Voy. Corsseo, Beitr., p. 468 sqq
qu'on retrouve dans le dialecte védique. Ex. : ïdai, pour le védique liai (j'invoque), cp. lÀaojjuxi (rendre propice); y/mrd, védique mrl (égayer) \
§ 111. — Sauf les exemples exceptionnels où nous l'avons vu provenir d'un y, le 8 grec est primitif. 11 se change en Ç, comme nous le verrons plus loin, notamment pour représenter le groupe dj, la semivoyelle j n'existant pas en grec. Ex. Zeu; = djàus; 2£ou.ai pour *<reSjou.at, y/ sid, sedere,
M. Corssen* pense qu'il peut arriver que, sous l'influence d'une nasale précédente, S s'aspire en 8; et il cite Çovôo; (jaune), qui serait pour *<ncavo\>ç, d'une y 7 *skand qu'on retrouve avec chute du s initial dans le lat. candere et dans le sanscrit kandra (lune) ; de même evÔa (de là) serait pour *evSa.
§ 112. — Au contraire du sanscrit où le / primitif se durcit quelquefois en d cérébral, le d latin 1 s'est en plusieurs mots affaibli en /. Ex. : olere, olfacere , cp. odor; levir (frère du mari), sscr. daiuar, gr. oVrfp; iacruma, gr. £axpu, en sanscrit, avec chute du d initial, açru, de^dâç, cp. gr. Saxvw (mordre, la larme étant désignée comme le liquide mordant); les noms propres dérivés en idius ou itîus, Hostîdius = Hostilius; Ulysses = 'Oouffceuç.
1 . Voyez sur ce point la note première de Rosen sur le premier hymne du Rig-véda.