PRONONCIATION DES MOT« ETRANGERS
abhney de fond en comble^ la neige fond au soleil; mais : un fond I inépuimble^ un tisserand \ habile, grand \ et généreux, fécond \ en ressources. — Après r, le d final ne se lie jamais : le nord I et le midi, sourd \ et muet, bord \ escarj}^. Cependant le d de il perd se lie comme un t dans le discours soutenu et dans la récitation des vers seulement : // jmd un tetnps 2>f*écieux; il se lie toujours dans la forme interrogative : perd^ih
d) Le c final de taba<: se lie toujours : du tabao ù priser; il ne se lie pas dans estomac, ainsi que dans broc, croc, excepté dans les locutions : manger de la xnande de broc en bouche, croo-enjambe. Après n, le c final se lie presque toujours : franc étourdi, du Uunc au noir.
e) Le g final ne se lie Tavec le son du c) que dans la plupart des mots où il est précédé d'un n : sang élevé, sang humain, suer sang et eau, long ennui; mais : le p(nng | ouvoi, un étang
I ovale, un sang \ illustre. Quelques-uns lient le g de bourg au singulier : un bourg (c) étendu.
f) hep final se lie : il e^ trojp heureux, il a beaucmip appris, un cep et son exhalas; mais : le loii^ a été tué, ce dra]} \ est cher, coï/p I inattendu. Le p de champ et de camp ne se lie jamais.
g) Le b de liwnb, qui est le seul mot où cette consonne soit finale, ne se lie jamais.
h) Le f de neuf (nom de nombre) se lie avec le son du v : neuf ans.
5. Lorsqu'un mot est terminé par deux consonnes, dont la première n'est pas une liquide, la liaison se fait en général avec la dernière : il est instruit, sept hxymmes. — Si la dernière consonne est s, la liaison ne se fait qu'au pluriel; ainsi : un met^ \ exquis, un corps \ ensanglanté ; et : des mets extjuis, des cm'ps ensanglantés. Le s de fils se lie, même au singulier ; tin fils unique. Dans les mots aspect, resjied, etc., la liaison se fait avec le c et le t reste nul : respect humain. Il en est de même des mots où et. est précédé de n : instinct admirable. Au pluriel, la liaison se fait avec s : des aspects odieux. La liaison n'a jamais lieu dansiY rompt, il corrofnjyt et il interrmnpt, excepté toutefois à la forme interrogative. Ainsi : la corde rompt \ à Vinstant, la corde se rompt'dle?
Aiiicle IV. — Prononciation des mots étrangers.
Le français possède beaucoup de mots tirés des langues étrangères et dont l'introduction est de date récente. Ces mots conservent un certain temps leur prononciation originelle plus ou moins pure; mais, soumis dès l'abord aux lois de l'accentua-