Diphtongues impropres
1. Certaines combinaisons accidentelles de voyelles, nées par suite d'une synérèse, font entendre deux sons distincts. Ces deux sons peuvent se prononcer en une seule émission de voix, comme dans diable, et alors ils forment ce que Pon appelle improprement une diphtongue; ou bien ils se prononcent en deux temps, c'est-à-dire par une double émission de voix, comme il ni-Gj et alors ils forment un dissyllabe.
L'usage seul peut apprendre quand une combinaison de voyelles est diphtongue ou dissyllabe. Cependant on peut poser les deux règles suivantes qui s'appliquent à un grand nombre de cas :
a) Si le radical d'un verbe est terminé par un i, ce t ne peut point former une diphtongue avec la voyelle de la terminaison ; il en est de même dans tous les dérivés du verbe. Cette règle est sans exception : ni-a^ ni-éj etc., qu'on prononce ni-ffa^ ni-yé^ en intercalant un y pour éviter l'hiatus. Ainsi fier^ adjectif, est diphtongue, tandis que fier (pr. fi-yer)^ verbe, est dissyUabe.
b) Deux voyelles dont la première est un / ne peuvent point former de diphtongue lorsqu'elles sont précédées d'une consonne composée : boudi-er, sangli-er.
2. Des deux voix qui forment la diphtongue, la première, ou préjxmtivey est la plus faible; la seconde, ou postpositive^ parait donc déterminer le son dominant dans la diphtongue. Les diphtongues peuvent toutes se ranger dans les catégories des deux prépositives i et u (ou).
a) Les diphtongues ayant î ou yod pour prépositive sont, outre ie (§ 47), ia, iai, io, ieu : fiacre^ niaiâ, fioley dieu, etc.
b) Les diphtongues ayant u (ou) pour prépositive sont, outre oi, vd, dont nous avons parlé (§ 47), ue, oa, oa^ oui, oue
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{ouat)j oua : écuelle^ utoeUe^joeLilïierj fomae^ fouetter y ouai.s', ouaJe. Dans ces diphtongues la première voyelle a le son iVmi u ou ou atone, son qui se rapproche de celui du ir anj^lais.