V .• ve étuve
n mouillé .... qne cygne.
b) h be bombe.
p pe pompe.
g gue rogne.
C que raunue.
c) d de horde (il).
t te porte.
I se rose.
» (zej rbronze).
8 se, (use) .... dense, rosse.
» ce force, exercice.
n ne âne.
m me Ame.
d]t f tuf.
r r mer.
» re mère.
1 ï ...... . sol.
M le saule.
1 mouillé . . . . i/ sommeil.
» .... Mie sommeille (il).
<1) En pareil cas le <? muet n'est pas étymoIoKi<ni<*i mais paragogiqiic et n'a d'auti*o fonction que de faire entendre la consonne prêcéUiMite inii, privée de ce e comme \'oyelIe d*appul, serait complètement nulle dans la prononciation (| 23).
Ce tableau donne lieu aux remarques suivantes :
a) Les consonnes^'tm^, ch^ v et gn ne se présentent jamais à la fin des mots sans un e muet. Almanach n'est pas une exception, puisque dans ce mot ch est nul.
b) Les consonnes finales b et g, p et c ne se trouvent que dans quelques mots et ne se prononcent pas en général, à Texception du c, qui est le plus souvent sonore.
c) Les consonnes d,tets (z^ oc) sont très fréquentes à la fin des mots où elles ne sonnent pas en général. Il en est de même du n final; quant au m, il est très rare (§ 49).
d) La consonne r, qui est la plus fréquente à la fin des mots, ne sonne pas dans les infinitifs en er et dans le sufiftxe ieTj tandis que partout ailleurs elle se prononce. — Le i final est très fréquent, le f Test moins, mais l'une et l'autre consonne se prononcent en général.
4. En ce qui concerne la prononciation actuelle des conson-^ ues finales, il faut distinguer deux cas, selon que la finale est simple ou combinée.
A. Si le mot est terminé par une consonne, cette consonne ne peut être dans la règle qu'une liquide ou bien une spiranie ou nrnetie forte :
a) La liquide pure r ne se prononçait point dans le vieux fi-ançais, pas plus que du temps de Racine, où Ton faisait rimer fier (adj.) avec foyer. L'usage actuel fait sonner le r final dans beaucoup de mots : patr^ fety hiver j vapeur^ cuiller ou cuillère^ or,pwr; mais r est muet dans tous les polysyllabes terminés par le suffixe ier ou er : poirier ^ boucher ^ ou par la fiexion verbale er : aimer.
b) La finale i, précédée de toute autre voyelle que /, est toujours sonore : s«d, voly morfely excepté dans les deux mots suivants, où elle ne se prononce pas : sotll et ctd (dans rectd la finale / est sonore). Précédée d'un i sonore, la finale /, qui n'est pas très fréquente, se prononce avec le son l pur : /îl, sauf dans quelques mots, comme b(tbUj où elle est mouillée (§ 52) ; elle n'est nulle que dans les mots : baril, chetiil, cotdil, fournil, fusil, gentil, s., gentil, adj., gril, 7iofnbril,ouiil, 2^rsil,sourcil. 'Précédée d'un I servile qui suit une voyelle sonore autre que /, la finale / se prononce avec et a le son mouillé, comme dans travail.
c) Les finales n et m ne se prononcent pas en général, mais elles rendent nasale la voyelle qui précède (§ 49).
d) Les linguales tetsouz (x), sont nulles en général : m^,pàtj faiij fret, net, habit, prurit, mot, soit, but; hélas, bras, a/près, devis,
jadi^^ os^ 8M,s, voix^ roucc^ sauf dans rfot, //s, jix*t, «s, r/s et to?irwgr/s. S final est nul dans les noms propres français : Gunires^ DuciSj GenliSj NmiteSj Paris, excepté Agnès, Arras. Le z final est nul dans riz, où il est étymologique (du latin ort/za) ; — dans tous les mots où il est mis à la place d'un s originaire après e sonore : 7iez, rez; — et dans les terminaisons verbales e^ et iez : chantez, chmiiiez, ainsi que dans le mot assez, où z remplace ts (^). Z ou tz est aussi nul dans les noms propres : le Forez, de Retz.
