PRONONCIATION DES MOTS ÉTRANGEHS
tion française, ils finissent par prendre la prononciation des mots purement français, telle qu'elle est réglée par les principes que nous venons d'exposer. Ainsi; par exemple, le mot anglais wagon s'est d'abord prononcé m<tgon, mais avec l'accent tonique sur la dernière syllabe ; aujourd'hui ce mot se prononce complètement à la française , c'est-à-dire mgon , et c'est ainsi qu'on l'écrit ordinairemeut, malgré l'Académie, qui continue à écrire tragon.
Voici les remarques les plus essentielles sur la prononciation des mots modernes empruntés aux langues étrangères ainsi qu'aux langues anciennes et que l'usage n'a pas encore complètement francisés.
Le fi a le son français dans les mots tirés du latin : rébus; il en est de même de quelques mots empruntés à l'anglais : club, puffj turf^ ou aux langues slaves : uhlan, ukase (^) ; mais u sonne comme ou dans quaker ou quakre^ quartz, guavo.
Dans les mots anglais oo sonne comme ou : grootn^ sloop ou doupj scliaoner; ee et ea comme i : speech , spleen^ yankee^ steamer; a comme e dans aie, lady^ square. Toast se prononce et s'écrit aussi toste; keepsake se prononce kipsec. Le e de la finale er se prononce quelquefois à la française : clipper ou klipper, spencer, tender^ mais souvent aussi avec le son mi-muet : steamer, comme en allemand : kreutzer.
Dans les mots étrangers, n ou m terminant la syllabe conserve en général le son qui lui est propre et ne rend pas nasale la voyelle qui précède : amen^^ hymen, pollen, lichen, spécimen, itefn, décetnvir, décemvirat, intérim, etc.; dans ce cas, um sonne comme orne : cmnpendium, factiim, opium, peyisum, rhodium, rhum, triumvir, etc. Sont exceptés : 1® les mots où un a le son de la nasale on : junte, lunch (louche), punch, nuncupatif, Sund, etc., et quelques mots où um se prononce de même : lumbago, rumb, umble, Humboldt et autres noms propres étrangers ; a^* les mots du langage scientifique, où efi sonne comme in : endécagone, ensiforme, rhododeiidron; 3** les mots Adam, quidam, agenda, exameyi, dans lesquels am ou en est voyelle nasale. Le m de hem est sonore.
In est voyelle nasale dans in-folio, in-quaHo, mhis le n sonne au contraire dans in-globo, in-octavo.
Le l mouillé se rend par gli dans les mots italiens : imbroglio, de Broglie; par U dans les mots espagnols : llama ou glama.
(1) II y a élition et liaison avec le moiukoBe: Vukase^ les ukaseSt cet ukase, mais pas avec uhtan : te uhlan, les uhlans, ce uhlan.