Quelques exceptions où les choses se passent comme en
ensuite parce que l’élision atteint aussi la syllabe finale suivie d’un m. Cette chute témoigne d’une prononciation où m avait perdu son caractère de consonne pour se réduire, comme notre n final, à une simple nasalisation de la voyelle. Cette nasalisation elle-même se bornait à fort peu de chose dans la prononciation vulgaire, car le m final est indifféremment écrit ou passé dans l’inscription du tombeau des Scipions’.
Le latin ne fait pas d’élision proprement dite entre les membres de ses composés : proinde , præesse, comilium, cooplare.
Mais souvent il y opère des contractions. Ainsi dans deesse , deinde, proinde , la prosodie compte presque toujours ee , ei, oi pour une seule syllabe longue. La contraction est opérée, même pour l’orthographe, dans prætor pour * præ-itor, cuncli pour conjurtcti, debere , præbere, pour * dehibere, præhibere , etc.
grec, par exemple dans Virgile, eclog. III, 79; VI, 44, ne sont qu’une imitation du grec qui n’eut pas de suite, sans doute parce qu’elle était contraire au génie de la langue latine.
1 . Notons cependant, que dans Ennius, cette élision n’a pas toujours lieu :
lnsigneita fere tum milia militum octo. t
On en trouve aussi des exemples dans Plaute. Voy. Corssen,
Ausspr II, 197.