e) La gutturale c, est ordinairement sonore : bac, frac, beCy piCy froc, bouCy duc, sauf dans : cotigfiac, estomac, tabac, arsenic (quelques-uns cependant font entendre le c), cric (machine), accroc, broc, croc, escroc.
f) La labiale p est rarement finale et toujours nulle : drapy cep, sirop, loup.
g) La labiale f est toujours sonore : bref, net, iî, vit, soify tuf, sauf dans clef, qui s'écrit aussi clé. Le /* a disparu des mots baUli, apprenti, qu'on écrivait autrefois avec un f final nul : baiUif, appretitif.
Comme on Ta vu plus haut, le mot ne peut finir par une consonne douce ; ainsi les consonnes y, v, g, b, ne sont jamais finales dans les mots populaires, sauf g àsLnsjoug, où il est muet; la linguale d fait exception et se présente à la place de la forte t dans un assez grand nombre de mots où elle est toujours muette : nid, chaud, pied, plaid, sauf dans sud.
B. Si le mot est terminé par deux consonnes, la première ne peut être qu'une des liquides r, n, m, et la seconde une forte. Dans le vieux français, les deux consonnes étaient nulles, et l'on prononçait mort, vers, sans faire sonner /• ni la consonne suivante (t, s). Aujourd'hui la prononciation se règle comme suit :
a) La première consonne est r, toujours sonore ; la seconde peut être :
P Une des linguales t et s, qui sont toujours nulles : jmi,. vers, cours, ours, mœurs; dans gars, volontiers, Angers, et quelques autres noms propres, r est nul comme s. La faible d se présente aussi après r, mais ne se prononce pas : lH>rd, sourd; cependant le d de nord se lie dans nord-est et nord-ouest.
2® La gutturale c, qui sonne en général : arc, pire, porcépie, turc j elle n'est nulle que dans marc (poids), 7;orr, clerc ^
(1) C'est pourquoi dans l'ancien français on écrivait non pas entans, ponSy mais enfanz, pont.
excepté dans cette expression proverbiale : Compter de clerc à maître. La faible g est très rare et toujours nulle : bourg, faubourg.
3** La labiale /*, qui ne se présente que dans sert, où elle est toujours sonore, dans cerf, où elle est nulle, et dans nerf, dont la prononciation varie (v. n® 6).
La combiBaison rn se présente dans les noms propres Béarn, Tarn, où n ne se prononce pas.
b) La première consonne est n ou m; n ne se présente que devant c, g, t, d et s, et m seulement devant j> et 6. L'une et l'autre consonne ne se prononcent pas; mais le n (m) n'empêche point la liaison de la consonne finale qui, pai*tout ailleurs, est nulle. Cette dernière consonne peut être : t, d, s, comme dans chant, poivt, rond, sa^is; — c ou ^ : banc, flanc, jonc, tronc, étang, hareng, long, oing, poing, seing, sang; — poMb, seulement dans les mots : camp, champ, plomb, et ses composés aplotnb, surplomb. Il y a quelques mots où la finale se fait entendre, mais dans certains cas seulement, comme sens, cinq, donc, etc., (v. n® 6).
L'orthographe ancienne n'aimait pas l'accumulation des consonnes ; c'est au XVI* siècle que, par une recherclie pédantesque de l'étymologie, on en a chargé l'écriture ; notre orthographe ne s'est pas suffisamment débarrassée de ce qu'a fait en cela le XVI» siècle. Le vieux français écrivait les enfans^ les pons, les saus^ les ners, les eos, les beus, fbœusjy et non pas les enfants, les pontSy les sauts, les nerfs, les coqs, les boeufs; on écrit encore aujourd'hui le gens et non les genls, tous et non touts.
