‹ Grammaire comparée des langues indo-européennesChapitre 2 sur 51 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

pliquer cette irrégularité, qui peut étonner le lecteur, il faut se reporter à la première édition. Dans le premier fascicule, qui finissait avec la formation des cas, le slave ne figure pas encore au nombre des idioues étudiés par l'auteur. Pendant l'intervalle qui sépara la première livraison de la seconde, M. Bopp, pour combler cette lacune, dépouilla les ouvrages de Dobrowsky et de Kopitar!, et, pour faire entrer les langues slaves en ligne avec le reste de la famille, il prit le parti de leur consacrer un chapitre spécial en tête du deuxième fascicule. Bien que, dans la seconde édition, le slave soit mis, dès le début de l’ouvrage, en regard des autres idiomes, M. Bopp n'a point supprimé les paragraphes qu'il avait autrefois composés. Ïl a craint, sans doute, de déranger l'ordonnance de son livre. Mais il a senti, en outre, que ce morceau avait son unité et présentait un intérêt à part.

En effet, nous y voyons de la manière la plus claire quelles différences existent entre les théories suggérées par l'étude particulière d’un idiome et les enseignements que fournit la grammaire comparative. Bopp tire de Dobrowsky sa connaissance de l’esclavon; il lui emprunte tous ses exemples. Mais il est en désaccord avec lui dès qu'il s'agit de les expliquer. Les désinences casuelles ont l'air de n'être pas les mêmes chez les deux écrivains, et il arrive souvent que Bopp conclut à l'absence de toute ter-

* Dobrowsky, /nstitutiones linguæ slavicæ veteris dialecti (Vienne, 1829). Kopitar, Glagolita Clozianus (Vienne, 1836). Bopp consulta, en outre, un certain nombre de livres se rapportant aux dialectes modernes. Pour la seconde édition de son ouvrage, il revit toute la partie slave d'après l°s traveux de Miklosich.

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