‹ Grammaire comparée des langues classiquesChapitre 76 sur 100 · On trouve fréquemment dans les manuscrits et dans les · texte numérisé non relu

On trouve fréquemment dans les manuscrits et dans les

et au grec ey iç (serpent) ; dans angor, comparé au grec a yoç. Mais ici c’est le grec qui a perdu la nasale, car le verbe ayyw et le sanscrit âhas (souffrance) sont conformes au latin. Ces rapprochements prouvent que la présence ou l’absence des formes nasalisées doivent peu arrêter les rapprochements étymologiques.

Quant aux finales, le m et le n latins reproduisent assez fidèlement l’état du sanscrit: equum == açvam; nomen — nâman. Au contraire le sscr. saplan, muvan , devient en latin septem , novern. Peut-être s’agitil là de suffixes différents.

§ 148. — Nous avons admis comme possible, en sanscrit et en grec (§§ 1 42, 145), une permutation de nasale en liquide. La même possibilité se retrouve en latin pour alias , comparé, comme le grec <xXk%, au sscr. anja. Mais en certains cas elle est incontestable, par exemple dans pulmo , comparé au grec TCveup.c<>v ; dans lympha comparé à vuppn ; dans grorna (jalon d’arpenteur), comparé à ■pwa.wv (gnomon) '.

§ 149. — En latin comme en grec, le «médial tombe souvent devant s. Ex. : prægnas pour prægnans ; quolies pour quotiens ; quinquies pour quinquiens (monum. ancyr.); quadragesimus pour quadra-

inscriptions thensaurus pour thésaurus. Voy. le Dictionnaire de Freund, h. v°.

1 . Cette tendance a continué dans les langues néolatines. L’italien veleno vient de venenum , et le français orphelin se rattache à orphanus. On trouve aussi la tendance contraire, et la liquide changée en nasale, dans l’italien malineonia, de mclancholia ; dans le provençal Anfos pour Alfonso, et dans le français niveau = lat. libella.

CONSONNES CONTTNUES.

gensimus (ibid - ) ; rnoslellaria de momtnun 1 . Le suffixe vaut des participes passés sanscrits, devenu en grec gevr, a passé à la forme latine ôso par l’intermédiaire de *vonlo, onso. Les inscriptions’ ont conservé formonsus , qui est devenu formôsus. De même le suffixe ensis des adjectifs désignant les habitants d’un lieu apparaît déjà, dans les inscriptions et dans les cas exceptionnels’, sous la forme esis , avec laquelle il est entré dans les langues néolatines : Narbonensis, Narbonesis ital. Narbonese et français Narbonnois .

La chute de ni (par élision ?) se fait remarquer dans les composés comme coire == cu/n-ire ; circuitus — circum-ilus. Elle est attestée par la comparaison des langues à la fin de la première personne de l’indicatif présent singulier des verbes. Le sanscrit a conservé partout le mi caractéristique de cette personne ; le grec seulement dans les verbes en jm ; le latin dans sum, inquam ; les langues germaniques dans l’ancien haut-allemand pim (sum), nhall. b in.

Les inscriptions latines archaïques, notamment celle du tombeau des Scipions, suppriment souvent le m final des noms. Cette chute, ainsi que l’élision du même ni, et la chute du n final dans sermo, homo , J polio , cp. ’Airo W ui>v, témoignent d’une prononciation faible et assourdie, dans le genre de l’anusvâra et de notre n final.

Page 1