Les finales ne se prononçaient point dans le vieux français, et c'est ce dont témoignent encore les dialectes populaires, ainsi que certains mots composés, tels que ; béjaune (bec-jaune), chégros (chef-gros), chef-d'œuvre^ faubourg (forsbourg), Neuc?iàtel (neuf-châtel), ;nv6rt /pic-vert^, etc. La prononciation actuelle n'est pas toujoui's restée fidèle à ce principe et elle fait soimer les finales, non seulement dans les mots modernes ou étrangers, tels que déficii^ club, cap, blocuBf éther, exil, intérim (v. § 58), mais encore, comme on vient de le voir, dans beaucoup de mots d'origine populaire, où elles étaient nulles autrefois.
5. Il y a des combinaisons irrégulières de consonnes finales, qui sont très rares et se rencontrent surtout dans les mots d'origine savante. Elles se divisent en deux groupes, selon que la seconde consonne est ton s : direct, poids. On doit remarquer que ces doubles consonnes éprouvent en général le même sort, soit qu'elles se prononcent ou ne se fassent point entendre.
à) La dernière consonne estt; elle forme les groupes suivants : dj sonore dans abject^ direct, correct, infect, intellect, cofnpact, contact, intact, tact, strict, nul dans amict, district, exact, dans les mots où il est précédé d'un n : distinct, instinct, succinct, et dans ceux où ect est précédé de p, aspect, circonspect, respect, et suspect; — gt, nul : doigt; — pt^ sonore dans concept, mpt, et nul après m: exempt, prompt, il rompt] — st, sonore dans est, ouesty
136 CO:y90NNB8 FiXALEH § 56 ^
lestf Christ^ le zist et le zesXj Bresi^ et nul dans il est, test on têt; — ft, sonore ; ifidulij malti dans les noms propres français, U ou Id ne sonne pas en général : PetTavU, Arfuttddj Larocliefouçaulty Archanibaîdty RegfiauU^ excepté SouW. La prononciation de vingt et sept varie (v. au n® 6).
6) Les groupes ayant s pour finale sont : es, gs, is, ds, /s, qui ne se prononcent pas : lacs, legs, mets, rets, puits, poids, rettiords, fonds, pouls, fils', — ps, qui est sonore dans ?aps, rrfaps, forcepSj etc., et nul après r ou m, comme dans co)ys, tenipSy j^-intemps ; — bs, qui est muet dans Doubs.
Il faut encore ajouter Ip, h et se, qui sont toujoui's sonores : colp, talCj bîiSOj hrusCj fisOy musc.
6. n est quelques mots dont la prononciation est réglée d'une manière plus particulière pai' le sens ou la position dans la phrase.
a) Les consonnes finales des noms de nombre huit, sept, si^, dix, ci?iq et tieufse prononcent devant une voyelle ou un h muet, ou lorsque ces mots sont employés substantivement ou suivis d'une pause : huit œufs, sept écus, siT, ans, c//?q écoliers, neut hùfnmes. Ils éfniefit huit^ sept^ si'X.^ diT,y cinq^j neut. Le huit de trèfle, le sept dépique, le neut du mois. De Vm-gent à rmq pour refit. Nous étions c/wq en tout. Quatre et siT. font dix.. Partout ailleurs ces consonnes ne se prononcent pas : huit chevaux, sept jours, six tables, cinq livres, ils sont ne^ mille. La finale de dix est encore sonore dans les composés .diiL-sept, diiL-huit. Le t de vingt sonne quand il est suivi d'une voyelle et dans la série de vingt à trefite : vingt ans, vingt-trois,
b) Le s final de sens, tous, plus, ne sonne que devant une vo3'elle : un sms actif, tous animaux, plus étroit. Ou prononce donc : le sen (s) cotnmun, plu (s) de mille, ton (s) leshommes, ton (s) viendront, ils y sont tou{s) (v. Littré, au mot tout).
La finale s des motsplus, jnh, lors, puis, sonne dans les composés : plus-que'ixirfaii, puisque, presque, lorsque.
c) Le c de donc se fait entendre quand ce mot se trouve devant une voyelle ou qu'il conunence ou termine la phrase : Partez donc. Venez donc ici. Je })ense, donc je suis. Partout ailleurs il est nul : Il est donc moH.
d) IjB, finale des mots ba^fnerf, œuf, chef, coq, cil, Clirist, lis, sieur, est nulle dans les expressions et mots composés : bœuf gras, bœuf salé, nerf de bœuf, œuf dur, œuf frais, chef-dUnuvyr., coq (FlndCy sourcil, Antéchrist, Jésus- Christ, fleur de lis, monsieur (pron. mo-sku). Il en est de même de c dans les mots composés
quand une consonne suit : aroboutant, bec-étâne^ béfaune (= becjaune), pivert (= pic-vert). Le c A^échec est sonore : écheo et mat^ des édiecs imprévus, excepté dans^ éT échecs^ jouer aux échecs.
