ !fô), est devenu o< par l'analogie des verbes flotter, roter.
6. I; quand il se prononce, a toujours le même son; mais, précède d'une voyelle et suivi de U ou/, il est i consonne (i/) et ne sert qu'à mouiller le /, comme dans pa-ill-e, ba-il.
Jje i français vient : I» de i long accentué, soit libre, soit en position : ami de amicus, écrit de acriptus (§ 25); 29 de e bref accentué suivi d'une gutturale, le e donnant ie et la gutturale se vocalisant en t, d'où iei, qui s'est simplifié en i : Ht de loctus, clûc de decem (g 25); 3<> de i ou de e atone : image de imaginemy crier de qu[i)ritare, ficelle de fllfijcellum, ivraie de ebriaca, ivoire de e6oreus, lion de loonem (§ 27).
7. U, quand il se prononce, a toujours la même valeur phonétique, sauf dans quelques mots savants où, précédé de j ou ^ et suivi de a, il a le son de ou, comme dans équatmr, lingvLol
Le u français vient : !<> de u long accentué, soit libre, soit en position : aigu de aaitua, nn de nwius, mur de mixrua, juge de jvidfijcem^ (§ 25) ; — 2^ de u atone '.humain de hnmaniu, et par exception de i atone : fumier de fimarium, buvait de bibebat (g 27).
8. L'orthographe actuelle conserve, par raison d'étymologie, les lettres a, o, e, u, dans quelques mots où elles ne se prononcent pas.
' La lettre a ne sonne pas dans les mots suivants : ^joût, aoâteron, toeist, tod^erj et dans quelques noms propres : Ajoste, SdAne, etc. Dans aoûfer, verbe dérivé de août, a est sonore.
Le 0 est nul dans faon, paon, taon, et leurs dérivés, et dans quelques noms propres : Laon, Craon, etc.
Le e est nul dans un certain nombre de mots, tels que : seair et ses composés, Jean, Caen, heaume, épeautre, et les mots terminés en eau et leurs dérivés, comme jpeaw, j^e^rnsse^'/e; etc.
Le u est nul dans quelques mots où il est placé après q ou g, devant a, o : réliq\xat, quantité, quolibet, quasij quaterne, aiguade.
Il ne faut pas confondre avec les voyelles nulles celles qui sont employées comme lettres aerviles, pour donner à une consonne telle ou telle prononcia- .lion, comme dans pigeon, guide (v. § 54).
(1) Quelques-unes de ces exceptions sont expliquées dans IVtudv citée de G. Paris, HomaiiM, p. 38 et s. Ainsi gurgitem avait donné dans l'ancien français, outre gorge, la forme gourt, beaucoup plus usitée que la forme gort (in\>v. gorc, romand goar, flaque dVau, gouffre).
B. Voyelles combinées.
Les voyelles combinées sont de deux espèces : 1"^ les diphtangues anciennes^ dont les unes, comme ie^ oi, ui, expriment un soncampasé, c'est-à-dire deux sons émis en un seul temps, tandis que les autres: ai, ei, au, ou, eu, n'exprimant plus aujourd'hui qu'un son simple, ne sont composées que pour les yeux et non pas pour l'oreille, c'est pourquoi on les appelle aussi monophtangues; — ^ les diphtongues impropres^ qui sont des combinaisons accidentelles nées d'une synérèse, comme ta dans diaUe.
Les diphtongues font entendre deux sons-voyelles distincts en un seul temps, c'est-à-dire en une seule syllabe. Le changement qui doit s*opérer dans la position des organes pour passer d*uAe voyelle à une autre, se fait à la vérité en un seul temps, mais il demande évidemment une plus longue durée que pour la pronondation d'une voyelle simple ; c'est pourquoi toutes les diphtongues sont longues de leur nature. Mais, dans la série i, e, a, o, u, les sons moyens e, a, o, peuvent seuls se joindre de cette manière avec les sons extrêmes i et u, parce cpie le passage d'une position indifférente à une position différente peut seul avoir lieu dans un seul temps; il ne peut donc y avoir d'autres diphtongues que les suivantes : ai, ei, oi; — au, oUy eu. Chaque changement dans une direction inverse, par ex. i-a, u-a, ou «entre deux positions différentes, par ex. i-u, demande deux temps, par conséquent deux syllabes, comme dans di-adème, du-alité, ou bien la première voyelle se transforme dans la spirante correspondante, si les deux sons doivent se prononcer en un seul temps, par ex. diable, où i est devenu y. Quoique dans la prononciation les diphtongues soient formées par la fusion de deux sons, on ne peut cependant pas dire que les diphtongues aient réellement été produites par la réunion de deux voyelles originelles, par la raison qu'une syllabe n'a jamais qu'une voyelle, et qu'en général l'émission de deux voyelles ne peut se faire en un seul temps. Nous voyons plutôt les diphtongues naître partout de l'élargissement d'une voyelle simple, comme ie de e dans fiel de fel, oidee dans avoine de avena, ou de la résolution d'une consonne en une voyelle (i et u/, comme dans fait de foetus, taupe de talpa.
Les véritables diphtongues ont toujours l'accent sur la première voyelle, elles ont à peu près partout le même son et se divisent en deux séries, selon que la première voyelle est i (ai, ei, oi), ou u = ou français (au, eu, ouj. Cette double série, qui était complète dans la langue grecque, se retrouve dans la plupart des langues romanes, par ex. en italien et en provençal. Il en a été à peu près de même dans le vieux français, mais il n'existe plus dans la langue actuelle de diphtongues proprement dites; les anciennes diphtongues ai, ei, oi, ie, au, ou, eu, après avoir subi un grand nombre de variations dans la prononciation, sont toutes devenues monophtongues, soit que les deux voyelles ne forment plus qu'un son simple [ai, ei =: e, au = o, ou = u latin, eu = ô allem.), soit que la première voyelle n'ait plus l'accent et se confonde pour le son avec la spirante correspondante (y ou v), comme ie dans fiel, où i est devenu y et mouille en quelque sorte le f qui précède immédiatement, et oi dans foire, où oi =ue, ua ou va, o étant un son intermédiaire entre u voyelle et v consonne. Il en a été de même des combinaisons ui, oe, ue, dans lesquelles la voix appuie sur la seconde voyelle : suivre, moelle, écuelle.
2. Le frAwa, qu'on appelle aussi diérèse, est un signe formé de de deux points; il se place sur la voyelle i (sure et w dans quelques noms propres) pour indiquer qu'on doit la prononcer sépa-
InS DIPHTONGUES ÀNCIKXNKS § 47
rément d'une autre voyelle qui la précède immédiatement, et avec laquelle elle formerait, sans cela, une monoplitongue ou une diphtongue : haïr, naïf, ouïr, héroïque^ égoïsie, coïncider^ païen, aïeul, Isaïey Israël^ Noël, Saul, Antinous. On met encore un tréma sur e de cigiië^ etc, (v. § 54 ). Lorsqu'une des deux voyelles peut prendie un accent, le tréma est inutile et l'accent est de* rigueur, comme : athéisme, Israélite, aérer, diète, aloès^ poète, poèine, poésie.
Âiitrerois le tréma se plaçait surtout sur e Tonnant diphtongue avec une voyello précédentu; ainsi les mots moelle, iroèiie, et beaucoup d'autres, s'écrivaient avec un tréma sur e.