Nachtriige, p
3. On peut même citer un exemple de ce changement en grec, si l’on admet le rapport de Xdunoc (hérissé) avec îsctî; (velu, rude).
En quelques occasions l’affaiblissem nt de d a lieu en r et non en l. Le cas était fréquent dans le latin archaïque : arvorsum , arfuise (sc. de Bacch.) pour advorsum , adfuisse. La langue classique n’en a conservé que peu de traces : meridies pour *medid/es ; arcessere pour *adcessere ; arbiter pour *adù/(er, de l’ancien latin bitere (aller) ; arguere pour *adguere (crier contre) sscr. gu (crier) *.
§ 113. — DH. Sauf l’euphonie, l’aspirée dh est primitive en sanscrit, et le grec la traduit fidèlement par son 0. Ex. : dadhânii^-z'&r^', madhu (miel) = p.é6u (boisson enivrante).
Le sanscrit l’affaiblit quelquefois en h, par exemple dans hit a, pour le védique dhita et le régulier * dilata = 0£to'î (positus); dans la flexion de l’impératif en hi : pàhi (protège!), pour dhi, védique çrudhi — xXùOi (écoute!). La han (tuer) est pour *dhan, comme le montrent son dérivé dhana dans nï-dhana (mort), et le grec 0£iva>, Gava-ro;.
Quelquefois un déplacement d’aspiration a pu change! 1 le dh sanscrit en d, par exemple dans duhitar (fille). La comparaison du grec Guy^v/ip fait soupçonner ici une métathèse de l’aspirée et un primitif *dhugitar. C’est aussi cette forme qui, conformément à la loi de Grimm (§ 130) a produit le gothique dauhtav et le haut-allemand tochler. On trouve même en sanscrit un dh probablement adouci en d, sans qu’on puisse invoquer un déplacement d’aspiration, dans
1. Cette élégante étymologie est due à M. Meunier, Revue critique , IV, 8k.
dvâr (porte), que le grec 6üpa, le latin fores et le germanique door, thur, font supposer avoir été primitivement *dhvàr. La f serait dhmr (lædere), auquel correspond le latin forare
Le 6 grec ne provient plus d’un d/i, mais d’un gh, dans Ôepjxo; (chaleur), qui correspond au sanscrit gharma ; et il permute avec un <p dans ÔYÎp (bête féroce), colique <pvfp, cp. lat. fera.
§§ 114-117. — labiales; leurs permutations en