. Le jf des mots bœuf^ nerf, œuf^ est encore nul quand les mots sont employés au pluriel : les bœtifs^ les nerfs, les œufs.
Si Ton cherche le motif de cette règle, on verra que, provenant sans doute du besoin d'éviter l'accumulation des consonnes, elle se fonde sur le plus antique usage de la langue. En effet, dans les cas pareils, c'est-à-dire quand le mot prend «, la vieille langue efface de l'écriture et par conséquent de la prononciation la consonne finale : le coc, U coê.
7. Les consonnes finales reparaissent le plus souvent dans la flexion et la dérivation des mots : ainsi le t de fart se montre de nouveau au féminin farte et dans le dérivé farteresse. C'est donc par la dérivation que nous apprenons à connaître les consonnes finales qui sont muettes pour Toreille.
La consonne finale peut subir divers changements, selon que la terminaison de flexion ou de dérivation est une rai/elle ou une consonne.
à) Si la terminaison commence par une voyelle, la consonne finale conserve en général le son qui lui est propre ; ainsi le rf, de ffrand, qui sonne comme t dans la liaison, reparait avec le son qui lui est propre dans le féminin granàe et les dérivés granàir, grandeur.
V Si jf et c ont le son de ,; ou de «, on maintient ce son devant o^ 0, w, au moyen d'un e servile, placé après le g ou audessous du c sous la forme de la cédille ; c'est ce qui arrive en particulier dans les verbes en gef et cer : il mangea^ nous traçons (douceâtre p. douçâire est une anomalie). En revanche gtij qu, subsistent dans toute la conjugaison, même devant a, o : il navigvuiit, nous fabriquons. Mais, dans les dérivés, gu devient jr, et mi se change le plus souvent en v : navigable, fabricant.
2^ Les liquides w et ? se redoublent en général, particulièrement devant un e ou après un e qui doit rester sonore : bonxxe^ questiomïer, cruelle, il appelle. Les finales t^s et r se redoublent aussi quelquefois : nette, il jette, grasse, ferrer.
Les mots groB, gros, fer dérivent du latin croêêusj ferrum ; ils ne s'écrivent pas avec deui « ou deux r, parce qu'en français le doublement de la consonne ne peut jamais avoir lieu à la An des mots. C'est pour la même raison qu'on écrit il et an, malgré elle et année (§ 56). Mais, en général, les lettres retranchées de cette manière à la fin des mots primitifs reparaissent dans la flexion et dans la dérivation; itar ex. : gra8$e, année, journée, fournée, etc.
3* La consonne finale peut se transformer en une autre consonne. Ainsi c devient sifflant avec la cédille : az-c, arqon, ou chuintant : aro, archer; sac, sachet, ou reste guttural : parc, parquer. Le ç reste guttural dans les dérivés de m/g, se change
l:i« LIAISOX DES MOTS § 1)7
en ch dans cochetj de coq, qui a aussi donné coquet j et en c sifflant dans musicien, de musique. Bourgs fonds^ piedy donnent bourgeois, foncier, piéter.
Assez souvent la consonne finale retourne à sa forme étymologique; ainsi tuf de vtvuA, donne vive, vivcicité; malin de malignus, maligne; poing de pxifgnus, poignée ; cui*ieux *\e curiosus, curieuse; vert de viriàis, verdir, verdure, mais verte^ etc.
b) Lorsque la consonne finale est suivie d'une terminaison de flexion ou de dérivation commençant par une consofine, il en résulte souvent un choc d'articulations que l'on évite de ti'ois manières différentes :
1** Si la terminaison est une consonne nulle, on supprime ordinairement la consonne finale du radical, quand elle n'est pas un r ou un m ; par ex,jej)ars, au lieu de Je? ^x/rts de pciri-ir,
2® Si la tenninaison commence pai' r, on intercale souvent l'une des deux linguales / et rf; par ex. croître (c'est-à-dire croiV- ^re),join'ùrre au lieu de joinre, il fau-d-ra.
