‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 94 sur 409 · DU NOX EK GÉNÉRAL § G · texte numérisé non relu

DU NOX EK GÉNÉRAL § G

et le nom des étoiles, stellœ pour tterulœ (le sanscrit staras de stri^ répandre), celles qui répandent, qui sièment la lumière » (^). A ces exemples et à ceux qu'on trouvera dans le chapitre précédent nous ajouterons encore les suivants : le père, c'est celui qui nourrit^ qui protège (sanscrit pô/, la femme, celle qui allaite (s. dhâ), le filSy celui qui est allaité^ l'enfant y celui qui ne parle pas (latin in, non, et fari, parler), le médecin, celui qui 9oigne (latin mederi), le manant, celui qui demeure (l.manerej, le 6œii/', celui qui crie (sanscrit gujy e crapaud, celui qui rampe (y. fï*. craper, du v. h. ail. krifanj, le dromadaire, Icelui qui court, le coureur (s. dramj, la grue, celle qui crie (s. gar^, Vair, ce qui souffle (s. txîy, la flamme, ce qui drûte (s. bhrây, briller, brftier), le lierre, propr. plante qui Rattache (1. hendere), la monnaie, ce qui auerftl(l.monere/, la nef, ce qui coule (s. wu^ la tuile, ce qui couvre (1. légère, couvrir), le «erre, ce qui fait voir (1. videre) etc.

3. En grammaire, tous les êtres créés sont rangés en deux classes : les personnes et les choses. H y a ainsi des notrn de personnes^ comme ntère^ meunier, domestique,, soldat, Jean,, et des natns de choses^ comme sdeily charrue,, poussière.

Les noms de choses comprennent aussi les noms de plantes, comme chêne, lierre,, rose.

Les noms d'animaux foiment une espèce intermédiaire entre les noms de personnes et les noms de choses : quelques-uns, comme les noms d^ànimaux domestiques, chien, potde, mulet, sont assimilés aux substantifs qui désignent les personnes, mais tous les autres appartiennent à la classe des noms de choses.

I^ distinction entre les personnes et les choses est de la plus haute importance en grammaire, par exemple pour la théorie du genre ; mais c'est surtout pour l'étude des pronoms, et spécialement des pronoms interrogatifs et des pronoms indéfinis que cette distinction est essentielle. Comparez : qni (quelle personne) cherche9-tuf et : que (quelle chose) cherches-tu f — je cherche quelqu'un, et : je cherche quelque chose ; — je ne cherche perionne, et : je ne cherche rien ; — j'ai besoin de loi (d'une personne), el : j'en (d'une chose) ai besoin ; — je pense à lui, et : j*j pense.

4. H y a deux choses à considérer dans les noms : la compréhension de l'idée et Vàe^idue de la signification.

Le nombre plus ou moins grand d'individus ou d'objets compris dans la signification d'un terme s'appelle extetision ou étendue; le nombre plus ou moins grand d'attributs caractéristiques que comprend une idée générale s'appelle compréhefision. Ainsi l'étendue de l'idée générale A'homme, ce sont tous les êtres auxquels ce nom s'applique ; sa compréhension, ce sont les qualités qui constituent essentiellement l'espèce humaine, comme d'être organisé d'une certaine manière et d'être doué d'une âme sensible, active et raisonnable. — La compréhension d'un mot est en mison inverse dé son étendue, et réciproquement. Ainsi le mot cheval a plus de compréhension

(1) Max MtiIIer, Souveîles leço»t^, 1, 78 et siilv.

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