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On trouve fréquemment dans les manuscrits et dans les

158 GRAMMAIPE COMPAREE. [§ 1 49]

et au grec eyt; (serpent); dans angor, comparé au grec a^o;. Mais ici c'est le grec qui a perdu la nasale, car le verbe ayxw e * I e sanscrit âhas (souffrance) sont conformes au latin. Ces rapprochements prouvent que la présence ou l'absence des formes nasalisées doivent peu arrêter les rapprochements étymologiques.

Quant aux finales, le m et le n latins reproduisent assez fidèlement l'état du sanscrit: equum = açvam; nornen = nâman. Au contraire le sscr. saplan, navan, devient en latin septem 7 nouent. Peut-être s'agitil là de suffixes différents.

§ 148. — Nous avons admis comme possible, en sanscrit et en grec (§§ 1 U%, 145), une permutation de nasale en liquide. La même possibilité se retrouve en latin pour alius, comparé, comme le grec atoo;, au sscr. anja. Mais en certains cas elle est incontestable, par exemple dans pulmo, comparé au grec iTveuawv ; dans lympha comparé à vuuupiq ; dans groma (jalon d'arpenteur), comparé à yvwpt.wv (gnomoi ) l .

§ 1 49. — En latin comme en grec, le n médial tombe souvent devant s. Ex. : prœgnas pour prœgnans ; quolies pour quo tiens ; quinquies pour qiiinquiens (monum. ancyr.); quadragesimus pour quadra-

inscriptions thensaurus pour thésaurus. Voy. le Dictionnaire de Freund, h. v°.

i. Cette tendance a continué dans les langues néolatines. L'italien veleno vient de venenum, et le français orphelin se rattache à orphanus. On trouve aussi la tendance contraire, et la liquide changée en nasale, dans l'italien malinconia , de mclancholia ; dans le provençal Anfos pour Alfonso, et dans le français niveau = lat. libella.

[S 149] coFrsoirwEs continues. 159

gensimus (ibid.) ; mostellaria de monstrurn*. Le suffixe vant des participes passés sanscrits, devenu en grec fevT, a passé à la forme latine ôso par l'intermédiaire de*vonto J onso. Les inscriptions* ont conservé formonsusj qui est devenu formôsus. De même le suffixe ensis des adjectifs désignant les habitants d'un lieu apparaît déjà, dans les inscriptions et dans les cas exceptionnels 8 , sous la forme esis, avec laquelle il est entré dans les langues néolatines : Narôonensis, Narbonesis *, ital. Narbonese et français Narbonnois.

La chute de m (par élision ?) se fait remarquer dans les composés comme coire = cum-ire ; circuitus = circum-itus. Elle est attestée par la comparaison des langues à la fin de la première personne de l'indicatif présent singulier des verbes. Le sanscrit a conservé partout le mi caractéristique de cette personne ; le grec seulement dans les verbes en [m ; le latin dans sum, incjuam ; les langues germaniques dans l'ancien haut-allemand pim (sum), nhall. bin.

Les inscriptions latines archaïques, notamment celle du tombeau des Scipions, suppriment souvent le m final des noms. Cette chute, ainsi que l'élision du même m, et la chute du n final dans sermo, homo, Jpol/o, cp. 'AiroXXwv, témoignent d'une prononciation faible et assourdie, dans le genre de l'anusvâra et de notre n final.

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