3* Si le radical est terminé par un l, cette consonne se change eu u; par ex. je vaux au lieu de rol^' de mlo/r, chevaux de cheval j royavdé de royal.
Le changement de i en u est organique et remonte au XII« siiH:le; le latin aller a d'abord domié altre, puis autres (§ '^f^).
rV. Liaison des mots.
1. Si un mot terminé par une consonne, par ex. gros, est suivi d'un autre mot commençant également par une consonne, comme vdnme, il en résulte dans la liaison un choc de consonnes contraire à l'euphonie française; c'est pourquoi notre langue ne prononce pas en général les consonnes finales et les supprime quelquefois, par ex. le t de cd : ce chêne, et non pas cet chên4f.
Mais lors(iue le mot teiminé par une consonne muette est suivi d'un autre mot commençant par une voyelle^ il en résulte ordinairement un hiatus que Ton évite en faisant la Uamn, c'est-à-dire en liant la consonne finale à la voyelle initiale du mot suivant avec laquelle elle forme alors une syllabe : cet a;/i/ = c^-ta-m/.
Dans la liaison des mots, les consonnes conservent en général le son qui leur est propre, excepté les muettes &ibles g et rf, qui prennent le son des fortes correspondantes : sang (c)
§ 57 LIAISON DES MOTS 13l>
impur j ffrand (t) homnie^ et les spirantes dures s (ou x) et f^ qui se prononcent, au contraire, comme les douces z et v : mes (z) amis^ neuf (v) wis.
C*est à Cfiiise de cette liaison que Torthographe moderne, qui a supprime dans l'intérieur des mots presque toutes les consonnes purement étymologiques, les a le plus souvent conservées quand elles sont finales. Ces consonnes finales, qui sont quelquefois muettes et quelquefois sonores, peuvent s'appeler lettres oisi' ves ou quiescentes^ d'un mot latin qui signifie se reposer, panuî qu'en efTet elles ont l'air de se reposer, d'être absentes quand on ne les prononce pas, et de se réveiller, d'agir quaj^d on les prononce. — La liaison des mots multiplie ces homonymes accidentelsj comme fut-il ou futile, qui rendent la langue parlée si ditrérente de la langue écrite.
2. Pour la liaison des mots, on doit observer les deux règles générales suivantes :
a) Cette liaison ne doit se faire que quand les deux mots sont tellement unis par le sens, qu'on ne peut faire aucune pause entre eux ; dans cet arbre^ par exemple, on lie le /, parce que les deux mots sont intimement liés par le sens ; mais la liaison n'a pas lieu dans le chat écoutait^ parce qu'il y a une pause légère entre cliat et écoutait.
b) Au pluriel, la liaison se fait avec la terminaison s : des draps anglais, des cahiers en ordre, des fusils à aiguille, des soldats intrépides; quelques-uns font la liaison du s, lors même qu'il n'y a pas d'hiatus, le premier mot étant terminé par une consonne sonore : les morts et les blessés, des désois arides, des chefs armés (§ 43). Mais les mots composés ne lient jamais le s du plmîel : des morts aux rats, des vers à soie, des arcs-en-ciel^ des chars à bancs, des coqs en pàte^ des crocs-en-jambe, des fils à plotnb^ des guets-apeyis, etc.
On ne fait jamais la liaison avec ofize, oiuite^ oui et les autres mots indiqués plus haut (§ 51) : Il est | onze heui-es, il a deux
I onzièffies dans cette affaire, tous vos | oui ne me persuadent pas, dire le grand | owt, sur les une heure, tous les | yachts sont en mer. Il en est de même du verbe ouïr : Un juge doit
I ouïr les deux parties, et de la conjonction et dans : Il est deux heures | et demie, et autres phrases de ce genre.