‹ Grammaire comparée des langues classiquesChapitre 36 sur 100 · Quelques exceptions où les choses se passent comme en · texte numérisé non relu

Quelques exceptions où les choses se passent comme en

ensuite parce que l’élision atteint aussi la syllabe finale suivie d’un m. Cette chute témoigne d’une prononciation où m avait perdu son caractère de consonne pour se réduire, comme notre n final, à une simple nasalisation de la voyelle. Cette nasalisation elle-même se bornait à fort peu de chose dans la prononciation vulgaire, car le m final est indifféremment écrit ou passé dans l’inscription du tombeau des Scipions’.

Le latin ne fait pas d’élision proprement dite entre les membres de ses composés : proinde , præesse, comilium, cooplare.

Mais souvent il y opère des contractions. Ainsi dans deesse , deinde, proinde , la prosodie compte presque toujours ee , ei, oi pour une seule syllabe longue. La contraction est opérée, même pour l’orthographe, dans prætor pour * præ-itor, cuncli pour conjurtcti, debere , præbere, pour * dehibere, præhibere , etc.

grec, par exemple dans Virgile, eclog. III, 79; VI, 44, ne sont qu’une imitation du grec qui n’eut pas de suite, sans doute parce qu’elle était contraire au génie de la langue latine.

1 . Notons cependant, que dans Ennius, cette élision n’a pas toujours lieu :

lnsigneita fere tum milia militum octo. t

On en trouve aussi des exemples dans Plaute. Voy. Corssen,

Ausspr II, 197.

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