AVERTISSEMENT
Une préface n’est réellement utile que lorsqu’on l’écrit après avoir terminé l’ouvrage, et quelle peut ainsi en résumer le sens et l’intention. C’est pourquoi la préface de la Grammaire comparée des langues classiques ne sera donnée qu’avec la dernière partie. J’y expliquerai comment la part que j’ai prise à la traduction de la Grammaire comparée de Bopp, par mon savant ami M. Bréal, m’a fait songer à mettre entre les mains des lettrés français non initiés aux études de ce genre, un livre plus élémentaire, n’embrassant que les langues familières à notre public, et le sanscrit qui en est le centre de comparaison obligé. Je me suis proposé un triple but :
donner une base à la fois rationnelle et historique à la grammaire du grec et du latin ; esquisser l’origine étymologique des idiomes dont le français est principalement issu; et